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Tristan à travers les États-Unis d’Amérique partie une

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El Dorado Canyon, ville fantôme et mine d’or abandonnée
El Dorado Canyon, ville fantôme et mine d’or abandonnée

Première Partie Boucle Las Vegas/Las Vegas

Samedi 19 mars 2016

C’est un Tristan excité –«stressé» dit-il – qui s’approche du contrôle de police. «J’ai des frissons», dit-il. Ca ne lui coupe pas l’appétit. Il engloutit un douhgnut au chocolat (et oui, l’Amérique a déjà débarqué dans le hall de l’aérogare du Lamentin !). Il ne nous reste plus qu’à attendre l’embarquement porte 5A.

Le vol AA 4226 se passe très bien. Nous arrivons à l’heure à MIAMI et nous marchons le plus vite possible pour arriver à l’espace consacré aux formalités d’entrée aux Etats-Unis. Il y a une quantité d’ordinateurs dans lesquels il faut rentrer des informations et glisser son passeport. Constatation : si la «casquette» de l’ordinateur n’est pas allumée, il ne fonctionne pas (expérience vécue…). Je suis inquiète car notre temps pour attraper la correspondance est limité !

Queue pour passer devant le policier qui reprend nos empreintes et notre photo, et nous allons récupérer notre valise pour le passage en douane. Personne n’est présent pour récupérer notre déclaration. Nous confions notre valise aux employés pour qu’elle soit embarquée dans notre avion pour Las Vegas. Il nous reste encore à passer la police pour accéder à notre avion. Curieusement, cela va très vite car nos billets comportent le sésame magique «TSA pre-checked». Inutile de poser les chaussures, de retirer sa ceinture ou de sortir l’ordinateur de son sac ! Tristan est même gratifié d’un autocollant ! Tout va beaucoup plus vite et nous arrivons avec de l’avance à la porte d’embarquement. Suffisamment de temps pour acheter de la pizza et la manger tranquillement avant le départ du vol AA2203.

Notre valise cabine est déclarée trop grosse, elle va en soute jusqu’à Las Vegas. Départ à l’heure. Près de 6 heures de vol avant Las Vegas, nous traversons pratiquement les Etats-Unis d’Est en Ouest. La nuit est très belle, les petites villes éparpillées tout au long du chemin sont éclairées. Le spectacle est «grandiose», pour citer Tristan.

Ca y est nous sommes dans le Nevada !

L’aéroport est une surprise, au beau milieu du hall, avant même de récupérer les bagages, une série de machines à sous attend le joueur ! Autre surprise pour Tristan, Alix, sa marraine bien-aimée, l’attend ! Nous attendons un peu les valises, et il ne nous reste plus qu’à prendre possession de notre voiture. Nous embarquons rapidement sur la navette «Dollar» et chance, nous sommes les seuls au comptoir du loueur. Nous choisissons notre voiture, une magnifique Nissan Altima argent immatriculée en Californie dont le coffre avale nos valises sans aucun problème.

Alix a repéré l’itinéraire car elle est arrivée la veille et s’est déjà installée à l’hôtel, le Red Roof Inn, Paradise Road ( !), de Las Vegas, où nous resterons jusqu’à lundi matin. Mais nous n’y allons pas directement, nous profitons du calme – tout relatif – de la nuit pour nous prendre en photo devant le panneau «Welcome to Las Vegas».

L’hôtel est très proche du centre ville et est tout à fait correct. Vite piqûre pour Tristan et dodo pour tous, il est prés de 3 heures du matin à Las Vegas, et près de 6h pour nous.

Dimanche 20 mars

Nous essayons de nous retrouver dans nos affaires et faisons un peu de rangement –seule la valise de Tristan est impeccable et le restera tout au long du voyage. Alix nous a apporté des cadeaux de la part de Joyce, la grand-mère de Logan qui habite près de Las Vegas. 2 casquettes qui se révéleront capitales pour la suite du voyage, un agenda et un souvenir de son travail au New York New York qui trouvera sa place sur une étagère à la maison, si on ne le casse pas pendant le voyage !

Nous descendons prendre le petit-déjeuner inclus dans le prix de la chambre. Je m’efforce de réserver des hôtels avec petit déjeuner, ça gagne du temps le matin et c’est souvent une économie importante.

Tristan goûte son premier bagel/cream cheese», «je découvre les saveurs américaines», constate-t-il. Il pratique son anglais en disant «please» et «excuse-me» ainsi que «may I have some sugar, please ?» pour approcher du buffet.

Nous partons à pied vers le centre ville. Les américains m’étonneront toujours : on peut jouer au golf dans le centre ville de Las Vegas, mais le terrain est entouré de filets métalliques qui sont infranchissables même par la balle la plus aventureuse !

