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Récit de voyage Californie juin 2010

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Californie juin 2010

Je viens de passer deux semaines à Los Angeles pour le boulot. Ce qui est bien, c'est Los Angeles, ce qui est moins bien, c'est le boulot... Mais on ne peut pas tout avoir ! De plus, j'avais tiré l'un de mes fils d'une torpeur adolescente qui l'aurait conduit à buller pendant tout ce temps si je ne l'avais trainé avec moi.

Je m'étais toutefois débrouillé pour me libérer les ouikandes. Le boulot, c'est bien, mais il faut ce qu'il faut...

Deux semaines, ça fait trois ouikandes (rappelez vous les cours de CM2 : les ficelles et les piquets pour faire une barrière ;o))

PREMIER OUIKANDE Samedi 19 juin 2010

Le premier ouikande compte pour du beurre : on a commencé par prendre l'aéroplane à Roissy dans la matinée du samedi. Autant dire que le ouikande était déjà pas mal entamé. ça nous a tout de même conduits à LAX en milieu d'après midi, décalage horaire aidant.

Petite anecdote de voyage : pour faciliter la vie de ses PNC, la compagnie a opté pour un « open bar » pendant le vol : chacun se rend au Galley pour prendre la boisson de son choix, cela évite aux PNC d'incessants aller/retour pour abreuver le bétail. De nature prévoyante, j'avais pris une canette de boisson pétillante que je conservais pour un peu plus tard dans le vol, mais qui, arrivés à destination n'avait point encore été consommée. Je me couvre de honte en confessant que, cette canette, je ne l'ai pas laissée dans l'avion, mais je l'ai mise dans mon sac... (De toute façon, il y a fort à parier qu'elle serait passée à la poubelle...).

On descend de l'avion, et on passe le contrôle de passeports sans problèmes, puis après avoir récupéré nos bagages, nous arrivons à la douane, où le douanier s'enquiert de ce que nous pourrions avoir à déclarer. Bref moment d'hésitation, pour faire mine de réfléchir, et le douanier continue : « No Food, no drinks ? » A que ben si, alors, avec mon plus bel accent oxfordien : « Nothing, just a can of Coke ».

Alors, là, je vous le conseille. Si vous avez vu l'excellent film « Docteur Jeckill and Mr Hyde » vous pouvez avoir une idée de la tête du douanier qui de l'état placide où il était s'est mû en tête de pitbull héroïnomane : « What ? COKE ? »

Il y eut un moment de flottement dans l'assistance... Jusqu'à ce que j'ai complété : « yes, Coke, heu, coca cola... » Ce qui fut suffisant pour calmer le brave homme qui nous laissa partir sans autre commentaire.

à la sortie de l'aéroport, fier de l'expérience d'un précédent voyage à Los Angeles, j'ai pu faire le fier devant mon fils en trouvant tout de suite l'une de ces aimables navettes qui vous conduisent où vous voulez dans la ville. Même si c'est ma boite qui paye mes frais, il n'en est pas de même pour mon fils. Donc le maître mot était tout de même ECONOMIES.

Ces navettes, de couleur bleu foncé passent régulièrement devant toutes les sorties des terminaux de LAX et vous conduisent, moyennant $35 dans l'hôtel de votre choix. Et, lorsque j'écris ces lignes un doute me vient : j'ai payé $35 pour nous deux. Est-ce un tarif par personne ou par destination ?

Tout cela nous a conduits dans notre hôtel situé à West Hollywood vers 4 ou 5 heures de l'après midi. Et là ... INTERDICTION ABSOLUE de se coucher. Même s'il est deux heures du matin à Paris, et que l'horloge biologique appelle au sommeil. Et bien on va se balader afin de se mettre illico à l'heure du pays.

Ballade + restau, on s'est couchés vers 21 heures. Ce qui fait tout de même 6 heures du mat' à Paris, donc 24 heures debout sans sommeil.

Dimanche 20 juin 2010

Surprise : le réveil, en pleine forme à 3 heures du mat' Et pour cause : il est midi à Paris. Ca tombe bien, j'ai apporté un peu de travail et je me retrouve dans le seul endroit éclairé de l'hôtel : la cuisine, avec mon PC en train de préparer des dossiers qui partiront par internet. C'est beau le progrès !

Vers 8 heures, réveil du petit (15 ans tout de même), et comme tout le monde est en forme, début de notre programme : départ pour Universal Studios. C'est la suite du dépaysement.

La ballade vaut le coup d'être menée. Comme on n'est pas prêts d'y retourner, j'ai pris le « FAST PASS » : passe file qui permet de ne pas faire la queue aux attractions. C'est efficace. Encore que c'était le jour de la fête des pères et qu'il n'y avait pas foule. Mais cela évite une perte de temps. Entrée + Fast pass : on dépasse tout de même les $100 par tête... En famille nombreuse, il faut peut-être y réfléchir avant...

Dimanche soir, dodo car lundi boulot.

