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Une place pour les premières nations du canada

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Sa'n
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Une place pour les Premières Nations du Canada

28-septe-2006 à 04:10:06 par Sa'n
Bonjour,

N'y aurait-il pas une place sur ce site web pour les Premières Nations du Canada?

Malheureusement, en n’ayant comme sujet que les Nations des U.S.A. vous «acceptez» cette frontière Canada/U.S.A. qui n’est qu’imaginaire aux yeux des Premières Nations du Canada et des U.S.A. Plusieurs Peuples ont leurs territoires «divisés» par cette frontière tracée sans leur avis ou autorisation. Malgré cette «frontière» «légale» tous ceux dont les territoires sont divisés ont un droit de passage, de chasse, de pêche et de cueillette sans être importuné.

Visitez mon site Mi’ma’ki à l’adresse www.astrosante.com/Mikmaq.htm Vous y trouverez une longue liste de sites web d'ici. Vous trouverez sur ce site de quoi briser les mythes sur les Peuples Autochtones du Québec et du Canada. Dans l'histoire du Québec et du Canada, les Premières Nations ont eu, jusqu'à maintenant, très peu de visibilité. Ce qu'on connaît d'eux, aussi bien ici qu'à travers le monde, est une sorte de version folklorique, une forme de connaissance ou de méconnaissance.

Vous y découvrirez les coutumes , les lois qui l'ont marqué, des recettes ainsi qu'un lexique parmi les plus complets sur le web.

De grâce, oubliez ce mot «tribu» qui sonne très négativement à nos oreilles
 
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Premières nations du Canada

28-septe-2006 à 08:22:22 par El Coyotos
Bonjour Sa'n,

Comme tu l'auras remarqué, ce site est sur l'ouest des Etats Unis. Ceci explique pourquoi je ne parle pas des Premières Nations du Canada.

Flèche Doucement la pub pour ton site Clin d'oeil
Que tes pas marchent dans la beautée. Proverbe Navajo
Le récit de mon premier voyage dans l'ouest américain: 21 jours Arizona et le Nouveau Mexique ainsi que le Colorado et l'Utah
 
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Sa'n
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Voilà longtemps que nous sommes arrivés

03-octob-2006 à 00:16:26 par Sa'n
Bonjour El Coyotos,

C'est aussi bien à l'ouest, au centre et à l'est que les territoires sont coupés par cette frontière qui a été tracée sans le consentement des Nations concernées. Comme je le disais, cette frontière entre les U.S.A. et le Canada n’est qu’imaginaire aux yeux des Premières Nations du Canada et des U.S.A. ...internationalement c'est autre chose.

Chaque individu dont les territoires de sa Nation sont divisés peut choisir en plus de sa nationalité propre une nationalité soit canadienne ou états-unienne. Chaque individu a donc deux satuts, celui de sa Nation "amériendienne" et celui du pays dont il veut bien faire parti. La plupart du temps, l'individu choisira le pays où il est né.

Ginu iga'ql pegisin (Voilà longtemps que nous sommes arrivés)

D'accord pour y aller doucement sur la pub Super content

 
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03-octob-2006 à 09:08:55 par La Squaw
Salut à Toi Sa'n,

"Voilà longtemps que nous sommes arrivés" et tu peux rajouter "Nous étions là bien avant eux...".

Je suis entrain de lire un bouquin (que j'ai eu du mal à dégoter d'ailleurs !) c'est "Enterre mon coeur à Wounded Knee" de Dee Brown édité en 1970, et j'avoue que c'est effrayant de voir sur quelles bases ont été bâtis les Etats-Unis : mensonges, spoliations, traitrise, massacres, meurtres et sang. Et sur d'autres territoires conquis, le dessin est le même.

Je conseille vivement ce livre parce que ce qu'on nous apprends à l'école (je parle pour la France) c'est une infime partie de la vérité. Et il y aura toujours quelqu'un pour minimiser les exactions de l'homme blanc si tant est que l'on puisse le caractériser ainsi... (au sens figuré, le mot blanc ne signifie-t'il pas être innocent ?!).