Nous voici arrivés sur le «Strip», cette avenue connue du monde entier où s’alignent les plus célèbres des hôtels casinos qui font tout l’attrait de Las Vegas, et qui sont des vedettes à part entière. Devant nous, le New York New York, l’Aria, le Monte Carlo, le Venetian, le Mandala Bay, le Luxor, le Planet Hollywood, le Paris…

Beaucoup de monde sur les larges trottoirs ainsi qu’à l’intérieur des hôtels-casinos. De grandes salles sont pleines de tables de jeux, de machines à sous. Il est impossible de rentrer dans l’un des hôtels sans les traverser. Chaque hôtel propose aussi des spectacles prestigieux ou des expositions – joaillerie, tableaux, aquarium… Tout est à la fois luxueux et clinquant !

Clou de la matinée, le Bellaggio. Le décor est luxueux, le jardin est couvert d’une verrière Eiffel très XIXème siècle, les tulipes sont magnifiques, les carpes Koï sont filmées en permanence dans leur bassin. Nous ressortons pour être à l’heure pour assister au célèbre ballet des fontaines de l’hôtel. Il est 11heures, l’hymne national débute et les fontaines jaillissent en rythme. S’ensuit le célèbre «con te partirò», et les jets d’eau continuent à danser ! C’est magnifique. Hélas, le spectacle s’arrête au bout de 10 minutes. Mais reprend toutes les demi-heures. J’adore cet hôtel et j’aimerais y séjourner, un jour !

Nous déjeunons au Caesar’s Palace - «c’est le vrai palais de César ?» aurait demandé un touriste… - une pizza géante dont nous gardons la dernière part pour Logan qui a annoncé son arrivée.


L’une des magnifiques fontaines du Cesar’s palace

Nous visitons le Venetian, nous prenons un espresso avant d’admirer les plafonds en caissons peints, on se croirait vraiment dans un palais de la Renaissance, nous poursuivons, et oh surprise ! Il y a des gondoles, et on peut faire une promenade romantique à l’intérieur ou à l’extérieur de l’hôtel ! Hélas, l’attente est trop longue, nous nous contenterons d’une glace italienne !

Nous devons aller récupérer Logan dont l’avion ne saurait tarder.

Nous avons tellement marché que nous sommes sur les rotules ! Nous prenons un Uber pour rentrer à l’hôtel prendre la voiture. Alix et Didier partent récupérer Logan. Nous repartons avec la voiture et nous nous garons au Monte Carlo, le parking donne un accès direct à l’hôtel casino, dans – bien sûr - la salle de jeux ! Nous nous rendons au New York New York, dont le trottoir est décoré d’un mini pont de Brooklyn, pour voir si Logan et Tristan peuvent y faire le «roller coaster», quel dommage, il manque 2 cm à Tristan pour pouvoir le faire, il est tellement déçu ! Et moi soulagée ! A côté, la boutique Hershey, avec une Statue de la Liberté en chocolat qui doit bien mesurer 2m50 ! Tristan repart avec un sachet de Hershey Kisses à tous les parfums

Nous prenons le tram du Monte Carlo et allons jusqu’au Venetian, de là, nous allons au Luxor après avoir traversé l’Excalibur. La Pyramide est aussi grande que celles que l’on peut voir en Egypte, et un immense sphinx surmonte l’entrée. A l’intérieur il y a plusieurs expositions et j’aimerais bien voir «Bodies, the Exhibition», mais ni Alix ni Didier ne veulent y aller. Seuls Logan et, curieusement, Tristan sont intéressés. L’exposition, loin d’être choquante, est passionnante. Sont mis à nus les muscles, les tendons et les différents mécanismes du corps humain. Tous les corps, ou les parties de corps exposés sont réels. Rien n’est laissé à l’écart et l’exposition s’avère extrêmement instructive. Il faudrait la revoir par petites parties pour en retenir davantage.

Nous allons dîner d’un hamburger à «In’n out» et nous retournons dormir à l’hôtel tôt car Logan doit repartir dès l’aube.

Lundi 21 mars

Arès le petit déjeuner, nous faisons les valises et partons en direction du parc de Zion.

Alix tient à nous faire passer d’abord par le parc Valley of Fire. C’est un endroit très particulier pour elle, c’est là que Logan l’a demandée en mariage !

Les formations rocheuses sont rouges, pour la plupart, et très variées. Certaines ressemblent à des ruches anciennes en paille, d’autres à des entassements de pancakes, l’histoire géologique de la région se décline devant nos yeux. C’est magnifique ! Nous traversons le parc et nous arrêtons brièvement à l’endroit historique de la demande en mariage ! Le rocher est strié de blanc et il est effectivement très particulier.

Après avoir déjeuné à Cracker Barrel, nous poursuivons vers Zion. Juste avant l’entrée du parc, l’adorable petite ville de Springdale. Beaucoup de charmants hôtels qu’il faut réserver son hôtel très longtemps à l’avance.

