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Récit du voyage au Mexique

Le récit que vous lirez sur cette page s'est déroulé sur une période de 14 jours et 15 nuits en février 1995. Il est moins détaillé que celui sur les états-Unis car contrairement à ce dernier, Marc et moi n'avons pas tenu de " carnet de route " au jour le jour. Je le fais donc de mémoire. Notre projet, dès le départ est d'éviter les zones "trop denses en touristes" (les régions du Yucatan et de Cancun, Mexico, Monte Alban, Acapulco etc.) ainsi que la région du Chiapas déconseillée à l'époque et peu sûre pour les touristes en raison de la guerre civile qui oppose les indiens au gouvernement.

Premier soir

Comme d'habitude nous jurons que la prochaine traversée de l'Atlantique s'effectuera en bateau (nous avons tous les deux peur en avion et c'est à chaque fois une épreuve). Promesse qui s'avèrera en l'air puisque nous irons aux états-Unis, sept ans plus tard, pas fiers, en avion. Nous ne connaissons pas un mot d'espagnol. Ce qui, vous le verrez nous jouera quelques tours. Nous avons seulement appris trois mots durant le vol : oui, non, combien. Nous arrivons vers 20 heures à Mexico. Il fait nuit. On ouvre le guide " au pif " et nous désignons au chauffeur de taxi l'adresse d'un hôtel dans notre budget. Nous nous rendrons compte bien après notre retour à Paris que l'hôtel est situé en plein centre au Zocalo. Ayant un budget serré, nous ferons plusieurs fois les trajets de nuit, en autobus, le réseau de ces derniers étant très bien organisé et peu onéreux, ou en train. Cela nous fera économiser une nuit d'hôtel mais surtout du temps (14 jours ça file vite).

Mexico

Premier jour

Agréablement perdu dans cette mégapole (on n'a pas trop envie d'ouvrir le guide), on déambule toute la journée dans les environs de l'hôtel et, comme le prouve nos petites siestes dans les parcs, nous sommes déjà dans l'énergie locale (beaucoup de " siesteurs " dans les parcs). Vers 18 heures, après un des meilleurs jus de fruit frais jamais dégusté, nous prenons le bus en direction de Chihuahua. 2000 kilomètres d'un coup vers le Nord. 24 heures de bus quasi non stop. Assez génial malgré la fatigue et les courbatures. Nous ne verrons aucun touriste durant tout notre trajet ! Nous voyageons avec les " locaux ". Environ toutes les deux heures, le bus fait un arrêt. Des marchants ambulants vendent leurs tapas et autres plats locaux. Délicieux. On apprendra vite une autre phrase dont dépendra la survie de notre estomac : " sin pimente " (sans piment). Délicieux aussi, cette douce nonchalance dégagée par ce pays et ses habitants, qui va nous imprégner tout au long de notre périple. Dans le métro et dans les bus, il n'y a pas d'uniforme. Une musique gaie et entraînante est toujours de mise (même dans le métro). Malgré l'interdiction de fumer dans les bus, si vous avez une tête qui revient au chauffeur et à condition de lui demander gentiment, vous pourrez aller en griller une petite avec lui, à l'avant.

Chihuahua

Deuxième et troisième jours

(Voir le trajet parcouru ?) Nous arrivons à Chihuahua en fin d'après midi. Située à 1400 mètres d'altitude, Chihuahua est encerclée par des montagnes et aux portes du désert. Un hôtel nous fera du bien (24 heures de bus ça use). Après une bonne nuit de sommeil et une bonne douche, nous arpentons, sans réel but, cette ville. Nous assistons à un défilé local. A priori les écoles. Nous décidons de prendre le bus pour Creel des demain matin (nous souhaitons aller en plein coeur de la Sierra madre occidentale).

