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Tristan à travers les États-Unis d’Amérique partie deux

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Deuxième Partie Las Vegas – Jacksonville, Floride

Dimanche 27 mars 2016

Nous n’avons plus de chauffeur ! Didier devra prendre le volant !

Mais aujourd’hui, nous restons à Las Vegas. Nous devons absolument aller voir le bateau pirate et le fort derrière lui. Mais avant nous devons aller au Wal-Mart local, Tristan est à court de chaussettes ! Nous prenons de quoi petit-déjeuner, ce que nous ferons sur le parking du supermarché. Ensuite, direction Treasure Island. C’est pratique, tous les casinos ont d’immenses parkings et on peut accéder directement au casino, généralement par le biais d’une passerelle au premier étage. Nous accédons ainsi directement à la salle de jeu du casino que nous devons traverser pour aller vers l’extérieur. Nous avons l’impression de traverser un port du XVIIème siècle, avec ses maisons aux étages en surplomb. Nous pouvons en profiter pour admirer les trésors du casino : une défense de mammouth sculptée par plusieurs générations d’artistes sur une centaine d’années –incroyable !- tout comme le chopper sirène pièce unique !! Le cadre de la moto, ainsi que toutes les pièces métalliques, est constitué par le corps d’une sirène aux longs cheveux, terrifiant !

Nous arrivons enfin près du bateau pirate, en fait, il y en a deux Tristan est un peu déçu : ils ne sont pas accessibles au public ! Tant pis, nous les admirons et nous reprenons le chemin de notre hôtel. En roulant, nous passons devant la boutique du show «Pawn Stars». Nous pique-niquons dans la chambre et nous reposons devant Bob l’Eponge, nous découvrons qu’au fond de la mer il peut pleuvoir, et même y avoir du brouillard !! Ah, les mystères de la nature !

Quand le soleil se baisse, direction Fremont Street. Nous trouvons un grand parking tout près et nous dirigeons vers l’artère la plus célèbre de Las Vegas après le Strip. Le spectacle est étonnant, la rue est couverte d’un filet métallique sur lequel passent des images multicolores, partout des artistes de toutes sortes : un excellent saxophoniste, un contorsionniste qui s’enferme dans une petite boîte, des «statues» vivantes, des «Elvis» , des orchestres sur des estrades… et bien sûr de petits stands de pop-corn et autres.

De temps en temps des gens glissent juste sous le filet électrique, sur un genre de tyrolienne, certains prennent l’attraction la plus longue qui permet de traverser toute la rue ! De chaque côté de la rue, des restaurants, des casinos !!! C’est le carrefour de l’amusement et du vice ! Fantastique !

Les spectateurs sont nombreux et de tous les âges, beaucoup déambulent un gigantesque verre à la main. L’ambiance est indescriptible et c’est un lieu à ne pas rater !

Nous dinons dans notre chambre et préparons nos valises pour pouvoir repartir tôt demain !

Lundi 28 mars 2016

Aujourd’hui nous entamons la deuxième partie de notre périple, celle qui nous conduira finalement à Jacksonville. Notre ville étape sera Flagstaff. Flagstaff où j’espère pouvoir faire la première lessive des vacances !!

Mais notre première étape est mystérieuse : une ville abandonnée avec sa mine d’or !! Nous allons à «Eldorado Canyon» ! Nous ne pourrons participer qu’à la visite de midi, donc nous ne sommes pas vraiment pressés de quitter le Stratosphere. C’est ainsi que, en chemin, nous découvrons les «tempêtes de poussière» décrites par John Steinbeck, dans Les Raisins de la Colère.

La ville abandonnée et sa mine s’appellent Techatticup, 45mn de Las Vegas, c’est l’Ouest des Westerns. Le canyon est au bout d’une route étroite et tortueuse. Nous croisons quelques maisons puis plus rien jusqu’à Techatticup.

On se croirait à Radiator Springs ! Quelques bâtisses en bois, de nombreux camions et camionnettes tout rouillés, des outils et tout un bric-à-brac d’objets indéfinissables, à peut-être 200 mètres, un avion accidenté ! Nous avons le temps de manger nos sandwiches avant l’heure de la visite.

Un bâtiment semble mieux entretenu que les autres et nous nous dirigeons vers lui en luttant contre le vent qui est glacial. Nous n’avons qu’une envie, nous mettre à l’abri. L’intérieur est un curieux mélange d’intérieur privé, de bar, de salon et de boutique de souvenirs. Difficile de se rendre compte au premier abord que la personne assise dans un fauteuil en cuir et qui parait prendre des notes est la propriétaire des lieux, et l’une de la dizaine d’habitants de Techatticup – mot qui signifierait en langage local «j’ai faim». Le guide est un grand gaillard d’une cinquantaine d’années qui semble avoir pas mal bourlingué. Nous passons en revue les différents portraits représentant ceux qui ont fait l’histoire de ce petit coin de l’Ouest. Il y a même la photo de deux indiens qui furent reçus à la Maison Blanche, sans en rapporter beaucoup d’estime pour ses occupants. Il semble que les conquistadors espagnols connaissaient déjà ces mines, que la carte en fut retrouvée dans une bibliothèque mexicaine ! Nous sommes tout près du Colorado, ce qui facilitait les échanges commerciaux, la mine était très prospère et ne fut abandonnée que lorsque les Etats-Unis entrèrent en guerre en 1942.

Par la suite, l’exploitation ne fut jamais reprise en dépit de la grande quantité d’or toujours présente. Nous suivons le groupe et nous apprenons que l’avion était un accessoire d’un film d’action tourné sur place !nous pénétrons dans la mine. Tristan s’attendait à parcourir les dizaines de kilomètres jadis exploités, mais – hélas – pour des problèmes de sécurité, nous n’en faisons qu’une toute petite partie qui suffit pourtant à nous montrer comment les mineurs travaillaient. D’abord à la bougie, puis à la lampe portable. Devinette, comment un mineur a-t-il pu se retrouver avec son burin au milieu du front ?