C’est vrai que la localisation en est parfaite. Nous achetons $80 notre Pass Annuel pour les Parcs Nationaux. Valable un an il sera amorti dès le troisième parc national et Alix pourra l’utiliser après notre voyage.

Nous nous garons près du Visitor Center. Il est plus simple d’emprunter l’une des navettes qui sillonnent le Parc. Nous avons décidé de faire l’excursion de «Lower Emerald Pool». Nous empruntons la navette qui nous déposera devant la Lodge, un de ces hôtels nichés au creux des Parcs Nationaux américains qu’il faut réserver des mois à l’avance.

Les chanceux qui y logent profitent de la quiétude du soir, après le passage de la dernière navette.

La piste est juste en face. Nous empruntons le pont qui enjambe la Virgin River, dont les flash floods (inondations éclair) sont extrêmement dangereuses, et qui paraît toute gentille en ce moment.

Il s’agit de suivre la piste bétonnée sur pratiquement toute sa longueur qui surplombe la rivière et mène jusqu’à une cascade et plus bas des bassins colorés par des algues. Il y a beaucoup de monde, la piste est réputée facile. Des enfants, des poussettes !

La piste borde la forêt et nous avons la chance d’apercevoir deux daims dont le pelage se confondrait très facilement avec la végétation !

Seuls Alix et Tristan sont assez courageux pour s’y aventurer ! Nous revenons au point de départ et allons visiter la boutique de souvenirs attenante à la loge. Elle est déjà fermée. Le restaurant ouvre déjà alors qu’il est à peine plus de cinq heures. Nous regagnons la navette et apercevons un dindon sauvage qui se promène dans l’herbe. Il n’a que peu de ressemblance avec les dindes actuelles, il est grand et maigre, mais il est vrai qu’on sort à peine – et encore – de l’hiver. La navette nous fait visiter tout le canyon qui est idéal pour les sportifs émérites, il est possible de faire de l’escalade sur les hautes falaises et il y a des excursions pour les meilleurs niveaux d’entraînement.


Cherchez les daims...

Nous nous dirigeons vers Saint-George, Utah, où nous passerons la nuit. La ville est presque dissimulée par les couleurs des rochers environnants, c’est très curieux car elle est assez importante. Nous distinguons facilement le bâtiment blanc immaculé du Temple Mormon, le premier construit dans l’Utah. Mais avant de gagner l’hôtel, nous nous arrêtons pour dîner dans un restaurant mexicain repéré sur «Yelp» par Alix, Peppers Cantina. Puis nous nous dirigeons vers l’hôtel du jour, Coronada Inn & Suites. Alix s’inquiétait de l'environnement ! En dépit du prix modique, nous bénéficions d’une grande pièce avec cuisine complète et un canapé lit, ainsi que d’une grande chambre avec deux lits doubles. Bien sûr, le canapé a vu des jours meilleurs, mais l’ensemble est très propre et nous satisfait pour la nuit.

Mardi 22 mars

Agréable surprise au petit-déjeuner, nous pouvons nous faire des gaufres ! A recommander !

Nous quittons l’hôtel vers neuf heures et constatons avec surprise que sur la colline qui le domine se trouve une luxueuse maison !

Nous nous dirigeons vers le Temple que nous nous proposons de visiter. Il est entouré de jardins soigneusement entretenus et couverts de fleurs.

C’est une magnifique bâtisse d’un blanc immaculé. Surprise, seuls les Mormons peuvent pénétrer dans le Temple, et encore tous n’ont pas accès à toutes les parties du temple. Cependant il y a un centre pour accueillir les visiteurs. Deux charmantes «sœurs» nous font les honneurs des lieux et nous montrent des photos de l’intérieur, luxueux, du Temple. Elles nous expliquent que les contributions des fidèles – 10% de leurs revenus - servent en grande partie à assurer l’état impeccable des bâtiments et des jardins, l’une des nécessités de leur foi. Nous en apprenons un peu plus sur cette religion qui reste bien mystérieuse. Les «apôtres» qui administrent la religion sont des bénévoles qui ne peuvent refuser la responsabilité qui leur échoit et financent leur action sur leur propre denier… Nous repartons chacun avec notre Livre de Mormon, un en français et un en anglais pour nous.

Il est temps de poursuivre vers Bryce Canyon. Court arrêt à Cedar City où nous faisons quelques achats à Smith’s Supermarket pour déjeuner sur le pouce. Hmm, le temps est très gris, et il se met à neiger… Il était prévu qu’il fasse frais, mais nous ne nous attendions pas à de la neige !

Pour aller à Bryce, nous traversons la forêt de Dixie, il y a de la neige partout !

Tristan est surexcité : c’est la première fois qu’il marche dans la neige, et il y en a une grosse épaisseur, si nous étions mieux équipés, nous pourrions faire une bataille de boules de neige ou un bonhomme du même matériau, mais nous sommes sous-équipés et ce serait la bronchite garantie !