Creel

Quatrième jour

(Voir le trajet parcouru ?) Après quelques kilomètres, pause pipi à la Juanta. La ville ressemble à une ville de chercheurs d'or. Il n'y a que des "coyotes". Nous n'osons pas sortir du car. Je ne donne pas cher de notre peau dans ce trou à rats. Nous arrivons à Creel, au bout de 250 kilomètres, en plein cœur de la Sierra madre, en milieu de journée. Une voie ferrée ainsi qu'une rue principale. Voilà c'est Creel. Nous trouvons un dortoir genre baba cool pour poser nos bagages et nous allons visiter le musée Tarahumaras qui nous laisse entrapercevoir ce peuple fier et insoumis. Nous rencontrons le soir, lors du dîner un couple de jeunes touristes américains avec qui nous sympathisons le temps d'une bière. Coup de bol pour nous (pas pour les Mexicains), le peso est dévalué de 50%. En fait c'est une catastrophe pour le pays. Pour nous ça double notre pouvoir d'achat. Le peso à l'achat passe de 2 francs à 1 !!!
Une petite précision qui a son importance. Nous avions pris l'habitude, là bas, de nous présenter en plaisantant en disant :"no gringo". Les Mexicains appellent les américains des gringos. Je ne sais pas pourquoi ni ce que cela veut réellement dire mais ce que j'ai constaté c'est que les américains en général, ne sont pas les bienvenus au Mexique. Il y a plusieurs raisons à cela. L'une d'elles, c'est que pour les américains, le Mexique c'est leur Riviera. Ils viennent donc en masse et ont un pouvoir d'achat élevé. De là, découle un sentiment de la part des américains qu'ils sont chez eux. Ne respectant pas vraiment le pays qui les accueille et, par manque de pudeur, étalant leur richesse dans un pays somme toute assez pauvre, ils ont fini par se faire cordialement détester. Une autre de ces raisons, c'est que les accords commerciaux conclus entre les deux pays ont fini par asservir le Mexique aux états-Unis (sans parler de l'annexion du Texas il y a quelques années).

Tarahumaras

Cinquième jour

Suite à la rencontre avec un paysan disposant d'un vieux Bedford, celui-ci nous ayant proposé contre une somme modique de faire le taxi, nous partons faire un tour dans les environs. On se ballade pendant deux ou trois heures sur des sentiers chaotiques. La région (Barrancas del Cobres) est faite de canyons boisés. Marc et moi ressentons des lieux une profonde énergie.

Barrancas del Cobres

Sixième jour

(Voir le trajet parcouru ?) Nous partirons pour Divisadero après le déjeuner. Notre espagnol ne s'est guère amélioré (disons qu'on a fait de sensibles progrès). Cela va nous valoir une belle confusion avec une dame d'un certain âge. Il s'agit de la serveuse de la cantine où nous mangeons. Pendant tout le repas nous lui demandons :"Quanto la quarta ?" (Combien pour la chambre ?). Nous nous renseignons sur le prix des chambres pour voir s'il y a une différence de prix d'une pension à l'autre. Elle rigole à moitié, par moments elle est confuse mais ne nous répond jamais. Nous ne comprenons pas pourquoi. Nous finissons par laisser tomber. En sortant, nous nous apercevons qu'il n'y a pas de chambres à louer..... Un peu honteux de cette confusion nous filons prendre le train (El pacifico) pour Divisadero. On arrive vers 15 heures. Divisadero, c'est un quai de gare en pleine montagne et deux hôtels situés à environ 1 kilomètre l'un de l'autre . Sauvage... Il tombe un crachin et notre petite ballade dans ces canyons est fraîche. Nous sommes tout de même immédiatement saisis par la beauté sauvage de ces lieux. Nous entendrons d'ailleurs tout l'après-midi des tambours provenant du lointain. C'est très impressionnant et nous sommes pensifs à l'idée qu'il se passe quelques cérémonies desquelles nous ne percevrons jamais que certains sons. Nous prenons une chambre dans l'hôtel qui a une vue plongeante sur le canyon et décidons d'un peu de "luxe". L'autre est situé, de façon inexplicable juste au dessus des habitations Tarahumaras. De l'hôtel, il suffit de descendre un escalier d'environ 500 mètres et vous êtes chez eux !!! Par pudeur et par savoir-vivre, nous n'irons pas. Nous dînerons copieusement au resto de l'hôtel, habité semble t-il que par des personnes âgées. Nous goûtons pour la première fois le Mezcal. Aie caramba !!! Nous décidons de descendre demain matin au fond du canyon (8 heures aller-retour) et demandons à être réveillé tôt.

Notre hôtel à Divisadero

Septième jour

Après une très mauvaise nuit et peu de sommeil pour Marc et moi, nous ne sommes pas frais pour descendre dans le canyon (serait-ce les lieux habités ?). Nous annulerons notre projet et ne descendrons pas trop bas. Nous nous baladons et recroisons les mêmes gens qu'hier. Cela a un côté "Twin Peaks". Après le déjeuner nous décidons de prendre le train pour Los Mochis. Il y a un train toutes les douze heures et il y en a un dans un quart d'heure. Suite à un quiproquo (merci notre Espagnol) nous laisserons filer le bon train en croyant qu'il ne s'agit pas du nôtre et que le bon arrive tout de suite derrière. Le bon arrivera douze heures plus tard. C'est à dire à deux heures du mat... Nous tirerons à pile ou face pour savoir si nous allons à Los Mochis ou Batopilas. Le sort a décidé que nous irions à Los Mochis...