Nous revenons vers la boutique tout en écoutant d’autres anecdotes sur les lieux, par exemple la tragique fin d’une habitante assassinée par un indien renégat jamais capturé dont on retrouva les restes au fond d’une grotte un beau jour !

Nous achetons des fioles d’or et d’argent. Le Nevada est toujours un des plus grands producteurs d’or du monde !

Nous poursuivons notre chemin vers Flagstaff. Il est déjà tard. La faim se fait sentir et Alix nous trouve un restaurant italien à Williams, nous sommes à nouveau sur la légendaire Route 66 ! Il faudrait attendre 45 minutes le repas ! Nous optons pour le restaurant Historic Brewery , un standing nettement supérieur, mais nous y mangeons très bien, la viande est remarquable et Tristan se régale. Nous regagnons notre voiture lorsque nous sommes interpellés par un couple qui semble dérouté : leur voiture est en panne et leur hôtel n’existe pas ( !!!). Il fait très froid, je leur conseille de prendre un hôtel pour la nuit – il y en un en face - et d’appeler Hertz demain ! Ils ne sont pas conscients qu’Hertz doit avoir des représentants dans toutes les villes car ils nous disent que c’est à San Francisco. Nous les rassurons et les quittons. Peut-être aurions-nous dû faire plus pour eux.

Nous poursuivons vers notre Motel à Flagstaff, où nous arrivons sous la neige ! Il est presque 11 heures. Le Canyon Inn Motel, c’est le vrai Motel tel qu’on l’imagine, simple rez-de chaussée, les chambres donnant sur le parking. Nous avons la dernière chambre tout au bout, très spacieuse, Didier et Tristan s’y installent pendant que je vais faire la lessive. Heureusement, le motel dispose d’une machine à laver dernier modèle, «High Efficiency», qui fait ma lessive en 35 minutes. Le sèche-linge, tout aussi performant, sèche le tout en 45 minutes. Il est presque une heure du matin quand tout est récupéré et plié ! Je m’écroule sur le lit.

Mardi 29 mars 2016

Au petit déjeuner, minimaliste mais suffisant pris dans le lobby du motel, le propriétaire – qui travaille 24/24 7/7 - m’explique que la neige est une bénédiction pour lui car elle lui permet de remplir son motel qui propose des forfaits hôtel/remontées mécaniques car Flagstaff est une station de sports d’hiver renommée et que tous les habitants de Phoenix sont ses clients privilégiés.

Nous tentons de trouver un WalMart, mais visiblement le GPS ne sait pas où nous sommes !

Finalement nous le trouvons et investissons dans deux paires de chaussures de sport de base, il est vrai que mes Sperry prennent l’eau, et quand cette eau est de la neige fondue, c’est très désagréable ! Nous voulons voir une autre ville fantôme : Two Guns, effectivement tellement fantôme qu’à notre grande déception il n’en reste que les ruines d’une station-service ! Tant pis, nous continuons.

Aujourd’hui, étape importante : nous allons visiter «Meteor Crater». Nous devons nous éloigner de la route principale pour rouler un bon moment sur un chemin au milieu de nulle part, certains «prés» sont clôturés, mais nous ne voyons pas pourquoi. Peut-être y a-t-il du bétail quelque part. Nous nous garons sur le parking où se trouvent déjà une trentaine de véhicules. Il fait un froid de canard avec le vent glacial qui semble être la spécialité du mois de mars de l’Ouest américain. Un bâtiment très moderne accueille les visiteurs, fait office de cafétéria, de musée et de boutique de souvenirs.

Nous gagnons l’extérieur où il est impossible de rester, il y fait trop froid et le vent est si violent qu’il en est dangereux. D’ailleurs la visite autour du bord du cratère est annulée. Quel dommage ! Cependant nous voyons bien le cratère dans lequel se sont entraînés les astronautes américains pour leur promenade lunaire.

Des recherches ont été effectuées pour tenter d’y retrouver le météorite qui se serait enfoncé dans la terre, en vain, bien sûr. Le plus gros des morceaux, dont un fac-simile est exposé, pèse plusieurs centaines de kilos.

Nous achetons de charmants souvenirs à la boutique : de l’or à trouver dans son sable pour Tristan, des graines de cactus géants pour moi et un tapis de souris pour Didier !

Nous poursuivons notre route vers Chinle, c’est là que se trouve le Canyon de Chelly qui avait motivé la demande de Tristan «plutôt aller là que chez Disney» ! Nous quittons la route principale, nous pensons pouvoir faire le plein à la première occasion. La première occasion ne vient pas, et le réservoir se vide petit à petit, Didier commence à être franchement inquiet, d’autant que le GPS n’indique aucune station service à moins de 60 miles… J’appelle l’hôtel qui me dit qu’il y a des stations sur une route que nous n’arrivons pas à repérer. Nous poursuivons notre chemin en croisant les doigts ! Nous sommes vraiment au milieu de nulle part, comme souvent au cours de ce voyage ! Et oh, stupeur et émerveillement ! Sur notre gauche, une station service tenue par des indiens, nous faisons le plein. $27 de carburant nous rendent le sourire. Nous arrivons peu après à Chinle, Arizona en croisant deux autres stations service. On dirait bien que le GPS ne tient pas compte des stations service implantées sur les terres indiennes, hmmm, bizarre !