Nous reprenons notre chemin, et la neige se met à tomber ! La visite à Bryce risque d’être toute particulière ! Nous montrons patte blanche pour pénétrer dans Bryce Canyon. Nous avançons sous la neige, il fait de plus en plus froid. Les paysages, majestueux, sont fantomatiques.

Nous arrivons à l’extrémité supérieure du Canyon, il fait atrocement froid et la visibilité est limitée à une dizaine de mètres. Nous redescendons, Alix conduit avec d’extrêmes précautions, un dérapage aurait des conséquences très fâcheuses… Quelques arrêts pour tenter d’apercevoir les merveilles rocheuses du canyon, mais il neige toujours et nous ne sommes pas assez couverts pour marcher jusqu’à certains points de vues célèbres. Etape obligée à la boutique de souvenirs dans laquelle Tristan trouve une édition spéciale du Monopoly dont les enjeux sont les Parcs Nationaux américains !

Nous gagnons notre hôtel qui est à une petite demi-heure du canyon, à Cannonville. Nous sommes surpris de traverser Tropic, la mal-nommée, puisqu’il fait 31° Fahrenheit ! Le Grand Staircase Inn occupe le premier étage d’un grand bâtiment jaune pâle. Au rez-de chaussée se trouve un General Store/Station Service qui fait aussi office de bureau d’enregistrement pour l’hôtel. C’est visiblement l‘unique magasin pour les 162 résidents de Cannonville. La chambre est gigantesque, même si l’hôtel parait un peu désuet. Le document d’enregistrement indique les heures du lever et du coucher du soleil pour demain, Bryce est réputé pour ses points de vue extraordinaires à ces moments là. Une fois installés nous nous demandons où manger et l’inestimable application Yelp vient à notre secours. Un peu à l’extérieur de Tropic (-8° maintenant!!!) se trouve un restaurant auberge réputé, le Stone Hearth Grill, En route nous apercevons un troupeau de daims paissant dans un champ tout au bord de la route. Pas de chance, le restaurant est complet, nous décidons de réserver pour 20h et rentrons à l’hôtel, ce n’est qu’à une dizaine de minutes, après tout ! Au détour du chemin, derrière l’auberge, un lapin détale à notre passage !

Nous avons bien fait de revenir. Le restaurant est vraiment très bien. Tristan découvre les choux de Bruxelles à peine saisis, et il adore ! Le cadre est agréable, le service un peu long cependant. Nous rentrons tranquillement à travers Tropic ( !!) endormi.

Mercredi 23 mars

Nous nous levons dès l’aube. Avec un peu de chance nous pourrons voir Bryce dans de meilleures conditions. La route est enneigée. Pas facile de conduire pour Alix. Pas de Ranger à l’entrée du parc. Le temps s’est éclairci mais il y a toujours beaucoup de neige. Les formations rocheuses sont dorées par le soleil, c’est magnifique.

Il fait toujours très froid et le vent glacial n’arrange pas les choses : il est de plus en plus difficile de sortir de la voiture, le spectacle est grandiose. Il nous faudra revenir à une autre période si nous voulons voir sans geler tous les points de vue pour lesquels Bryce est célèbre.

Mais nous sommes ravis d’être revenus. Voir Bryce sous la neige est – semble-t-il - un privilège ! Nous rentrons à l’hôtel avant la fin du service du petit déjeuner, très simple : pain, confiture, beurre, jus de fruits et café. Les valises sont bien rangées, nous partons pour aller voir Kodachrome Basin. Il y a peut-être deux chemins d’accès car le GPS nous promène un peu. Nous finissons par nous retrouver devant l’hôtel pour arriver au Parc qui était en fait tout près ! Leçon à retenir il faut avoir carte ET GPS ! $8 de frais d’entrée car c’est un parc d’État. Le petit parc est superbe, il y a même un terrain de camping occupé en majorité par des RV. Il fait encore trop froid pour être sous la tente. Le ranger nous conseille une excursion facile, Angel’s Palace trail. Nous garons la voiture et devons juste traverser la route pour trouver le début de la piste. Quoique le ciel soit bleu, il fait vraiment très froid, et pour rendre les choses plus agréables, un méchant petit vent nous glace jusqu’aux os ! Didier maugrée. Nous devinons la piste plutôt que nous ne la suivons. De temps en temps, un piquet indicateur nous guide. Didier rage de plus en plus. Il a tellement froid, le pauvre ! Nous aussi. Nous croisons des gens qui redescendent, d’autres nous rattrapent, mais il y a, somme toute, très peu de visiteurs.

Nous sommes presque arrivés au bout. Le point de vue est au bout d’une crête étroite. Beaucoup trop de vent pour laisser Tristan y aller, il est trop léger ! Seuls Alix et Didier y vont, j’ai bien trop la trouille. Nous descendons le plus vite possible pour échapper au froid et admirons le paysage du Kodachrome le bien nommé pendant notre retour en voiture.