Bonne continuation Clin d'oeil
Portez-vous bien...
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Valerie de Janeiro
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03-octob-2006 à 20:36:16 par Valerie de Janeiro
"l'homme blanc si tant est qu'on puisse le caracteriser ainsi"

Justement hier nous avons aborde le sujet en classe. J'enseignais les couleurs en espagnol a des ados Hopi (14-17 ans) et je leur demandais d'associer quelque chose de caracteristique a chaque couleur. Par exemple, orange: une citrouille. blanc: ils ont designe la couleur de ma peau. Je leur ai dit: "my skin is not white, we are all in shades of brown", j'ai mis une feuille de papier (blanc) contre ma peau pour leur montrer la difference. A mon avis, tout en observant une langue, il faut savoir aller au-dela des mots, qui restreignent parfois le monde autour de nous. La symbolisation dans le langage des mots "blanc" et " noir" exacerbe l'histoire sous-entendue derriere. En realite, on a chacun un peu plus ou un peu moins de melanine dans la peau, c'est tout. Cette realisation genere souvent de grands sourires de la part des ados (pas seulement les native d'ailleurs), un peu comme un soulagement, comme s'ils l'avaient toujours su mais n'y avaient jamais vraiment pense. Ca nous rappelle que nous sommes tous des hommes et donc tous des "freres". Apres ca, mes etudiants Hopi commencent a comparer les differents teintes de leur peau, car ils ne sont pas tous pareils, et ils sont a l'aise pour en parler. L'injustice des mots ne se limite pas aux couleurs; les filles dans ma classe etaient outrees de realiser qu'en espagnol, si dans un groupe d'individus, on a 99 filles et un seul garcon, on fera reference a ce groupe comme "ellos" (=ils) et non pas "ellas" (=elles). Meme chose en francais je crois, alors qu'en anglais cette difference n'existe pas: "they".
Finalement hier pour la couleur blanc, ils ont choisi: les dents. Alors certains ont ferme la bouche, de peur que les leurs ne soient pas assez blanches... puis tout le monde a eclate de rire! (en montrant bien ses dents). N'ignorons pas nos differences: observons-les, apprecions-les et sachons en rire (de bon coeur).

Attention aux mots et a leur pouvoir.
Et puisque nous sommes humains,
on va les utiliser ces mots,
avec plus ou moins de succes .

Val
 
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Sa'n
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Mythes et réalités

04-octob-2006 à 03:28:43 par Sa'n
Gwe' Sqwa,

Tu serais surement intéressée à le document «Mythes et réalités sur les Peuples Autochtones» écrit conjouintement par des autochtones et des allochtones du Québec. C'est un document de 84 pages ...et il est gratuit. Tu peux te le procurer par la poste ou par le site web ou en faisant la demande à la Maison du québec à Paris.

Me' wi'tites (mes salutations)


Salut à Toi Sa'n,

"Voilà longtemps que nous sommes arrivés" et tu peux rajouter "Nous étions là bien avant eux...".

Je suis entrain de lire un bouquin (que j'ai eu du mal à dégoter d'ailleurs !) c'est "Enterre mon coeur à Wounded Knee" de Dee Brown édité en 1970, et j'avoue que c'est effrayant de voir sur quelles bases ont été bâtis les Etats-Unis : mensonges, spoliations, traitrise, massacres, meurtres et sang. Et sur d'autres territoires conquis, le dessin est le même.

Je conseille vivement ce livre parce que ce qu'on nous apprends à l'école (je parle pour la France) c'est une infime partie de la vérité. Et il y aura toujours quelqu'un pour minimiser les exactions de l'homme blanc si tant est que l'on puisse le caractériser ainsi... (au sens figuré, le mot blanc ne signifie-t'il pas être innocent ?!).

Bonne continuation Clin d'oeil
 
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L'homme blanc...

04-octob-2006 à 12:14:36 par La Squaw
Salut à vous !

Tout d'abord, merci à toi Sa'n pour l'info sur le bouquin, je suis toujours friande de lecture concernant les peuples autochtones, concernant les "peaux rouges" (là ces mots pour enchaîner une réponse sur le message de Val, mots que je ne cautionne pas, je précise…) Tilt !!! Peaux Rouges… je me suis toujours demandée pourquoi on définissait les peuples autochtones (continent américain) comme "Peaux rouges". A cause de la couleur de peau ? Oui, mais c'est plutôt hâlé pas rouge , et plus on va vers le nord voir Canada, Québec le pigment des peaux est plus clair. Peut-être est-ce du aux peintures de guerre, ou encore est-ce leur sang coulant sur les visages des champs de bataille. Que de suppositions.

Pour en revenir à l'homme blanc, ce sont les premiers autochtones qui ont appelés ainsi les européens fraîchement débarqués sur leurs terres, cela par simple observations. Au fil du temps, c'est devenu plus péjoratif et ces mots définissent celui qui s'est approprié les terres, celui qui a voulu exterminer un peuple, ou plutôt des peuples (car il n'y pas que le continent américain concerné…).

Petit clin d'œil Clin d'oeil à Sa'n (dont j'ai retrouvé les mots sur un autre site) :

-"En langue Mi’kmaq… Nous utilisons aussi l’expression «Wapeg oagei» pour désigner l’homme blanc. Cette expression signifie «chair blanche»."- Ce qui veut bien dire qu'au départ, il y a bien une observation de couleur.