Nous arrivons à l’Holiday Inn qui est le dernier bâtiment avant le Canyon. C’est un très joli bâtiment en adobe ocre. Le restaurant et la boutique de souvenirs donnent directement dans le lobby très joliment décoré. Le petit déjeuner n’est pas gratuit mais nous avons un bon de réduction de $20 ainsi qu’un bon de réduction pour le dîner de Tristan. Ce soir, spécial «truite» ! La boutique de souvenirs est très attrayante, nous résistons à la couverture magnifique tissée en Arizona et à la flèche fabriquée main mais nous achetons quelques cartes postales et une broderie représentant des tapis traditionnels Navajos ! Nous prenons possession de notre chambre, pièce agréable qui donne aussi sur l’extérieur – pratique pour décharger la valise – mais dont le réfrigérateur n’offre pas de compartiment glace… Heureusement la cuisine gardera les blocs pendant la nuit.

Trop tard : il n’y a plus de truite. Nous oublions toujours combien les gens dinent tôt aux Etats-Unis ! Tristan n’a pas très faim et grignote à peine. Mais il y a du choix et nous sommes servis rapidement. Il y a beaucoup d’indiens parmi la clientèle.

Mercredi 30 mars 2016

Petit déjeuner – Tristan n’a toujours pas très faim ! Je suis un peu inquiète. Enfin nous quittons l’hôtel pour le Canyon de Chelly. Le Park est gratuit, nous nous arrêtons au poste des rangers pour prendre des informations. De belles photos décorent le hall. Une fillette ressemble beaucoup à Gabrielle ! Nous recevons un questionnaire sur la faune et la flore locale à remplir ainsi qu’un sachet pour ramasser d’éventuelles ordures et nous repartons en voiture vers le Canyon pour en contempler les remarquables points de vue et pour descendre au fond afin de voir les constructions des Anasazi.

L’excursion est annoncée pour environ trois heures. La piste est très informelle, rares sont les signaux pour trouver le chemin pour descendre. Il faut parfois suivre la pente de la falaise, par moment celle-ci a été taillée pour former une marche d’environ un mètre de large, un petit tunnel, quelques marches… Il faut savoir que les Anasazis descendaient au fond du canyon sans aucune de ces aides !

Le dénivelé est parfois très impressionnant, mais le paysage est magnifique. Des visiteurs nous croisent, nous doublent, pour la plupart des Navajos dont certains nous saluent dans leur langue : «Ya’haté» «bonjour», disent-ils, nous leur répondons de même.

Au fond du canyon serpente une rivière. Il faut la traverser pour atteindre les constructions ainsi que les pétroglyphes. Tristan est ravi, il faut dire que l’ensemble est étonnant, deux immeubles sont coincés dans la falaise.

Comment ont-ils été construits ? Impossible de les observer de très près car ils sont protégés des vandales par une clôture grillagée mais nous sommes tout de même assez près pour les voir. Des indiens vendent des objets souvenirs, un groupe de visiteurs s’apprête à pique-niquer. Difficile d’imaginer qu’il y avait là une communauté florissante de cultivateurs et d’éleveurs. Sans doute la rivière était-elle plus importante… Il nous faut maintenant remonter. Etrangement, nous allons plus vite pour remonter que pour descendre !

Nous continuons la visite du canyon de Chelly en nous attardant à d’autres points de vue et nous retournons avec notre questionnaire presque entièrement rempli alors que notre sac à détritus est resté heureusement vide !! Tristan peut obtenir son badge de Ranger Junior ! Il en est très fier ! Nous nous précipitons vers la voiture – il neige à nouveau !

La journée est déjà bien avancée, nous grignotons nos provisions – nous sommes devenus de grands amateurs d’Oreos – et partons vers notre ville étape, Albuquerque. Mais en chemin, j’aimerais bien jeter un coup d’œil sur Acoma Pueblo. Il s’agit d’un village perché sur une Mesa et qui est habité depuis plus de 800 ans ! L’architecture d’adobe est caractéristique, nous suivons les indications du GPS, qui encore une fois nous fait faire des miles inutiles, visiblement, il ne sait pas ce que tirer un bord signifie et nous mettons beaucoup plus de temps que nécessaire. Le village se distingue à peine, il est de la couleur du rocher sur lequel il est bâti ! C’est bien notre chance : les visiteurs ne peuvent y accéder après 17 heures. Nous avons un bon quart d’heure de retard. Nous nous contenterons de le voir de loin.


Acoma Pueblo, juché sur sa Mesa

Peu avant l’entrée d’Albuquerque, New Mexico, un beau pont métallique, le Rio Puerco Bridge , c’est un pont très connu pour son architecture originale. Nous trouvons notre hôtel, l’Howard Johnson, relativement près de l’autoroute mais très bien insonorisé. Les clients ont l’air relax : une femme d’une cinquantaine d’années se promène en pyjama court, très léger ! Nous demandons conseil pour le dîner et on nous parle d’un restaurant, plus haut sur la route. J’ai dû mal comprendre les explications car nous nous trouvons dans un quartier résidentiel. Mais la chance est avec nous car nous tombons – serendipity – sur un petit bijou, le Diner 66. Et oui, nous avons encore retrouvé notre vieille amie, la Route 66 ! Ce «diner» nous plonge au milieu des années 50.

Le décor est charmant et la serveuse sympathique. La nourriture abondante – il n’y a qu’à voir le banana split taille unique servi à la table voisine, les 6 convives n’en finissent pas la moitié !

Nous sommes ravis de notre découverte… Hic, où est donc passé l’hôtel, il y a plusieurs Howard Johnson dans cette ville et le nôtre n’a pas l’air d’être sur le GPS ! Ouf, je me souviens du nom de la rue et nous rentrons au bercail !

