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Vous êtes ici > Accueil > Accueil indiens > Indiens d'aujourd'hui, les Tarahumaras
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| Les Tarahumaras | ||
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Indiens du nord du Mexique localisés dans les montagnes de la sierra Madre et appartenant à la famille linguistique uto-aztèque. Leur vie économique repose sur l'agriculture, tandis que leur vie sociale est caractérisée par une grande mobilité. Le groupe communautaire le plus important se rassemble dans la rancheria de quinze à vingt maisons composée de familles vivant en communauté. D'autres, établis dans des endroits désolés et inaccessibles, ont conservé ainsi leur genre de vie traditionnel. Ils utilisent un hallucinogène, le peyotl, au cours de séances de chamanisme.
Voici un article dont je n'ai malheureusement pas retrouver la source ni l'auteur : Dans un coin perdu de la Sierra Madre, au fond de gorges désolées, vivent les derniers représentants des Indiens Tarahumaras. Ils n'ont pas connu d'autre organisation sociale que celle d'un communisme agraire très ancien. Culture du maïs, artisanat et, surtout, priorité à la quête du bonheur. Mais le mode de vie des Tarahumaras, est aujourd'hui en péril. Les tambours résonnent contre les parois des canyons les plus
profonds d'Amérique du Nord, El Barrancas del Cobre, et depuis
les presque 1 900 mètres de fond de ces gorges désolées,
la supplique des Indiens Tarahumaras monte vers le ciel. C'est la semaine
sainte, la fête des semailles, et il n'a pas plu une goutte depuis
octobre. La mer de Cortes n'est pourtant qu'à trois cents kilomètres
de ce coin perdu de la Sierra Madre, à l'ouest de Chihuahua. Mais
les déforestations, aussi intempestives qu'illégales, ont
aggravé la sécheresse. Cette année, à peine
10 % des champs de maïs pourront être ensemencés. Dès
lors, c'en sera fini de l'autarcie de ce peuple de 50 000 âmes qui
n'a jamais connu d'autre organisation sociale que celle d'un communisme
agraire très ancien où n'existent ni propriété
privée ni pouvoir centralisé. Chaque village procède
certes à l'élection d'un gouverneur, mais il est révocable
à tout instant et, gestion collégiale oblige, toutes les
décisions sont prises en conseil. Les Tarahumaras, peuple d'agriculteurs,
vivent du maïs et d'un artisanat sommaire. Le peu d'argent ainsi
récolté contribue essentiellement à l'achat de tissus
destinés à confectionner des vêtements traditionnels
portés au quotidien. Si le travail occupe une place restreinte
dans cette société amérindienne, c'est essentiellement
en raison du temps que chaque être humain doit, selon eux, consacrer
à la quête du bonheur : Dieu, en effet, n'a pas créé
les hommes pour être esclaves et malheureux. Jouer, se réjouir
sont donc autant de devoirs envers le Créateur dont chacun doit
s'acquitter.
Mais à l'instar de l'immense majorité des cultures indigènes
de la planète, le mode de vie Tarahumara - à chacun selon
ses besoins - jusqu'ici protégé par des canyons labyrinthiques
et des sommets qui culminent à 2 600 mètres, est remis en
cause par le modèle occidental.
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