Il n'y a aucun intérêt à vous raconter ce que j'ai fait toute la semaine, alors on va directement se rendre au vendredi midi :

SECOND OUIKANDE Vendredi 25 juin 2010

Le programme du ouikande est d'aller voir les lumières de Las Vegas

J'ai honteusement organisé mon emploi du temps professionnel pour me libérer ce vendredi après midi. Donc, peu après midi le loueur de véhicule vient me chercher afin de m'éviter la galère des transports en commun. J'ai loué chez Hertz. D'accord ce ne sont peut-être pas les moins cher de la place, mais ils m'apportent plein de miles chez FlyingBlue, et encore plus si je paye avec mon AMEX. Ils ont plein d'agences en ville, alors que les autres loueurs se concentrent autour de l'aéroport, et, si on le leur demande gentiment, ils viennent vous chercher là où vous êtes.

Pendant que je m'occupe de la voiture, mon fils est parti au supermarché du coin pour acheter des sandwiches et de quoi boire. Je le récupère au supermarché, et « A nous le Grand Ouest ».

Je précise tout ça pour vous dire qu'on quitte Los Angeles sur les coups de 13h30/14 heures grand maximum. Cela aura son importance plus tard...

C'est vrai que les routes sont longues aux U.S. Et qu'on n'y roule pas forcément très vite. Surtout en cas d'embouteillages récurrents le vendredi après midi à la sortie des grandes villes.

Dans la série Ceinture et Bretelles, j'avais loué un GPS avec la voiture, et emporté mon propre GPS. Sauf que le mien est un GPS « avion » qui ne dispose pas de database routière, mais dans lequel j'avais rentré certains points de passage obligés (pour moi) car les GPS voiture vous font souvent passer par des itinéraires qui leur sont propres, et qui peuvent ne pas correspondre à vos choix personnels, surtout s'il s'agit de trouver un point paumé.

Plutôt que de prendre tout de suite l'autoroute au coin de Westwood village, il nous semble plus drôle de prendre Santa Monica boulevard au coin de Wilshire et de suivre la Route 66 vers l'Est. Quelques jours avant, à Santa Monica, nous avons vu sur la jetée le dernier panneau : « Fin de la Route 66 » et pour cause, après, c'est l'océan... Nous prendrons donc la Route 66 à contresens, vers l'est, le plus longtemps possible.

C'est facile la navigation aux USA : c'est toujours tout droit. Alors on suit le Santa Monica Boulevard longtemps, longtemps, mais en prenant toujours « en face » afin de ne pas se perdre. Jusqu'à ce qu'en face, il y ait un mur et pas de route... A ce moment, il n'y a plus de choix, on suit le GPS qui nous remet sur l'autoroute. De toute façon on n'aurait pas eu le temps de faire toute la route par les chemins de travers. J'en ai eu confirmation lors du vol retour : Il a fallu une heure de vol, pratiquement arrivés à notre altitude de croisière (36000ft) pour passer travers Las Vegas... Alors en voiture avec les embouteillages et des petites routes...

Mon premier choix était de quitter la I15 après Barstow pour passer par Newberry Springs. Joli port de pêche diraient certains. Mais que peut-on bien venir faire dans un coin aussi paumé ?

La réponse est simple : rien. Car il n'y a rien à faire : C'est une route du désert entre Vegas et nulle part, un endroit bien meilleur que tous ceux que tu connais, y'a une machine a café qui a besoin d'être réparée, c'est juste un petit café après le tournant... (Traduction très approximative des lyrics de « I'm calling you » qui illustre merveilleusement le fabuleux film « Bagdad café ». Voir https://www.youtube.com/watch?v=VdvbgW3YOVM et encore http://www.paroles­musique.com/paroles-Bagdad_Cafe-Im_Calling_You-lyrics,p23990).

En fait, l'ambiance est identique à l'idée que l'on s'en fait lorsque l'on re-visionne ce fameux film. Un désert de solitude à coté de la freeway, juste au bord de la Route 66 où plus personne ne passe. A l'intérieur on s'attend à voir CCH Pounder derrière le comptoir pour servir à boire, mais si la patronne actuelle n'est pas noire, elle à tout de même un bébé dans les bras, et elle sert aussi de la Bud.

Il fait chaud, il n'y a pas de clim, mais il fait bon. La bière est fraiche, juste ce qu'il faut, et dans l'arrière salle, il y a une foultitude de souvenir des touristes qui sont venus en pèlerinage dans ce Bagdad Café qui reste absolument identique à ce qu'il était lors du tournage du film.

Acheté deux casquettes « historiques » et reprise de la Route 66 en léger retour sur nos pas vers Barstow pour trouver une route secondaire plein Nord qui nous mènera sur la I15

De retour sur la I15, je tenais absolument à faire un autre détour par un coin qui ferait la joie de tous les joueurs de scrabble : Zzyzx. Compter une heure et quart de route tout de même. Alors Zzyzx, c'est encore plus stupide : non seulement il n'y a rien a voir, mais en plus, il n'y a rien à boire !

En fait, c'est juste un illuminé qui a créé de toutes pièces le lieu au cours de la première moitié du siècle dernier. Son idée était d'avoir le dernier nom classé alphabétiquement dans le dictionnaire. Il y avait ouvert un hôtel, Certains diront un repère pour secte, quoi qu'il en soit, il n'y a plus d'hôtel, et les lieux sont maintenant occupés par un centre de recherches sur le désert de l'université de Californie.