Jeudi 31 mars 2016

De nouveau la cliente de l’hôtel en nuisette ! Bizarre ! Petit déjeuner copieux, beaucoup de jeunes, peut-être une école en voyage d’étude. Horreur, j’ai pris des «grits» à la viande, les confondant avec du porridge, saupoudré de cannelle, c’est immangeable !

Nous ne visiterons pas les lieux du tournage de «Breaking Ba», en dépit de la suggestion de Logan : il aurait fallu réserver plusieurs semaines à l’avance !

Aujourd’hui, nous partons pour Roswell, Nouveau Mexique, et il faudra une bonne matinée de route pour y arriver.

Nous suivons scrupuleusement les indications du GPS qui nous conduit sur une petite route isolée que nous sommes les seuls à emprunter En agrandissant la carte du GPS, nous voyons une belle route toute droite, presque parallèle à la nôtre, ce GPS est un peu taquin !

Quelques vaches, des daims, le désert est quand même sympa ! La température augmente, enfin ! Nous découvrons les pompes à pétrole, isolées ou groupées, dotées de réservoirs, au beau milieu des champs !

Nous voici à Roswell. Tristan préfère un pique-nique dans la voiture : il adore les «lunchables». Après le déjeuner, direction le Visitor’s Center On peut s’y faire photographier avec un extra-terrestre ! L’opulente employée nous conseille le musée des UFO et le Musée d’Art Moderne

Nous commençons par le International UFO Museum and Research Center. Il est extrêmement bien fait, bien sûr, il y a un certain côté folklorique, en particulier la soucoupe qui semble atterrir à intervalles réguliers dans un bruit de cocotte-minute, mais les témoignages sérieux exposés démontrent qu’il s’est réellement passé quelque chose à Roswell en 1947 et que le Gouvernement a tout fait pour étouffer et nier l’affaire. Quel est cet événement que le gouvernement voulait garder secret ? C’est bien là tout le mystère. Il faut rappeler que la zone était entourée de zones militaires, donc essais secrets ou vraiment arrivée de visiteurs d’ailleurs ? «La vérité est quelque part».

Il y a même une fiche indiquant comment faire un rapport en cas de repérage d’OVNIs, ça peut toujours s’avérer utile, qui sait ?

Nous arrivons sous la pluie – chouette, inutile de laver les traces de neige qui rendaient notre voiture peu présentable ! –Direction le Musée d’Art Moderne. Zut ! Il ferme à quatre heures, il est quatre heures. La responsable nous invite à le parcourir rapidement, mais il y a trop à voir, nous reviendrons demain. Elle nous conseille le Roswell Museum & Art Center qui lui, ferme à cinq heures. Nous trouvons très facilement le musée et profitons de ses collections surtout axées sur l’histoire de la ville, il y a même des armures de conquistadors ! L’histoire indienne est aussi bien représentée. Tristan adore la partie historique, il ne partirait pas du musée.

Il est temps d’aller prendre nos quartiers à l’Holiday Inn. Clin d’œil à la spécialité locale, un «alien» nous souhaite la bienvenue : c’est une céramique incrustée dans le sol de l’ascenseur !

Dîner italien dans un restaurant, le Portofino, pratiquement désert, bon et sans prétention.

Retour à l’hôtel, réservation pour demain soir à Abilene. Nous pouvons dormir tranquilles.

Vendredi 1er avril 2016

Il pleut encore plus qu’hier, la voiture sera vraiment rincée ! Nous nous rendons comme prévu au Anderson Museum of Contemporary Art. Monsieur Anderson est le mécène qui a créé le musée et qui semble y jouer encore une place très importante. Les salles sont vastes et lumineuses. Il y a un système d’ «Artistes en résidence» : pendant un an les artistes invités sont logés, rémunérés et bénéficient d’un atelier adapté, le Musée achète les œuvres qui lui plaisent…

Des fauteuils et des canapés sont prêts à accueillir les visiteurs. Les œuvres des artistes invités sont exposées dans le Musée, et le choix est très varié. Beaucoup d’art figuratif avec quelque chose en plus. Des sculptures monumentales rappelant plutôt de la céramique colorée, des sacs de golf revisités, des vêtements tricotés sur lequel des mots sont écrits en jacquard !

Presque tout nous plaît. Il est probable que certains de ces artistes laisseront leur trace dans l’histoire de l’art. Nous partons ensuite vers Abilene, Texas, sous la pluie. Nous observons le paysage, toujours désolé. Des troupeaux épars, plusieurs groupes de daims, et du pétrole. Des dizaines de pompes, des réservoirs, quelques camions venus récupérer le contenu des réservoirs.

Curieux, nous traversons Tokio ! A Roscoe, Texas, des centaines d’éoliennes s’alignent sur les hauteurs. Plus loin un train de marchandises transporte des pales, pour les mêmes éoliennes. Une pale couvre deux wagons ! Etonnant !

Nous voici arrivés à Abilene, Texas. Tous les hôtels sont complets, il doit bien y avoir une raison, mais oui, il y a une série de concerts de country music «Outlaws and Legends». Notre motel, Antilley Inn, est tenu par un indien qui collectionne la monnaie étrangère, il est un peu déçu que nous utilisions des euros !

Pour dîner, nous allons faire découvrir le buffet «Golden Corral» à Tristan. Il est stupéfait par l’abondance.et la variété des mets proposés, il se régale, qui aurait cru que Tristan pouvait manger autant ?

Samedi 2 avril 2016

Le paysage commence à changer, il y a toujours des pompes à pétrole, plus rares. Nous traversons des lieux plus habités, et les biches le paient cher. Nous voyons plusieurs corps le long de l’autoroute. Nous atteignons notre ville étape, Dallas, Texas, vers la fin de la matinée. Même si Tristan est encore trop jeune pour le comprendre, le lieu est chargé d’Histoire. Nous nous recueillons sur les lieux de l’assassinat du président JF Kennedy, en 1963.