Nous prenons la piste Sentinel pour aller voir «Shakespeare Arch», la piste est moins exposée au vent et est donc plus facile à faire. Le parc est célèbre pour ses couleurs extraordinaires – d’où son nom – et pour ses «pipes» verticales en grès, il y en une soixantaine.


Shakespeare’s Arch

Nous déjeunons au McDonald’s de Kanab avant de poursuivre vers Page. Mais d’abord, arrêt à Moqui cave. C’est une petite grotte qui fut un temps habitat, cachette de quelques «outlaws» puis bar, et qui comporte des traces de dinosaures. Les propriétaires actuels sont des mormons dont l’arrière-grand-père avait 6 femmes. Une collection d’objets anciens témoigne du passé indien du lieu. Il y a aussi une remarquable collection de pierres dont certaines brillent à la lumière noire. Tristan profite de l’occasion pour s’acheter des pierres dont il remplit un petit sachet en feutrine. A lui de trouver leur nom à son retour.

Juste avant l’entrée de Page, Arizona, un élégant pont métallique enjambe le Colorado qui n’est qu’un filet au fond du Canyon, juste avant se trouve Glen Canyon Dam, un barrage qui sans être gigantesque est superbe.

Impossible de visiter, les ascenseurs sont en panne ! Nous nous contenterons de l’observer depuis le Visitor Center. Nous nous arrêtons juste après avoir franchi le pont. Le point de vue est remarquable. La construction du pont en 1959 a permis aux ouvriers d’accéder sans difficultés au lieu de la construction du barrage sur le Colorado et de créer le Lac Powell qui offre de multiples activités nautiques.

Direction l’hôtel, même si il n’est pas très tard, nous sommes fatigués. De plus il faut absolument laver la voiture que la neige de ces derniers jours a salie d’une manière incroyable. Nous nous installons au Knights Inn. Nous allons dîner chez Bonkers, qui est tout près de l’hôtel. Une question se pose tout au long du repas, pourquoi y a-t-il une seule table avec une nappe ? Nous en concluons que la table doit être abîmée et que le restaurant italien la cache !

Jeudi 24 mars

Nous sommes un peu déçus car le survol en hélicoptère à Page est tombé à l’eau, pas de vol ces jours-ci !

Il faut vraiment laver la voiture ! Direction le carwash. C’est amusant de rester dans la voiture pendant que la machine la nettoie ! Ensuite, direction Horseshoe Bend. Pas étonnant que je n’arrivais pas à le localiser hier, c’est bien sur cette route-là, à la bonne distance de Page, mais en venant de l’autre côté ! Nous y allons ce matin, mais avant, arrêt hyper rapide à WalMart pour renouveler le stock d’eau ! D’ailleurs pour éviter les pertes de temps, Alix y court toute seule !

Un vaste parking accueille les véhicules des excursionnistes attirés par le point de vue de Horseshoe Bend. Beaucoup de sable, mais le chemin est facile d’accès, de très nombreux excursionnistes, beaucoup, curieusement, d’origine asiatique. Mais il est vrai que nous sommes sur la côte Ouest, relativement proche de l’Asie.

Le Colorado décrit un virage en épingle à cheveux, ou presque, plutôt en forme de fer à cheval, d’où le nom de la courbe. La vue est très impressionnante. Pour bien la voir, il faut se rapprocher dangereusement du bord, ou avoir une très longue perche à selfie. Alix s’approche presque en gambadant, je lui fais honte en approchant à plat ventre, c’est tout juste si je ne rampe pas, c’est vraiment très haut, près de 300 mètres de hauteur ! Tristan n’a pas spécialement peur, et Didier non plus. Le Colorado est vraiment source permanente d’émerveillement.

Notre prochaine étape est assez éloignée, nous reprenons notre chemin en direction de Monument Valley.

La route est de nouveau entourée de désert, le sol est visiblement plutôt rocheux et la végétation est surtout composée de sagebrush, cette plante dont les racines peu profondes se détachent facilement du sol. Elle est devenue l’emblème cinématographique des villes abandonnées, emportée par le vent ! Et bien sûr, nous en voyons, traversant la route devant nous !

Quelques rares cactus, de petits arbustes aux feuilles très vertes. De temps à autres un «hogan» indien – la maison traditionnelle en bois et en terre - près d’une maisonnette très simple. Des formations rocheuses très hautes apparaissent de temps à autres, c’est très étrange comme paysage. Nous croisons peu de véhicules. Nous arrivons à Kayenta et nous arrêtons au McDonald’s pour y déjeuner. La salle est pleine d’adolescents, indiens, probablement en sortie scolaire. La salle se vide tout d’un coup et nous voici presque seuls dans la salle. Nous empruntons la route qui se dirige vers Monument Valley, Utah et arrivons facilement à Goulding Lodge. Les Gouldings étaient un jeune couple qui avait créé un Trading Post dans les années 1920. Ils avaient d’excellentes relations avec les Navajos et ont vite compris que la Grande Dépression aurait des conséquences dévastatrices sur la population indienne. Goulding eut l’idée géniale de prendre des photos du site et d’aller les montrer à de grands pontes d’Hollywood. Convaincus, ceux-ci utilisèrent le site pour de nombreux westerns, ce qui rendit le lieu célèbre et attira par la suite de nombreux touristes. Le site est encore un décor naturel très prisé pour les tournages.