Bref, une route cahoteuse et souvent difficilement praticable pour le seul plaisir de pouvoir se dire : « J'y étais ».

Pendant que nous étions ainsi au fond du désert, splendide coucher de soleil sur le désert. La route est longue, très longue... (160 kms soit deux heures) et l'hôtel nous attend à Vegas.

Cela me donne l'opportunité d'une petite vengeance familiale : cette année mon fils nous a rapporté des notes en anglais nettement en dessous de nos espérances, alors, je ne fais ni une ni deux : je lui passe mon téléphone portable et lui dis de prendre le roadbook dans lequel j'ai agrafé toutes nos réservations d'hôtels : « Il faut appeler l'hôtel maintenant, car la chambre n'est maintenue réservée que jusqu'à 18 heures, et il est 19 heures 30, alors si on ne veut pas dormir dehors, il faut les appeler pour les prévenir. »

Alors, là, déception : il a même réussi à se faire comprendre. Comme quoi les notes données par certains profs d'anglais...

Arrivée à Vegas tard dans la soirée. Un bon 21 heures. L'hôtel nous avait gardé la chambre ! Après avoir pris possession de notre domaine, ballade sur Fremond Street, et ses casinos, puis, comme il devient tard pour trouver un restau, arrêt au McDo et gros dodo.

Au bilan de l'après midi : un départ de Los Angeles (Westwood) en début de soirée et une arrivée à Végas en début de nuit avec juste un arrêt « pipi-bière » au Bagdad Café (30 minutes max) et un détour par Zzyzx (environ autant). Les routes sont vraiment bien longues...

300 miles soit 490 kilomètres et un temps de trajet estimé à 6 heures... Mais la I15 réserve des paysages magnifiques entre Barstow et Vegas lorsqu'elle longe la Mojave Preserve.

Rien que ça vaudrait le détour...

Ah ! le petit déj des hôtels. Pourtant nous ne sommes que dans l'un des Best Western du coin, mais le petit déj vous cale pour la journée, à condition toutefois de supporter les scramble eggs, le bacon et les saucisses, les gaufres et toutes les salades de fruits proposés.

Journée pleine d'intérêt mais sans rien de précis à raconter : on s'est payé les hôtels du « strip ». On a commencé par le Venetian. Très bien le Venetian, car ils ont un parking immense (12 ou 13 étages de parkings) mais l'important, c'est qu'il est gratuit. Les autres parkings probablement aussi, mais celui-ci c'est certain.

Donc, à se suivre : Le Venetian et ses gondoles, suivi par le Palazzio, puis sortie obligée dans la rue (étouffant et époustouflant) puis entrée dans Treasure Island de l'autre coté de la rue, A suivre le Caesar Palace, et le Belaggio avec ses fameuses fontaines. Le spectacle des jets d'eau est indispensable à voir, et il faut savoir que le spectacle change à chaque séance (toutes les demie heure) donc on peut rester des heures, si on trouve un coin à l'ombre.

Traversée de la route puis « le Paris - Las Vegas », et retour au Venetian pour reprendre la voiture.

Tout ça nous a bien pris 5 heures... et je ne détaille pas le nombre de coups à boire qu'il a fallu prendre pour tenir le choc.

Et là, enfin, rejoindre la piscine de notre hôtel pour un relax si ce n'est bien mérité, du moins très attendu.

Pour dîner le soir, le GPS de la voiture m'a indiqué à la rubrique STEACK HOUSE un restau nommé OUTBACK où l'on a mangé d'excellente grillades pour $60 à deux. Mais trouver de la viande tendre et saignante n'a pas été si courant durant ce séjour. En fait OUTBACK est un peu l'équivalent US de nos Buffalo Grills, sauf que là bas, c'est couleur locale ! Cette chaine comprend des restaurants un peu partout.

Un dernier aller/retour sur le Strip en voiture (il est préférable de ne pas être pressé) et au lit .

Dimanche 27 juin 2010 (on n'a pas été privés de désert)

Je ne vais pas vous re raconter le petit déj', c'est le même.

Après une ultime tête piquée dans la piscine de l'hôtel, reprise de la I15 vers le sud cette fois jusqu'à l'entrée du Mojave National Park

Un arrêt à PRIMM, « charmante » bourgade sur la I15 à 70 kms au sud de Vegas. C'est un peu le « Las Vegas du pauvre » avec un scenic railway et des manèges pour enfants et aussi des casinos. Google maps indique aussi un Fashion outlet, mais je n'ai pas essayé. Et aussi des casinos. Je ne les ai pas essayés non plus...

Mon fils est furieux : après ce passage dans tous ces casinos, je n'ai toujours rien joué : pas même un simple dollar dans une machine à sous. Et lui, il est trop jeune pour accéder !

En fait, hier, lorsque dans un casino, on s'est arrêtés pour boire un coup, j'étais décidé à jouer un petit quelque chose. On m'avait conseillé la roulette plutôt que la machine à sous. Moi, je n'y connais rien. On m'avait dit : tu joue une couleur, ou pair/impair tu verras ça marche. Et devant nous, une table de roulette, avec retransmission sur écran vidéo du résultat. Dans ma tête, je me dis : « si j'avais joué, j'aurais joué NOIR et IMPAIR ». Le numéro qui sort est... le 16 rouge ! Mais le plus drôle est que je suis natif du 16, et qu'en toute logique, j'aurais pu penser à jouer mon jour de naissance !