La croix signale l’endroit fatidique

Le musée est cependant inaccessible : il y a des centaines de visiteurs, c’est vrai que c’est le weekend. Nous visitons le centre historique de Dallas et déjeunons sur le pouce au «Café Strada» puis nous reprenons la voiture pour nous rendre à l’arboretum dont on nous a recommandé la visite.

Tristan adore les fleurs, il y a des dizaines de variétés d’azalées de toutes les couleurs.

Et il est possible de gambader partout, même et surtout sur les magnifiques pelouses. D’ailleurs, nombreux sont les pique-niqueurs qui en profitent. L’arboretum est aussi un emplacement de choix pour les photos de mariage, et nous remarquons des sièges installés pour une cérémonie qui aura lieu après la fermeture des portes au public. Le jardin s’étend jusqu’à un lac. C’est vraiment un endroit parfait pour se reposer de l’agitation de Dallas et de sa circulation routière frénétique. Nous passons plus d’une heure à explorer le jardin, à en apprécier la décoration : des bancs sont «habité» par des statues grandeur nature de Mark Twain ou de Benjamin Franklin.

Une petite rivière chantonne au milieu du parc, il y a même des poissons, et une pataugeoire pour les tout petits. Rosiers, tulipes, gueules de loup foisonnent ! Nous aurions une carte d’abonné si nous habitions dans les environs !

Nous reprenons la route vers la Louisiane. En fait nous dormirons à Bossier City, près de Shreveport, Louisiana. Nous trouvons l’hôtel - la Quinta Inn -au beau milieu d’un lotissement ! Nous décidons d’aller dîner au Louisiana Boardwalk, pensant y trouver un assortiment de petites boutiques et de restaurants touristiques. En fait, on dirait bien qu’il n’y a que des casinos ! Nous nous garons dans le parking du premier, Sam’s Casino, et nous explorons le choix de restaurants proposés sur site. Sur l’insistance de Tristan, nous optons pour le International Buffet. Excellent choix, écrevisses de Louisiane et King Crab, je suis ravie, et Didier et Tristan aussi !

Nous rentrons à l’hôtel avec l’aide du GPS !

Avant de dormir je réserve l’hôtel pour la Nouvelle Orléans ainsi que le dîner à bord du Natchez, pour le lendemain.

Dimanche 3 avril 2016

Nous devons arriver à La Nouvelle-Orléans avant 18 heures pour notre dîner-croisière sur le Mississippi, à bord du Natchez. Il s’agit de bien fêter mon anniversaire. D’ailleurs j’ai signalé l’occasion au moment de la réservation. Seule étape prévue, la visite de Fort Jesup. Nous nous engageons sur de petites routes charmantes ombragées, dont les bords sont couverts de petites fleurs rouges. Impossible de s’arrêter pour les photographier, à chaque tentative d’arrêt une horde de chiens se précipite pour nous faire la fête ! Arrivée à Fort Jesup,, bien sûr, je n’avais pas lu les petites lignes, ce n’est ouvert qu’un jour par semaine – pas aujourd’hui, bien sûr – ou sur rendez-vous… A retenir pour le prochain voyage. Par ailleurs, il semble que la visite soit limitée à une maison abritant les quartiers des officiers.

Cependant la campagne traversée nous ayant très agréablement changé des paysages désertiques des jours précédents, nous ne sommes pas vraiment mécontents du détour. Nous cherchons le Walmart le plus proche qui est localisé à «False River», pourtant il y a vraiment une rivière…

Nous pique-niquons d’un poulet rôti à $2.50 sur le parking. Excellent, et d’une salade. Plus de place pour les fraises qui attendront la pause-goûter pour disparaître… Les routes de Louisiane sont de la véritable tôle ondulée !! Nous finissons par arriver à La Nouvelle-Orléans par le lac Pontchartrain.

Très impressionnant ! La circulation devient intense. Heureusement que le GPS est là pour nous guider. Nous arrivons à l’hôtel Best Western French Quarters vers 16h30. Nous sommes quasiment au centre ville et pouvons effectuer nos visites à pied ! Nous quittons l’hôtel – charmant – vers 17h pour visiter un peu et nous trouver à l’heure pour embarquer sur le Natchez.

L’architecture est superbe. Les «shotgun houses» , de petites maisons dont toutes les pièces sont en enfilade, sont toujours présentes et beaucoup ont été rénovées – les suites du cyclone Katrina, peut-être - et il y a beaucoup de monde dans les rues, majoritairement de jeunes adultes venus visiblement pour faire la fête.

Nous passons devant la cathédrale Saint Louis et admirons la statue équestre du général Jackson.

Bien sûr nous passons près du mondialement célèbre «Café du Monde Monde», connu pour son «café au lait» et nous achetons les pralines aux noix de pécan qui sont un des fleurons de la cuisine créole. Nous arrivons largement à l’avance pour l’embarquement, ce qui nous laisse le temps de regarder un train de marchandises qui n’en finit pas et d’écouter la musique jouée par le «Calliope», un système d’orgue à vapeur installé sur le pont supérieur du Vapeur. Nous échangeons notre bon de réservation contre un billet de passage et embarquons après la photo souvenir traditionnelle !

Nous sommes immédiatement dirigés vers la salle-à-manger car deux services sont prévus. Mangeant les premiers, nous pourrons bénéficier de l’intégralité de la croisière depuis le pont. Une salade est déjà disposée dans nos assiettes, nous commandons un apéritif, nous sommes à la viande lorsqu’il est servi… l’unique dessert est un bread pudding absolument délicieux.