Toutes les terrasses des chambres ont une vue extraordinaire sur le site. Il y a un musée et une petite salle de projection donne un film de John Wayne tous les soirs ! Celui-ci était un habitué des lieux, et son endroit favori est conservé en l’état, et c’est vrai qu’on imagine bien ce géant contemplant le paysage, assis sur un fauteuil, les bottes posées sur la barrière ! L’ancien appartement des Goulding est à l’étage du magasin transformé en Musée. Les bénéfices financent des bourses pour les Navajos.

Comme nous sommes arrivés assez tôt, nous avons pu réserver une excursion avec un guide Navajo, Dedrick Cly (nom très répandu chez les Navajos). Dedrick parle avec passion de la région, de son peuple et de son histoire. Les futures élections intéressent beaucoup les indiens qui souhaitent l’élection de Donald Trump. D’ailleurs, une artiste/artisan a commencé une phrase par «Quand Trump sera Président…». Ils considèrent Hillary Clinton comme peu fiable, sans compter que beaucoup d’hommes ne sont pas prêts à confier le pays à une femme !

Le tour en 4x4nous conduit sur le site de Monument Valley, nous rentrons dans le parc. Nous apercevons l’hôtel «The View», qui appartient aux indiens, mais qui était complet lorsque j’ai fait nos réservations. Il se confond avec la falaise ! Nous roulons sur des pistes, heureusement que nous sommes dans un pick-up truck 4x4 ! Dedrick nous désigne chacune des Mesas par son nom qui fait référence soit à sa forme soit à un personnage historique, dont l’arrière grand-père de notre guide.

C’est extrêmement impressionnant. Il y a quelques habitations sur le site, rares et clairsemées. Elles n’ont ni eau ni électricité. Lorsque leurs habitants seront morts, il n’y aura personne pour les remplacer car la nation Navajo veut consacrer tout le site au tourisme. Il y a des mustangs, nous en voyons quelques-uns, et il paraît qu’il y a aussi des moutons, mais ils demeurent invisibles ! Nous voyons des «chipmunks» des mini-écureuils, ils sont tout petits, et très rapides. Nous arrivons enfin sur les sites les plus précieux : des gravures sur la roche. Il s’agit visiblement d’un genre d’antilopes, elles devaient être plus nombreuses que maintenant. Tristan est ravi et prend des photos. C’est émouvant d’imaginer les artistes gravant ces signes il y a plusieurs centaines d’années !

Ensuite nous arrivons sur un site remarquable, une dune à grimper et on se retrouve sous un immense trou dans le plafond de ce qui n’est pas vraiment une grotte. Le ciel tout bleu contraste avec la couleur rouge ocré de la roche. Superbe. Nous poursuivons notre excursion et arrivons ensuite sur le site où se trouvent plusieurs Hogans, cette habitation traditionnelle Navajo, dont la porte est toujours orientée vers le soleil levant ce qui permet de définir avec exactitude le moment précis de sa construction, puisque le soleil n’a pas toujours la même position. Lors de la construction la charpente du Hogan est couverte de boue, ce qui d’une part participe à son isolation thermique et d’autre part le rend difficile à repérer. L’intérieur est beaucoup plus grand qu’on ne peut l’imaginer de l’extérieur, une ouverture est prévue pour laisser s’échapper la fumée du foyer, et on s’y tient debout à l’aise. Notre groupe d’une dizaine de personnes y rentre très facilement et il y a encore une belle hauteur au-dessus de nos têtes. Une Navajo, belle femme aux longs cheveux noirs s’y tient. Elle est assise devant un métier à tisser artisanal dont l’ouvrage est à moitié réalisé. Elle nous montre comment elle carde la laine et la file avant de l’utiliser pour faire des tapis. Elle nous explique qu’elle a pris la suite de sa grand-mère. Des objets de la vie traditionnelle sont exposés : le peigne qui ressemble à un petit balai sans manche (nous l’avons tous vu dans les westerns, utilisé pour dissimuler les traces des chevaux), le «porte bébé traditionnel dont le cercle protège la tête du bébé en cas de chute… Rencontre très instructive.

Notre guide nous ramène à l’hôtel. Nous dinons dans le restaurant attenant et allons nous coucher après avoir admiré encore une fois le sublime paysage.