Donc, après deux voyages à Végas (l'an passé avec ma fille) je n'ai toujours pas joué « one single buck ».

Notre arrêt à PRIMM était très prosaïquement destiné à faire du pétrole car le reste de la journée était plutôt désertique. Une surprise à la pompe : aucune de mes cartes de crédit (AMEX et Mastercard) n'est acceptée dans la pompe automatique. Je me rends à la caisse, où l'on m'indique que les cartes de crédit étrangères ne sont pas acceptées aux pompes automatiques, mais que si je paye à l'avance, ça fonctionne (bonjour la confiance !). Je mets donc $30 de pétrole dans la voiture, ce qui assure pratiquement le plein. J'ai parfois rencontré ce type de problème dans d'autres stations, parfois cela a fonctionné sans inquiétude. Va savoir pourquoi...

Quelques kilomètres après PRIMM (10 plus précisément car à 80 kms sud de Vegas – sortie 286 sur la I15) on a quitté l'Interstate sur Nipton Road en direction de Kelso. C'est l'entrée Nord-Est du Mojave National Park.

Et là on commence à avoir une idée de ce qu'est le désert : Rien et splendide. Majestueux, même. Et c'est comme ça pendant 60 kilomètres pour arriver à Kelso. La route est bonne. Pas toujours très large, mais largement suffisante. Comme on ne roule pas très vite pour admirer le paysage, on se fait doubler par un énorme camion pressé...

Kelso, c'est une ancienne gare de chemin de fer sur « la » ligne de chemin de fer qui passe. Les trains modernes n'ont plus besoin de s'arrêter, et la gare a été transformée en coffee shop et en ranger station.

Les rangers sont si heureuses (et oui, c'était des « female rangers ») de nous voir qu'elles nous proposent le visionnage (salle climatisée) d'un excellent documentaire sur le désert. Pour les gens pressés, dont nous faisons partie, cela permet d'avoir une vue du désert sans s'y arrêter. Le documentaire est en anglais, non sous-titré, mais assez compréhensible aux oreille françaises et attentives...

Les visiteurs vertueux prendront le temps de se promener dans le désert, d'aller voir les dunes... nous, la route nous attend.

Tout juste le temps d'avaler un hot dog au coffee shop (tenu par des « male rangers ») et nous reprenons la route.

Idée de parisien : puisque nous avons vu le « Bagdad Café » Vendredi soir, il faut aller voir la ville de Bagdad. D'ailleurs, elle est marquée dans Google Earth (et Maps), Elle figure dans la database du GPS de la voiture, et j'ai entré les coordonnées dans mon GPS perso...

Donc après la sortie du parc nous reprenons la route 66 direction ouest jusqu'à Bagdad que nous devrions trouver quelques miles après la bourgade d'Amboy.

Enfin, navigation serrée jusqu'à ce que les deux GPS soient d'accord entre eux, et avec la carte routière, et que tout cela soit en accord avec la topologie des lieux... Mais rien, car de Bagdad, il ne reste rien. Mais quand je dis « rien », c'est rien. Le désert. Et pas une voiture sur cette Route 66, ni dans un sens, ni dans l'autre. Le silence.

Enfin, le silence est cassé par le passage d'un train. Le train est passé. Je n'ai pas osé compter le nombre de wagons, faute de moutons, j'aurais pu m'endormir avant la fin car ce train est étonnamment long, et parfois les containers sont empilés par deux sur les wagons.

Demi tour pour retourner sur nos pas vers Amboy où nous reprenons plein sud vers les villes de Twentynine palms, puis de Joshua Tree, entrée du Joshua Tree National Park.

Une maison de rangers se trouve à Joshua Tree (ville) avec un coffee shop attenant. On a de la chance : ils ferment à 4 heures, et il est moins le quart. Le petit déj' de Vegas pour copieux qu'il fût est loin et nous apprécions une part de quiche. En face de la maison des rangers, le « Coyote Corners », sorte de « Vieux Campeur » local où on trouve tout ce qu'il faut pour les randonneurs étourdis. Nous en profitons pour acheter deux couteaux de poche qui nous manquent depuis le début du séjour. Bravo : ce sont des OPINEL ! La marque commerciale est différente, mais il est bien précisé fabriqué par OPINEL – France. Cocorico !

Après quelques miles, barrage sur la route, et on est aimablement priés par un Ranger de verser notre obole pour l'entretien du parc. Ce n'est pas énorme : quelques bucks (dollars), mais quand on ne s'y attend pas...C'était gratuit à Mojave et payant ici... Va comprendre.

Le Ranger nous indique que la traversée du parc prend au minimum deux heures...Et nous avons constaté qu'il a bien raison.

Le parc est lui aussi une splendeur. Mais il faut préalablement mettre le son du GPS sur « off » car celui-ci répète toutes les minutes : « Dès que possible, faites un demi tour autorisé » car son itinéraire favori n'a rien à voir avec celui que nous avons décidé et qui traverse le parc.