Je suis déçue : personne n’est venu me chanter «Happy Birthday to You» ! Je fais part de ma déception au jeune homme chargé de l’accueil, il est tout contrit car effectivement mon anniversaire était bien inscrit dans ses documents.

Nous nous installons sur des chaises sur le pont, juste au-dessus de la roue du Natchez sise à la poupe, car c’est le départ de la croisière.

Le jeune homme arrive et vient nous proposer une boisson pour se faire pardonner, nous optons pour le traditionnel «Mint Julep» du Sud. Plus tard il nous retrouve et nous offre quelques cadeaux dont la recette du bread pudding et un badge à coudre sur un polo pour Tristan.

Nous avons la chance de pouvoir visiter la salle des machines du bateau avec les gros pistons qui actionnent la roue.Un excellent orchestre de Jazz traditionnel, les Dukes, anime la croisière, les auditeurs sont assis très sagement : Tristan se met à danser et nous dansons aussi, légèrement à l’écart sur le côté du bateau. Une dame me complimente sur la grâce de Tristan !

La nuit est tombée sur le Mississippi, les lumières de la ville et des bateaux sont féériques. Cette croisière est vraiment un temps fort de nos vacances !

Nous retraversons le Quartier Français pour rejoindre notre hôtel. Les restaurants et les bars sont très animés, la nuit sera agitée pour beaucoup ! Nous regagnons notre chambre. Bien qu’elle soit exactement agencée comme toutes les autres chambres d’hôtel dans lesquelles nous avons dormi, elle parait beaucoup plus élégante, les murs sont d’une chaude couleur chocolat qui est très agréable, et la baignoire traditionnelle est remplacée par une vaste douche à l’italienne très moderne.

Elle donne sur une coursive qui surplombe le jardin de la maison voisine, c’est très agréable car nous n’avons pas l’impression d’être au beau milieu d’une grande ville.

Lundi 4 avril 2016

Le lendemain nous traversons le charmant patio, une fontaine chantonne d’un côté, de l’autre une toute petite piscine – par les standards hôteliers courants ! Le petit déjeuner est servi dans une petite salle à manger, la vaisselle est en faïence, bien agréable et le meuble ancien qui décore l’un des murs est tout-à-fait particulier : c’est la tête de lit de Marie Laveau, une très célèbre prêtresse Vaudou du XIXème siècle.

Avant de quitter La Nouvelle Orléans, nous faisons un détour par le «Garden District», c’est là que se trouve encore un grand nombre de magnifiques maisons créoles qui ont résisté à Katrina. Quel dommage de ne pas pouvoir toutes les visiter !

Direction l’Alabama. Nous allons vers Mobile, Alabama, ancienne possession française. Tristan avait envie de visiter un bateau de guerre, et c’est justement là que l’USS Alabama , lancé en 1942, ce cuirassé qui a servi pendant la Deuxième Guerre Mondiale, et plus tard dans le Pacifique, est amarré.

Mais avant la visite il faut déjeuner ! Arrêt au Spanish Fort Water Front Restaurant. Nous sommes assis sur une terrasse de bois qui surplombe un bras de mer, et Tristan scrute les alentours avec ses jumelles. Ses investigations sont récompensées : voici un jeune alligator. Il y a aussi quelques oiseaux.

Le Memorial Park de l’USS Alabama est tout près. Le cuirassé est l’élément le plus important de ce «Memorial Park» qui comprend aussi le sous marin USS Drum qui, lancé en 1942, fut basé à Pearl Harbor et s’illustra dans les campagnes du Pacifique – Truk, iwo Jjima…

Les deux navires ne sont qu’une partie du «Park», s’y trouvent aussi exposés de très nombreux avions, des chars, des batteries de mitrailleuses… Un hangar protège les avions et les hélicoptères les plus précieux.


Pas facile de barrer un sous-marin !

Tristan et Didier grimpent dans les superstructures du bateau, et c’est un Didier couvert de sang que je retrouve ! Un passage de porte était plus bas qu’il ne le pensait et il s’est scalpé ! Du moins un lambeau de cuir chevelu a été soulevé de sa tête, impressionnant. Nous nettoyons le plus gros du sang et nous arrêtons dans les locaux de l’administration du Memorial pour signaler l’incident comme on nous l’a conseillé. Didier est soigné et repart avec un énorme sparadrap sur la tête ! Heureusement qu’il a sa casquette – merci Joyce – sinon on pourrait se demander de quel hôpital il s’est échappé ! Nous poursuivons notre route sur l’Interstate10 en direction de la Floride. Ce soir, nous ne savons pas où nous dormirons, nous voulons nous rapprocher de Jacksonville.

Il est déjà assez tard lorsque nous nous arrêtons pour acheter de quoi nous sustenter au WalMart du coin ! Nous sommes dans les environs de Destin et Alix nous trouve un Econo Lodge dans les environs.

Nous sommes aimablement accueillis mais la chambre n’a pas été faite, nous aurions pu finir la pizza des précédents occupants ! Heureusement, il y a d’autres chambres disponibles !

Mardi 5 avril 2016

Après le petit déjeuner, nous partons en direction de Jacksonville, peut-être arriverons-nous assez tôt pour embrasser Logan qui doit partir en fin de matinée ?

Petit problème d’horaires, je me suis trompée avec le décalage horaire, quand nous arrivons, Logan est parti depuis un bon moment !Nous devons retrouver Alix à Jacksonville University. Elle nous accueille dans le parc et nous guide jusqu’à l’emplacement correct pour se garer. La police du campus distribue généreusement les PV ! Nous découvrons son nouveau bureau, et avantage de sa récente promotion, elle bénéficie d’une magnifique fenêtre. Tristan. aimerait bien avoir sa marraine pour professeur et envisage de s’inscrire dans le futur !

