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| Les Zapatistes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Mouvement, groupe de paysans indigènes appartenant aux ethnies tzotzil, tzeltal, tojolabale, chol et lacandon qui se soulève, en 1994, sous les ordres d'un petit groupe militaire, dirigé par le sous commandant Marcos.L'insurrection contre le gouvernement du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) débute le 1er janvier 1994, dans l'État mexicain du Chiapas. Le choix de cette date est symbolique : elle correspond à l'entrée en vigueur de l'Accord de libre échange nord-américain (Alena), ratifié deux ans auparavant. Les revendications qui sont à l'origine de cette rébellion sont nombreuses : protestation face à la situation d'extrême pauvreté des indigènes et des paysans de tout le pays, revendication du droit de propriété sur les terres arrachées aux communautés indigènes, nécessité d'une plus juste répartition des richesses, participation des différentes ethnies à l'organisation de leur État et à l'organisation de la nation dans le respect des différences ethniques et culturelles qui la composent. L'État du Chiapas est l'un des États mexicains qui possède les plus grandes ressources naturelles (pétrole, bois, mines et terres fertiles pour l'agriculture). Malgré cela, il détient le record d'inégalités car son organisation est encore fondée sur les anciennes structures sociopolitiques d'autoritarisme et de latifundisme (Système d'exploitation agricole basé sur la grande propriété terrienne).À l'occupation de quelques agglomérations par l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN, Ejército Zapatista de Liberación Nacional) de Marcos, le PRI répond par l'envoi de troupes fédérales dans les villes occupées. Des affrontements ont lieu entre l'armée gouvernementale et les indigènes et paysans dans les principales villes de l'État comme San Cristobal de las Casas et Ocosingo. Ce climat de violence oblige le gouvernement mexicain à dépêcher, en qualité de médiateurs, l'ancien maire de la capitale, Manuel Camacho Solis, et l'évêque de San Cristobal, Samuel Ruiz, qui négocient une issue pacifique au conflit en échange de concessions, au premier rang desquelles figure la destitution du candidat du PRI, membre du gouvernement de l'État. L'Église du Chiapas a soutenu le dialogue et s'est maintenue au côté des indigènes et des paysans en luttant pour leurs droits les plus élémentaires. Malgré la trêve obtenue, un climat d'hostilité persiste encore aujourd'hui dans toute cette zone.Le 19 janvier 1996, le gouvernement et la guérilla parviennent à un premier accord : l'introduction dans la Constitution de la reconnaissance de l'autonomie indigène. Quelques mois plus tard, l'EZLN abandonne sa structure paramilitaire pour se transformer en groupe politique afin de participer à une plus grande démocratisation du pays. Mais le massacre à Acteal de 45 zapatistes perpétré par des indigènes avec la complicité de paramilitaires proches du PRI provoqua un regain de tension que n'apaisa pas la volonté du gouvernement d'isoler politiquement le mouvement zapatiste qui du subir en juin 1998 une offensive des forces armées. Si vous souhaitez plus d'infos aller faire un tour sur le site : http://www.zapata.com/
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