Comment décrire un coucher de soleil à un aveugle ? La problématique est la même pour décrire l'immensité des paysages. A un moment, mon GPS (avion) m'indiquait bêtement la direction qu'il aurait fallu prendre en avion pour rejoindre notre prochain point de passage (Ville d'Indio), sauf, que dans cette direction, il y avait une montagne impressionnante, et que celle-ci se poursuivait pratiquement à perte de vue sur la droite de cette vallée dans laquelle nous nous aventurions. Il était tout de même 16 ou 17 heures, ce qui nous laissait de la marge, avec suffisamment de carburant et d'eau avec nous. Inutile de dire que nous n'avons ni croisé ni doublé beaucoup d'autres voitures sur cette route qui a effectivement contourné cette chaine de montagnes.

Après deux heures d'enchantements visuels, sans encore le temps de s'arrêter nulle part, nous sortons du parc et reprenons l'Interstate 10 un peu avant la ville d' Indio, et retour vers Los Angeles.

Au passage nous « admirons » d'immenses champs d'éoliennes : il y en a de toutes les tailles, de toutes les formes, c'est assez surprenant. D'autant plus que mon fils à fini l'année par un exposé sur les éoliennes. Ses photos arriveront trop tard...

Au bilan de la journée : un départ de Las Vegas en milieu de matinée et une arrivée à Los Angeles en début de soirée avec juste quelques trop rares et trop courts arrêts... 440 miles soit 700 kilomètres et un temps de route estimé à 9 heures... plus les arrêts. Mais ces deux parcs réservent des paysages magnifiques et différents l'un de l'autre. Vite restau, douche, et dodo car demain, boulot... Coté restau, je voulais aller au célèbre « pink's restaurant » sur La Brea au coin de Melrose. Malheureusement l'attente nous a rebutés et nous avons dû aller ailleurs !

TROISIEME (et dernier) OUIKANDE

Il n'y a pas plus d'intérêt à vous raconter la seconde semaine que la première, alors zappons directement au vendredi midi, avec le même scénario concernant la location de la voiture.

Pour ce dernier voyage, comme il est impossible de se dire « GO WEST » lorsqu'on est à Los Angeles (ou bien on n'ira pas bien loin en voiture), nous avions décidé de partir plein nord.

Au programme : Mammoth Lakes, Bodie et retour sur Santa Barbara où nous passerons la dernière nuit avant l'avion lundi après midi.

Vendredi 2 juillet 2010

Vendredi après midi, nous reprenons une voiture comme la semaine dernière. Mais si la voiture semble mieux que la précédente, la mauvaise surprise est qu'elle ne dispose pas de « cruise control ». Nous serons donc privés du plaisir de la programmation de la vitesse de la voiture et devrons conserver le pied sur l'accélérateur. Nous ne le savons pas encore, mais nous allons parcourir 2000 kilomètres dans le week end, et cela aurait été autant agréable qu'utile.

Rapide passage à l'hôtel pour récupérer tout notre barda et départ

Ce que nous n'avions pas anticipé, c'est que la route pour Mammoth, c'est à peu prés exactement l'équivalent de la route « retour » de Las Vegas, soit 490 kms (305 miles) pour une durée de plus de cinq heures théoriques.

On ne peut pas dire non plus que la route soit exaltante. En tout cas, pas au départ. Mais ça s'arrange par la suite.

Par contre, la conduite automobile reste toujours aussi calme. Le seul reproche que l'on puisse leur faire c'est de rouler souvent à gauche. Enfin, petite précision, on roule à droite aux U.S., mais très souvent on constate que certains l'entendent différemment : ils s'installent confortablement sur la voie de gauche et ne se rabattront à droite qu'après moult réclamations des autres utilisateurs de la route.

Au fil des miles le paysage change. Nous sommes sur la Route 395 dans la partie Nord du désert de Mojave. Nous passons par la ville de Mojave où nous essayons de voir ce terrain d'aviation sur lequel sont entreposés des dizaines d'avions de ligne, parfois neufs, qui attendent qu'une hypothétique compagnie aérienne ait besoin d'eux. Mais rien à voir !

Mon GPS avion est allumé et il indique l'altitude. Certes une altitude théorique calculée pour une pression 1013,2 Hpa par rapport au niveau moyen des océans, mais en la matière la théorie est largement suffisante pour notre besoin.

Au fil des longues côtes et courtes descentes, suivies par d'autres longues côtes et courtes descentes, l'altitude indiquée passe de 3000 ft à 4000 ft, puis 5000, 6000, 7000 et 8000 ft. A la grosse, on divise par trois et on à l'altitude en mètres. Nos esprits européens ont du mal à imaginer une autoroute 4 voies cheminant à pas loin de 2500 mètres d'altitude.

Le paysage devient aussi grandiose : Les chaines de montagnes qui nous dominent doivent culminer à 20 000 ft voir plus ? De plus le coucher de soleil leur donne des teintes incroyables dans toute la gamme des pastels possible.

Arrivée à Mammoth à la nuit. On a l'habitude d'arriver à la nuit. L'hôtel Motel 6 est suffisant à notre bonheur. Deux queen beds et salle de bains, avec une piscine ! C'est certes moins classieux que le Best Western mais largement suffisant. Une pizza en ville et hop au lit.