Eglise de Batopilas

Huitième jour

(Voir le trajet parcouru ?) Après un trajet de nuit épique et fortement local (aucun touriste la nuit dans les trains), nous arrivons à Los Mochis vers 6 heures du matin. N'ayant pas vraiment dormi depuis deux nuits, nous apprécions notre omelette du petit déjeuner dans le boui-boui de la gare comme s'il s'agissait d'un 4 étoiles. Fatigués mais heureux nous errons dans Los Mochis. Vers 14 heures et après avoir goûté quelques cocktails, c'est passablement émêchés que nous prenons le bus pour San Blas. Comme d'habitude, nous sommes les seuls touristes et le trajet en bus est fort agréable. Les mexicains sont vraiment des gens chaleureux et accueillants. En début de soirée, pause dîner à Tepic. En sortant du bus, le choc. La chemise colle immédiatement à la peau. Il y a énormément de plantes vertes et les moustiques sont énormes. Nous sommes passés d'un climat sec à un climat sub tropical. Nous sommes aux portes de la jungle. Après un dîner local excellent, (on ne sait pas toujours très bien ce qu'on mange car notre espagnol est toujours assez rudimentaire) nous reprenons le bus. Arrivés à San Blas, nous sommes tout de suite sous le charme de cette petite ville. Nous dormirons dans la pension "la casa familia" tenue par une famille. En fait nous habitons chez eux et logeons dans un petit bâtiment annexe. Le soir, nous ferrons notre lessive à côté de la table où ils dînent, en plein air.

Entrée du village de San Blas

Neuvième, dixième et onzième jour

(Voir le trajet parcouru ?) Pris par le charme et la douceur de vivre (pour les touristes en tout cas) de cette ville nous nous posons enfin trois jours d'affilé. Nous louons des vélos et allons à l'ancien fort. Oubliez les trucs anti-moustiques du genre citronnelle dont l'efficacité est de zéro. A moins d'un scaphandre, il n'y a rien d'efficace. Les "Mosquitos" sont d'une extrême voracité et vous empalent même à travers plusieurs vêtements !!!

L'ancien fort
Rue de San blas Le soir, nous jouons aux échecs avec un Mexicain sur la place centrale sous le chant de centaines de "cacatoès" multicolores et sympathisons avec quelques touristes de passage. Notamment avec Jean. Un américain qui suite à son divorce a tout plaqué et s'est acheté un voilier. Cela fait un an qu'il vogue. Un jeune Français est à bord avec lui le temps d'une escale. Nous dînons un soir sur son bateau en leur compagnie et nous nous prenons à rêver d'un voyage de plusieurs mois.... Un après midi, nous montons à bord d'une barque conduite par deux gamins afin d'aller voir la jungle de plus près. Nous ne pensions pas y voir des crocodiles (nous n'avions pas encore réalisé que nous étions vraiment dans la jungle). Quelle frayeur lorsqu'un crocodile qui était sur la berge s'est engagé sous notre frêle embarcation alors qu'au même moment un "gros" bateau est passé en sens inverse et a fait dangereusement vaciller notre barque........ Là on commençait à se prendre pour Nicolas Hulot....... Une belle flippe

Nous croiserons aussi des indiens Huichol. Très impressionants et adeptes du Peyolt.

Indien Huichol

Douzième jour

(Voir le trajet parcouru ?) Après nous être difficilement arraché de San Blas nous arrivons à Guadalajara en milieu d'après midi. Nous allons sur un des marchés acheter quelques tapis et autres souvenirs puis en fin d'après midi nous dégusterons aux sons des mariachis un apéro sur une terrasse.

Détail Teotihuacan

Treizième jour

(Voir le trajet parcouru ?) Nous partons de bonne heure pour Mexico. Nous souhaitons quand même voir un site archéologique avant de repartir et nous allons, tôt le matin, à Teotihuacan qui se trouve non loin de Mexico. Nous visitons ce fabuleux site toute la journée. Pyramides du Soleil, de la Lune, l'allée des morts etc.

Pyramide de la lunePyramide du Soleil

Une petite sieste bien agréable à l'ombre des murs. Du "poyo" (poulet) qui, tellement nous avions faim cet après midi, nous est apparu comme une chose extraordinaire. Le soir, de retour à Mexico, nous allons admirer la vue depuis la tour Latino Américaine (ci-dessous).

Admirez la pollution sur la Tour Latino Américaine

Quatorzième et dernier jour

Retour sur Paris plein de belles choses en tête.....