Nous rencontrons à nouveau le Directeur d’Alix, le Commandant Tuohy, puis nous nous dirigeons vers le Brooklyn, la nouvelle résidence d’Alix en plein centre de Jacksonville. Nous trouvons très facilement et empruntons l’ascenseur et le long couloir pour découvrir le nouvel appartement au troisième étage. Il est très agréable et bénéficie d’une petite terrasse. La cuisine est très grande mais le salon est plus petit que dans son ancien appartement. Cessna et Piper sont là et accueille avec curiosité les nouveaux envahisseurs. Nous nous installons et nous reposons en attendant le retour d’Alix. C’est réconfortant de savoir que nous allons dormir au même endroit quatre nuits d’affilée !.

Quand Alix rentre de l’école nous allons à Fresh Market, le supermarché bio situé juste devant l’entrée de sa résidence. Faire les courses à pieds est devenu un luxe ! Nous profitons du calme du reste de la journée pour mettre de l’ordre dans les valises.

Mercredi 6 avril 2016

Alix travaille, nous avons «quartier libre» et avons choisi de découvrir le Museum of Southern History. L’entrée en est confidentielle, et ce n’est pas ouvert. Une autre voiture attend aussi l’ouverture. Nous marchons un peu dans la rue pour passer le temps et – enfin – le musée s’ouvre. Il y a une quantité d’objets dédiés à l’histoire de la guerre de Sécession, des maquettes de camp, des coupures de journaux, des drapeaux – dont l’un accompagna la dépouille de Lincoln lors de son rapatriement vers l’Ohio. Le guide-volontaire est un jeune vétéran. Tristan a la chance de pouvoir tenir une carabine d’époque, elle est plus grande que lui ! Le musée est extrêmement intéressant et le guide passionné. Bien que le musée soit tout petit, nous y passons plus d’une heure.

Pour finir la journée, nous avons prévu de conduire Tristan au Zoo. Le zoo est aussi connu pour ses jardins. Nous prenons les places à la machine automatique – peut-être pas une bonne idée après réflexion… En fait ce billet ne donne pas accès à toutes les expositions spécifiques, bien sûr, ce n’est pas dit, donc nous avons le choix, soit repayer, soit ne pas voir… Irritant !

Nous partons sur la gauche et explorons les petites allées qui partent de l’allée principales, des espèces de boucles desservant chacune une attraction particulière, les oiseaux, les papillons – coût supplémentaire – les tigres…

Deux choses plaisent tout particulièrement à Tristan : les girafes et les animaux sculptés grandeur nature dans le jardin !

L’enclos des girafes est gigantesque. Pour les voir plus commodément, une terrasse a été aménagée, qui place le visiteur à la hauteur de la tête de l’animal. Le zoo vend des herbes dont les girafes sont friandes, et les enfants se succèdent pour nourrir les girafes qui dégustent nonchalamment les friandises proposées. Elles sont vraiment magnifiques.

Nous avons eu le temps de déjeuner au snack du zoo, il semble que le ketchup soit devenu une denrée extrêmement rare ! Sur le mur, des paniers tressés indiens qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à nos paniers caraïbes ! Intéressant !

Nous retrouvons Alix qui a réservé dans un restaurant japonais le Teppanyaki. Les convives sont assis à une table en U pour 8 personnes, nous partageons donc notre table avec une autre famille avec laquelle Alix échange des considérations sur les différents restaurants de Jacksonville. Le chef cuisine les différents éléments du repas devant nous sur la plaque métallique, seul le riz est déjà cuit et il se bornera à le faire revenir avec les légumes et les viandes qu’il aura découpés de main de maître devant nous. C’est un vrai spectacle, et le repas est délicieux. C’est tellement copieux que les restes nous nourrirons demain. C’est (encore !) mon anniversaire, j’ai droit à un dessert spécial avec une bougie ! C’est charmant.

Jeudi 7 avril 2016

Aujourd’hui, nous sommes en mission : mission vitamines, mission Pandora, mission robe !

Première escale, Vitamin Shoppe, où il s’agit de faire le plein de compléments alimentaires variés. Difficile de faire son choix. Ensuite mission Pandora. Guillaume nous a chargés de l’achat d’un «charm» à ajouter au bracelet Pandora de Maguelonne. Il a déjà sélectionné deux d’entre eux qui lui plaisent beaucoup. A nous de choisir celui qui sera le plus joli. Nous choisissons le modèle avec des cœurs et des pierres turquoise. Vraiment très joli. Et Alix et Logan en profitent pour faire nettoyer mon bracelet et y ajouter un «charm» supplémentaire. Je suis ravie !

Dernière mission pour la journée, la plus difficile : trouver une robe pour Gabrielle pour la soirée Rock. Indispensable car les jolies robes convenant pour son âge à la Martinique sont tellement rares que toutes ses amies ont les mêmes. Après avoir écumé presque tous les magasins du «Town Center», ce nouveau quartier uniquement composé de boutiques et services de toutes sortes, nous finissons par trouver notre bonheur chez Dillard’s. C’est une très jolie robe blanche qui n’aura pas sa pareille lors de la soirée. Espérons que nous avons sélectionné la bonne taille !

J’ai de la chance, la famille m’accorde une petite demi-heure dans l’un de mes magasins préférés – Jo-Ann Fabrics & Crafts – je peux y acheter un peu de tissu et quelques fournitures !