Samedi 3 juillet 2010

Mauvaise surprise au réveil : il n'y a pas de petit déj dans les Motel 6. (sauf paraît-il dans certains ? mais je n'ai pas vu). On part donc le ventre creux pour la visite de Bodie.

En route, on trouvera bien au bord de la route un « café » pour le breakfast... On en a trouvé un seul sur le bord de la highway 395. Pas glorieux, mais suffisant : fried eggs & bacon.

Là encore notre GPS nous fait des misères : il y a deux itinéraires possibles pour rejoindre Bodie : soit en longeant le lac Mono puis en prenant une piste « plein nord » vers Bodie, soit en restant sur la 395 et en prenant la CA 270, route bitumée (au début) qui doit à son statut de route bitumée la priorité de choix de notre GPS.

Par ailleurs, je ne me suis pas battu avec le GPS car les conditions d'assurance de la voiture excluent l'usage sur des routes non carrossables... méfiance donc avec les pistes.

A l'arrivée sur Bodie après 20 kilomètres de route parfois non revêtue nous tombons sur un embouteillage... au poste d'entrée ou chacun est prié de verser son écot. La taxe n'est pas par voiture, mais par passager !

La visite de la ville est à la fois intéressante et décevante. Il faut savoir que près de 10 000 personnes habitaient ici aux belles années. Zéro habitant aujourd'hui.

La majorité des maisons a été détruite par des incendies ou quelques pillages. Toutefois son statut de « Parc Historique » contribue à la conservation du patrimoine existant.

Ce qui est dommage c'est que pratiquement toutes les maisons encore debout sont fermées, et l'on ne peut que deviner l'aménagement en regardant au travers des fenêtres, et les carreaux sont sales !

La seule maison ouverte, c'est le musée qui fait aussi gift shop. Pas un coup à boire, rien.

On peut légitimement se demander comment 10 000 personnes ont pu vivre dans un coin aussi inhospitalier. Une photo dans le musée montre l'entrée du saloon (certes seul endroit fréquentable), mais on ne se rend compte qu'au second coup d'œil que les personnages sont avec des pelles sur le toit du saloon qu'ils viennent de déneiger, et que le niveau de la neige est tout juste en dessous du niveau du premier étage. Soit une hauteur de 3 mètres de neige

Le guide nous indique également qu'en hiver les vents peuvent avoir des vitesses incroyables.

L'ensemble de ces conditions météorologiques à conduit les habitants à quitter les lieux lorsque la mine d'or a fermé ses portes. Ensuite les maisons ont dû affronter ces hivers rigoureux sans entretien, et faire face à quelques pillages et quelques incendies...

Espérons que son statut d'Historic Parc permettre à Bodie de s'embellir un peu : Une suggestion qui pourrait leur être faite serait de rouvrir le Saloon afin qu'on puisse se restaurer un peu, à la mode de l'époque, naturellement !

A l'entrée de la route CA270 un panneau indique qu'aucun service n'est fourni à Bodie. Il ne faut pas le prendre à la légère.

D'ailleurs, à l'aller, croisant ce panneau j'ai réalisé qu'on était en panne de dollars et qu'il m'était indispensable d'aller urgentement acheter des sous.

Ce qui nous a semblé le plus astucieux, ça a été de « pousser » jusqu'au prochain village où on aurait bien trouvé un ATM.

Le prochain village s'appelle Bridgeport.

Comme nous étions le samedi 4 juillet, veille de fête nationale, il y avait une certaine effervescence en ville.

Après avoir rempli le portefeuille, retour à Bodie, mais, j'avais remarqué qu'il y avait un rodéo en ville ce jour là. Alors, quittant Bodie vers 2pm, l'idée m'est venue d'aller voir comment l'on s'amuse dans l'Amérique profonde. D'autant plus qu'il y a souvent un barbecue dans ce type de manifestation.

Il se faisait tard, aussi le barbecue était limité et un hamburger fit l'affaire.

Cela nous a permis d'observer quelques dizaines d'étasuniens perchés sur des tréteaux en train d'admirer d'autres étasuniens qui tentaient de rester perchés sur des chevaux qui n'en avaient manifestement aucune envie. Tout ça avec force de Budweiser.

Ce qui était toutefois le plus contestable c'est que manifestement le pauvre cheval est entravé par une espèce de ceinture qui semblait tenir une ou des pointes métalliques dans un endroit précis que rigoureusement ma mère m'a défendu de nommer ici. (Tonton Georges pardonnera depuis le cimetière marin de Séte où il réside définitivement cet emprunt à sa fameuse chanson : « Gare au Gorille ». Voir https://www.youtube.com/watch?v=qYWyQn50Mto et aussi http://www.allparoles.com/paroles/brassens/Le%20gorille.php )

D'ailleurs, dès que le cow boy s'est fait virer de la selle, deux cavaliers entourent la pauvre bête (le cheval, pas le cow boy) et lui ôtent ladite ceinture (le cow boy conserve son pantalon).

Allez, assez joué, d'ailleurs ça semble se terminer. Le soleil commence à descendre dans le ciel, et si on veut profiter un peu de la piscine, il convient de rentrer à Mammoth.