Vendredi 25 mars

Avant de repartir de Monument Valley, nous visitons le Musée de l’hôtel ainsi que l’appartement des Gouldings puis nous cherchons l’endroit mythique d’où a été filmée la prise de vue dans le film Forrest Gump. Le héros court à travers l’Amérique depuis des mois et ses pérégrinations l’ont conduit au beau milieu de l’Utah. Et il est vu courant au milieu de la route avec les «Mesas» de Monument Valley en arrière plan. Ca y est nous trouvons l’endroit exact et immortalisons notre passage. Nous redescendons vers Kayenta pour prendre notre petit déjeuner au McDonald’s.

Nous approchons du Grand Canyon, Arizona et découvrons que le Colorado a une petite sœur, la «Little Colorado River», qui elle aussi a creusé d’impressionnantes gorges, les à-pics sont protégés par des barres, mais tellement curieusement placées que des trous sont béants et que c’est extrêmement dangereux. Le pauvre Tristan ne peut pas gambader à son aise. Nous nous arrêtons un moment pour les découvrir et en profitons pour acheter des souvenirs à une artiste indienne. Mon «dream catcher» , ce piège à mauvais rêves, va dorénavant veiller sur mon sommeil.

Peu de monde à l’entrée du Parc du Grand Canyon, nous sommes agréablement surpris. En fait, c’es parce qu’ils étaient tous arrivés avant nous ! Nous trouvons difficilement un endroit où garer la voiture ! C’est devant un restaurant, nous y entrons et partageons une pizza et une salade. A la – très jolie – boutique de souvenirs, nous avons acheté des T-shirts – A la partie «conseils de tourisme», nous avons eu des bons de réductions pour Papillon Helicopter. Alix réserve un vol pour le lendemain matin. Nous avons tout le reste de la journée pour visiter le Grand Canyon. Seuls les bus- navettes du parc peuvent circuler à certains endroits. Nous embarquons après une assez longue attente – tellement de visiteurs ! – le chauffeur explique qu’il doit sa vie à la France, en fait, son arrière grand-père – bébé- a été victime d’un naufrage et a été sauvé par un bateau français et a d’ailleurs reçu le nom «Debord» comme patronyme ! Nous nous faisons déposer pour effectuer une excursion à «hermit’s rest». L’idée et de marcher le long du bord du Canyon puis de rattraper le bus qui nous déposera à une autre étape. Chaque promenade fait entre 1km5 et 3 km, facile, mais il fait très très froid ! Bien sûr la vue est spectaculaire et les photos ne rendent pas justice au gigantisme du canyon. La rivière, tout au fond parait minuscule. Et il est très dangereux de s’approcher tout au bord. Les arbustes qui ont survécu aux intempéries ont des formes tourmentées, on dirait qu’ils ont été essorés !

Nous nous rapprochons du centre et prenons, - à tort – un bus pour aller voir l’allée principale, supposée recéler des bâtiments intéressants. L’itinéraire est tellement long, qu’il nous faut près d’une heure pour arriver à notre but. La nuit tombe, il fait de plus en plus froid, et l’intérêt architectural demeure à prouver… là, le «guide» théorique que je suis se fait remonter les bretelles par sa petite troupe frigorifiée ! Nous retrouvons notre voiture et sommes ravis de nous installer sur les fauteuils et de mettre le chauffage ! Nous recherchons notre hôtel qui n’est pas dans le parc mais dans la petite ville-hôtel située juste en dessous, Tusayan. C’est d’ailleurs juste à côté de l’aéroport ! Conseillés par la concierge de l’Holiday Inn Express, nous allons dîner au «we cook pasta et pizza», il y a tellement de monde que nous décidons de prendre à emporter, et je sors avec Tristan qui est incommodé par les odeurs de nourriture !L’attente est longue mais Didier et Alix finissent par ressortir avec le repas que nous prenons dans notre chambre accompagné du reste de vin de notre dîner de Tropic.

Samedi 26 mars

C’est le grand jour ! Confortable petit déjeuner pris avec les dizaines d’hôtes de l’hôtel, durant lequel je découvre LA machine idéale ! La machine à faire les pancakes. Un sac plastique contenant la pâte est placé à l’intérieur de la machine. A la commande, un système appuie sur le sac pour en extraire la quantité de pâte parfaite pour faire deux pancakes ! C’est fabuleux ! Il y a bien sûr de quoi satisfaire les appétits les plus exigeants, et c’est bien rassasiés que nous partons vers l’aérodrome tout proche.