Misions accomplies, nous rentrons à la maison nous reposer un peu car nous sortons ce soir.Du coup Tristan se met sur son 31

Alix et Logan ont réservé à Terra Gaucha, c’est un restaurant brésilien spécialisé dans les viandes de toutes sortes. Coup de chance, Mike et Megan, un couple d’amis passe la soirée dans un bar restaurant tout proche, nous faisons leur connais-sance sur le parking. Alix et Logan sont invités à leur mariage dans quelques semaines !

Il est très vaste, sur la gauche une immense cave vitrée entière-ment ouverte sur la salle de restaurant.Au fond de la salle, un immense buffet. Les mets proposés au buffet sont très variés et de grande qualité, saumon fumé, asperges et crevettes côtoient tous les plats proposés habituellement. il n’y a pas que du froid, les accompagnements chauds sont prévus, frites, purée, pâtes…Tout est appétissant et abondant. Les plats principaux sont découpés directement à la table des convives. Une carte posée près de chaque assiette signale si le convive veut d’autre viande ou pas, il suffit de la retourner selon son appétit. Les serveurs arrivent et proposent filet de bœuf, ou côte d’agneau, ou gigot, rôti de porc… Bref, tout ce qu’il est possible de griller à la flamme, c’est délicieux et toujours cuit à point, puisqu’on peut demander bleu ou à point !

Ce dîner est vraiment une expérience ! C’est encore une fois mon anniversaire !!! Je choisis le dessert, une crème à la papaye très bonne, le patron se déplace et me donne une enveloppe qui contient un bon de réduction pour un déjeuner dans le restaurant, c’est vraiment un cadeau très sympa ! Un moment familial parfait !

Vendredi 8 avril 2016

Dernière journée pour faire des courses avant le départ. Et puis il nous faut profiter de Logan qui repart dans l’après midi. Nous irons le déposer à l’aéroport.

Notre première étape sera pour notre vieil ami WalMart. Nous y achetons divers cadeaux pour les enfants et pour Snowbell et Bugsy. Ils vont enfin avoir un tapis spécial pour y déposer leurs nouvelles gamelles ! Avec un peu de chance il n’y aura plus de croquettes dans toute la cuisine…

Étape suivante, Target où nous achetons une clé USB pour Jean et HGTV magazine pour moi ! Dernière étape ce matin, Lowe’s où nous avons décidé d’acheter des plants de fraisier pour porter à Marie-Laure, la collègue et amie d’Alix, qui nous a invités ce soir !

Après un rapide lunch nous repartons pour nos courses de dernière minute. Cette fois-ci, nous voici à Ross, cet immense magasin contient presque tout ce que l’on veut pour la maison ou pour s’habiller. Nous tombons en arrêt devant le cabas parfait pour aller à la plage. Nous sommes certains que Maguelonne en fera bon usage. Dernier arrêt, Michael’s, magasin spécialisé dans les loisirs créatifs, la décoration et les tissus. Didier et Tristan se sont prêtés de bonne grâce à ces courses car ces magasins ont de quoi intéresser tout le monde !

Nous nous rendons chez Marie-Laure après avoir récupéré les fraisiers. Elle et son mari Shane ont vendu leur charmante maison ancienne proche du centre ville pour en acheter une plus excentrée mais beaucoup plus grande. Celle-ci est effectivement très vaste, avec un grand patio et une petite piscine. Elle est au bord de la rivière et Shane a pu y amarrer son bateau. Le jardin et les environs sont assez grands et sécurisés pour que leurs trois fils puissent jouer sans crainte. Tristan et les trois garçons, Jack – qui a à peu près l’âge de Tristan-, Matthew et Sam, jouent tout de suite ensemble. Et Tristan découvre ce dont il rêve depuis longtemps, une cabane dans l’un des arbres du jardin. En fait, c’est juste une espèce de plateforme juchée à la base des branches principales, pour y grimper, des clous dans le tronc ! Les enfants sont ravis ! Lucy, le jeune chien, leur tourne autour. Marie-Laure est ravie des fraisiers et c’est l’occasion pour Shane d’apprendre l’expression «ramener sa fraise» ! Les adultes ont le plaisir de déguster la pêche de Shane, amateur de pêche au large. C’est très bon et nous passons une soirée agréable. Nous rentrons assez tôt, car le départ de notre avion sera très matinal.

Samedi 9 avril 2016


Qui ne souhaite recevoir un tel accueil au retour d’un long voyage?

C’est le grand retour : adieux à la petite famille et aux deux chats, et direction l’aéroport. C’est tout près mais il faut rendre la voiture de location avec 7136 km de plus au compteur et il semble que les loueurs prennent un malin plaisir à rendre les choses difficiles aux passagers stressés : il faut d’abord repérer l’entrée de parking adéquate puis notre propre loueur, Dollar ! Bien sûr il faut trimballer les bagages jusqu’à la banque d’enregistrement ! Nous louons un chariot grâce à notre carte de crédit ce qui rend le transport des bagages plus facile et nous finissons par arriver à American Airlines. Horreur : nous sommes contraints d’utiliser la borne d’enregistrement automatique, puis nous confions nos valises et notre grand sac à l’hôtesse, nous n’avons plus que la petite valise de cabine de Tristan et nous nous rendons vers l’embarquement, passage obligé à la fouille toujours simplifiée grâce à notre tampon «TSA Pre-checked» et nous voici prêts pour la première partie de notre retour, direction Miami !

Nous arrivons bien sûr très tôt à Miami, nous avons donc le temps de manger à l’aéroport avant d’embarquer vers onze heures pour Fort-de-France.

Maguelonne et Guillaume sont venus accompagnés d’Edgar pour nous accueillir et surtout récupérer leur fils qui commence à leur manquer. La joie d’Edgar fait plaisir à voir.

Compte rendu rédigé par Danièle Repetto à l’intention de son petit-fils Tristan.
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