Après la piscine, car il n'y a pas que ça dans la vie, on reprend la voiture pour aller voir de plus près les environs de Mammoth. La encore des paysages sublimes sous le soleil couchant, et un regret : Mammoth lakes est aussi une station de ski, et apparemment on y pratique le ski d'été. Cela aurait été géant dans le récit de voyage de pouvoir rajouter quelques descentes à ski !

Pour dîner, j'ai cédé à l'envie de mon fils d'aller au KFC : Il y en a un en ville dit le GPS. Un moment d'égarement... Sauf que le KFC de Mammoth n'existe que dans la database du GPS. Ce qui est dit est dit, j'ai accepté l'idée d'aller au KFC, on ira au KFC le plus proche. Il est à Bishop, pas de problème. En regardant de plus près, on s'est cogné 150 bornes pour aller manger du poulet de batterie. Toujours réfléchir avent de dire oui à quoi que ce soit.

Vite dodo, car la journée de demain sera la dernière et elle sera également longue.

Dimanche 4 juillet 2010

Motel 6 ne fait toujours pas de breakfast. Celui d'hier n'étant pas glorieux, nous nous faisons indiquer un endroit où déjeuner.

J'aurais dû me méfier rien qu'en rentrant dans la boutique. Nappes de tissu et personnel avenant... Facturation à la hauteur de l'évènement !

En prenant la route, on constate qu'il va il y avoir une parade en ville : tout le monde a sorti son fauteuil sur la pelouse le long de la route où aura lieu le défilé afin de se réserver la place. Puis les gens sont repartis à leurs occupations en attendant l'heure.

En France, dans un cas semblable, dans le meilleur des cas on se fera pousser le fauteuil par quelqu'un d'autre, et plus généralement le fauteuil partira dans des lieux inconnus...

Mais nous n'avons pas le temps de rester pour le défilé : Le programme d'aujourd'hui, c'est Yosemite park et descente sur Santa Barbara. Ambitieux, hein ?

L'entrée dans Yosemite park se fait par Tioga pass. Rien d'exaltant, à première vue, des paysages grandioses qui succèdent à d'autres paysages grandioses juste avant d'autres paysages encore plus grandioses. Il y en a un que ça endort à côté de moi. Mais un rapide coup d'œil sur le GPS avion m'indique que nous passons les 10 000 ft. Plus de 3000 mètres. ça explique la somnolence ! Histoire de fixer un peu les idées, je peux dire que cela m'a permis de conduire une voiture à une altitude plus haute que je n'ai jamais piloté un avion. Et pourtant je suis un adepte des vols « le plus haut possible » et mon record personnel était un vol au FL 85 soit 8500 ft. En clair, avec mon petit avion d'aéroclub, je n'aurais pas pu passer ce col.

Que vous dire sur Yosemite park ? Rien : Allez y vous verrez et vous ne serez pas déçus du voyage.

Le regret : on est dimanche et tout est saturé dans Yosemite village. Mais là encore : pas grand-chose à boire ou à manger dans le parc (il y en a qui vont dire qu'on ne pense qu'a ça, mais ça a son importance).

C'est beau, c'est très beau, allez on se casse ! (*) D'autant plus qu'on a encore pas mal de route à faire et que ce n'est rien de le dire.

Sortie du parc par le sud ouest. Avisant une aimable guinguette (Carl's Jr) nous pouvons enfin calmer nos estomacs avant de continuer notre chemin. Et là, c'est long. Non, c'est très long.

D'autant plus que nous ne souhaitons pas précisément rester sur les autoroutes, mais préférons quelque peu les chemins de travers. ça n'arrange rien ! Mais cela permet de faire quelques découvertes, dont à un moment un bâtiment de type industriel particulièrement important et aussi particulièrement long. On n'a pas mesuré, mais la route l'a longé sur plusieurs kilomètres, jusqu'à ce qu'on arrive à la porte d'entrée pour découvrir qu'il s'agit d'un pénitencier. Le pénitencier est perdu au milieu de nulle part, et apparemment, il n'y a pas la moindre habitation à moins de 10 kilomètres à la ronde. Bon courage à qui voudrait s'enfuir à pied...

D'ailleurs, juste après le pénitencier, le GPS nous conseille de prendre à gauche une route plein sud. Pas bien large la route (une voie dans chaque sens), et droite comme un « I » pendant environ 20 kilomètres au cours desquels nous aurons vu deux voitures : l'une que nous suivrons pendant 10 kilomètres et qui ne roule pas à 45 miles (nous non plus d'ailleurs) et juste une seule voiture dans l'autre sens.

De part et d'autre de la route : des vergers, encore des vergers. La Californie est aussi un état agricole.

Au fil des miles le paysage change : les vergers sont remplacés par des puits de pétrole. Mais c'est toujours le même désert apparent.

En fin de journée, nous touchons au but. Le dernier obstacle avant l'arrivée est « Los Padres National Forest » entre McKittrick et Santa Barbara. Bah ! une formalité sur la carte... Ouais, mais entre la carte et la réalité, il y a un pas ! et le pas, ce sont encore des cols à plus de 3000 FT

Bidons pleins = cœur léger (proverbe aéronautique...)