Tristan tout heureux d’avoir reçu le numéro 1

Nous sommes un peu en avance. Moment désagréable, l’employé nous pèse ! La balance est directement encastrée dans le sol et - heureusement – il n’annonce pas le poids à haute voix… En fait, c’est pour équilibrer la charge de l’hélicoptère. Nous devons assister à une projection détaillant les consignes de sécurité, puis nous recevons une veste de secours à porter autour de la taille et recevons une carte numérotée qui correspond à notre place dans l’hélicoptère avec défense expresse de ne l’échanger sous aucun prétexte ! Nous sommes dirigés sur le bord de l’aérodrome. Nous devons attendre l’arrivée de notre hélicoptère pour survoler le Grand Canyon devant son pad d’atterrissage. Il fait FROID, et nous attendons longtemps. Puis voici qu’arrive notre oiseau. Le pilote est tout jeune et travaille depuis peu pour la compagnie. Il pilote très bien et nous explique que nous survolerons d’autres parties du Grand Canyon que celles que nous avons vues la veille. C’est sûr, les excursionnistes n’apprécieraient pas d’avoir leur quiétude troublée par le ballet incessant des hélicoptères.

De la musique classique passe entre les explications soit du pilote soit de l’enregistrement – en français, puis en chinois pour le jeune couple qui partage notre vol. Notre vol durera en tout 35 minutes. Pour arriver au Grand Canyon, nous devons survoler une forêt, nous voici au dessus du canyon.

C’est à couper le souffle, le canyon est à la fois très large et très profond. En fait, il atteint près de 1800 mètres de profondeur, et -au plus étroit-, il ne fait QUE 4 km de large mais en atteint parfois presque 30, sans oublier qu’il mesure plus de 440 km de long ! Le spectacle est à la hauteur de ce gigantisme, et encore une fois, aucune photo ne peut rendre justice à la beauté du paysage. Tristan et Alix ont la chance d’être placés à l’avant, près du pilote, Didier et moi sommes assis près du jeune couple à l’arrière. C’est bien car les photos de Didier montrent bien que nous sommes à bord d’un hélicoptère ! Nous sommes vraiment ravis de notre expérience !

Nous prenons le chemin du retour vers Las Vegas et profitons encore une fois du croisement de la Route 66. Nous nous arrêtons pour déjeuner dans un diner à Kingsman, le Rutherford Family Diner. C’est très sympathique et les portions sont gigantesques. Tristan apprécie son omelette.

Nous reprenons la route en direction du Hoover Dam. Ce barrage a permis de donner du travail à des centaines d’ouvrier, qui travaillaient 363 jours ( !!) par an… Nous nous garons dans l’immense parking à étages et nous dirigeons vers le barrage proprement dit. Le barrage mesure près de 180 mètres à sa base, et la route qui le surplombe est empruntée par plus de 20 000 véhicules, chaque jour ! Nous avons la chance de pouvoir visiter l’intérieur, et nous descendons – dans un ascenseur – l’équivalent de 52 étages ! Plutôt terrifiant quand on y pense ! Notre guide nous explique le déroulement de la construction et le fonctionnement des 17 générateurs. Très intéressant et impressionnant en même temps. Le barrage est construit juste entre le Nevada et l’Arizona et il délimite le Lake Mead qui attire chaque année plus de 7 millions de visiteurs venus profiter des activités nautiques.

Nous terminons notre visite par un tour dans le musée qui propose des activités scientifiques ainsi qu’un historique du barrage puis nous allons traverser le barrage à pied. Nous en profitons pour admirer le pont routier récemment construit qui permet de traverser du Nevada vers l’Arizona sans passer sur le barrage.

Nous reprenons la route pour rentrer à Las Vegas. Nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel casino Stratosphere. Zut, pas de réfrigérateur prévu dans la chambre. La réceptionniste nous assure qu’on va nous en livrer un, et effectivement quelques minutes après notre installation dans la chambre, voici qu’on nous livre un petit réfrigérateur ! L’hôtel est l’un des plus récents. Il n’est pas situé sur le Strip mais en est tout près, il possède une tour remarquable qui fait un peu penser à l’architecture d’un château d’eau ! En tant que clients de l’hôtel, nous avons accès à la tour gratuitement. Tout en haut, un restaurant bar, des salles dans lesquelles on peut organiser des fêtes privées, et le départ de l’attraction de l’hôtel : il s’agit de sauter mais le sauteur est attaché et glisse jusqu’au sol le long de filins d’acier. Pas si excitant finalement ! Nous prenons quelques photos, car le point de vue est remarquable, surtout avec les lumières de la nuit.

Alix fait appel à «Yelp» pour nous trouver un restaurant, et elle en trouve un ! Il s’agit d’un restaurant asiatique situé dans l’un des tout petits casinos légèrement excentrés du Strip, l’Eureka. Effectivement, le repas est satisfaisant. Il ne nous reste plus qu’à rentrer à l’hôtel car Alix doit préparer sa valise et son avion est au beau milieu de la nuit ! Il faut bien qu’elle rentre à Jacksonville et le dimanche ne sera pas de trop pour la reposer de nous avoir servi de chauffeur pendant toute la semaine.

Nous la déposons à l’aéroport et retournons à l’hôtel pour un repos bien mérité.

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