Et la dernière anecdote du voyage, c'est qu'à un moment, je constate que les bas niveaux de pétrole commencent à clignoter. Et bien, on va faire le plein à la prochaine station...

Mais, plusieurs minutes après, mon fils, sortant de sa torpeur, constate, lui aussi que les bas niveaux clignotent : « Dis, T'as vu, on n'a plus d'essence ? » « Ouais, ouais, ça fait un moment que ça clignote... »

Le niveau d'inquiétude dans la voiture est inversement proportionnel au niveau de pétrole dans le réservoir, car on approche les 5 ou 6 pm et il n'y a décidément pas beaucoup de voitures sur cette route. Il y a encore moins de station essence d'ailleurs...

Donc, conduite coulée, pied léger sur l'accélérateur, freiner le moins possible... et vient l'idée de génie : puisque nous avons un GPS, il doit bien il y avoir dans sa database l'adresse des stations essence ! Oui, il y en a une, à 25 kilomètres. (ou 25 miles je ne me souviens plus du paramétrage). Ce n'était pas exactement de nature à nous rassurer. Je me remémore la fois où, sur ma voiture perso, le moteur s'est arrêté juste lorsque l'aiguille de la jauge a effleuré la sortie de la zone rouge...

De plus, la distance de la pompe varie avec le temps, car elle est calculée « à vol d'oiseau ». Bref, l'inquiétude monte. C'est à ce moment que l'on réalise qu'il aurait été si simple de compléter les niveaux lors de l'arrêt casse croûte et que nous n'y avons point pensé (Tu parles, on a déjà fait le plein ce matin...).

Toujours est-il qu'après un long moment d'angoisse, nous sommes arrivés dans un bled paumé, le GPS nous a dit de tourner à droite, puis à gauche, puis... nous a conduits jusque chez le négociant sensuel (sensuel = qui aime les sens) qui en plus était mignonne !

Donc, après le plein d'inquiétude, on a fait le plein de pétrole et on a envisagé la fin de la journée (et du séjour) sous des auspices plus favorables.

Le bilan de la journée, c'est tout de même 735 kilomètres ou 456 miles avec 9 heures de route théorique.

Motel 6 de Santa Barbara. C'est un Motel 6, ni meilleur, ni pire que les autres. Difficultés à trouver un restaurant ouvert en ce 4 juillet au soir. Une pizza fera l'affaire. Ensuite soirée valises, car demain c'est le retour en France.

Lundi 5 juillet

Journée sans grand intérêt : on boucle les valises et départ pour l'aéroport.

L'autoroute nous fait longer la côte un moment, le GPS donne une heure d'arrivée tout juste compatible avec l'heure de restitution de la voiture. On n'essaye donc pas d'innover dans l'itinéraire.

Dommage, j'avais prévu de passer par la côte jusqu'à Santa Monica, mais la machine nous laisse sur l'autoroute et nous conduit directement à l'Aéroport. Dernier regard au compteur de la voiture : nous avons parcouru très exactement 1200 miles en trois jours. Donc environ 2000 kilomètres soit l'équivalent d'un aller – retour Dunkerque-Perpignan-Dunkerque. Pour faire une ballade qui, sur la carte, ne semble pas si longue que ça. Les Etats-Unis sont un grand pays, au moins du point de vue géographique (Pour le reste chacun aura son appréciation).

Le parking Hertz est à l'écart de l'aéroport (comme les autres d'ailleurs) et il bénéficie d'une navette gratuite pour se rendre au terminal.

Coté pratique, nous avons pris la voiture en ville et l'avons rendu à l'aéroport sans surtaxe. C'est toujours ça.

Les vacances sont finies, enregistrement et à bientôt à Paris.

Mes bonnes résolutions pour mes prochains voyages à l'avenir :

  1. Avant de repartir l'an prochain (si, si) je me promets bien de préparer « aux petits » oignons tous mes road books afin de ne pas galérer, que ce soit à trouver son chemin, ou que ce soit par indigestion de miles.
  2. On ne travaille jamais assez les guides afin de ne rien rater au passage ou de s'attarder sur des lieux sans intérêt.
  3. Compléter les niveaux de pétrole chaque fois que c'est possible. Ou du moins, vérifier la quantité disponible en fonction de l'étape à parcourir.
  4. Toujours avoir de l'eau potable à bord. ça ne remplacera pas le pétrole en cas de panne, mais ça permettra d'attendre le dépannage...

(*) inspiré par Coluche : « Quel bol » :

  • On était pour se casser, y a un vieux qui nous a dit : "Ah mais attendez le soir, le soleil se couche et c'est beau!"
  • Bon, alors on a attendu.
  • Effectivement, le soir, le soleil se couche...
  • c'est beau.
  • Bon allez, on se casse.
  • Non, attendez, le lendemain il se lève.
  • Ah. Alors c'est tous les Jours ???
  • On a attendu le lendemain.
  • Effectivement le soleil se lève.
  • C'est très beau.
  • Bon allez, on se casse.
  • T'achètes deux cartes postales : une du lever, une du coucher. Y a pas de raisons de rester pour ça.
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