Toutefois, je suis entièrement d'accord avec Val et ton enseignement est juste, la couleur de peau ne doit pas faire de différences, nous sommes tous des êtres humains fais de chair et de sang. Mais nous sommes européens et n'avons pas le même passé que tes étudiants Hopis. Le terme "homme blanc" est dans les mémoires et peut-être même dans les gènes non pas comme étant un être humain de couleur blanche, mais comme étant l'être humain par qui le malheur est arrivé.

Lorsque tu m'as cité -"l'homme blanc si tant est que l'on puisse le caractériser ainsi..."-, tu as oublié la parenthèse qui était juste après -"au sens figuré, le mot blanc ne signifie t'il pas être innocent ?!"-. Jeu de mots…

Bonne continuation Clin d'oeil
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Sa'n
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Peaux rouges

04-octob-2006 à 23:37:36 par Sa'n
Salut à toi ntutemsqw,

Le mot «peaux rouges» et les mots «sauvages» et sauvagesses» sont restés collé s à la peau des autochtones d’ici jusqu’à tout récemment. Même les livres d’histoire et les grammaires utilisaient encore ces mots jusqu’au années 70. Cependant, dans ma vieille grammaire on écrivait le mot «Sauvage» avec une majuscule.

Le Nouveau Monde a été «découvert» par Christophe Colomb en octobre 1492, pensant qu'il avait trouvé les Indes, il baptisa les indigènes qu'il y rencontra des «Indiens», ce surnom qu’il venait de leur donner allait demeurer pour toujours. Quelques années plus tard, d'autres explorateurs «découvraient» ce qui est aujourd'hui Terre-Neuve, les territoires nordiques du Québec actuel et les Be'othuks qui habitaient ces territoires.

Les Be'othuks ont été les premiers Autochtones des Amériques à entrer en contact avec les Européens, d’abord les explorateurs Vikings, puis les pêcheurs et baleiniers européens. Ces Peuples Autochtones avaient l’habitude de couvrir leurs corps, et leurs vêtements d’une peinture rouge, c'est de là que nous vient le surnom de «Peaux-rouges», surnom qui lui aussi a été adopté par les Européens…mais pour désigner maladroitement tous les Autochtones des Amériques.

Aucun Autochtone ne se couvre de peinture rouge aujourd'hui. Ce surnom n'a plus sa raison d'être depuis fort longtemps, les Be'othuk ayant connu une quasi-extinction par les maladies apportées par les Européens.

Des descendants de ces Be'othuk peuvent très bien y vivrent encore mais assimilés à d'autres Peuples. Vivant entre autre de pêche ils ont du se glisser vers les autres côtes lorsqu’ils ont été chassés par les Européens. Il est certain que les nouveaux arrivants n’occupaient pas la partie nord de Terre-Neuve à cette époque. Les Be'othuk ayant connu une quasi-extinction par les maladies, ses survivants se sont sûrement joints ou mariés à des membres de d’autres Nations. On peut aussi dire que les Be'othuk ont pu adopter des mots de d’autres Nations comme beaucoup d’autres langues autochtones ont pu le faire, ce qui expliquerait le dialecte très différent des "Mi'kmaq" habitant cette région aujourd'hui. Chose certaine, l’entente était très bonne entre ces Peuples voisins puisqu’il est archéologiquement prouvé que les Mi’kmaq et les Wolastoqiyik (Malécites) étendaient leurs territoires de pêche jusqu'au côtes du Labrador.

Ta'n goqwei ewi'gm teliaq (Ce que j'écris est vrai).

Wi'tites.


Salut à vous !

Tout d'abord, merci à toi Sa'n pour l'info sur le bouquin, je suis toujours friande de lecture concernant les peuples autochtones, concernant les "peaux rouges" (là ces mots pour enchaîner une réponse sur le message de Val, mots que je ne cautionne pas, je précise…) Tilt !!! Peaux Rouges… je me suis toujours demandée pourquoi on définissait les peuples autochtones (continent américain) comme "Peaux rouges". A cause de la couleur de peau ? Oui, mais c'est plutôt hâlé pas rouge , et plus on va vers le nord voir Canada, Québec le pigment des peaux est plus clair. Peut-être est-ce du aux peintures de guerre, ou encore est-ce leur sang coulant sur les visages des champs de bataille. Que de suppositions.

Pour en revenir à l'homme blanc, ce sont les premiers autochtones qui ont appelés ainsi les européens fraîchement débarqués sur leurs terres, cela par simple observations. Au fil du temps, c'est devenu plus péjoratif et ces mots définissent celui qui s'est approprié les terres, celui qui a voulu exterminer un peuple, ou plutôt des peuples (car il n'y pas que le continent américain concerné…).

Petit clin d'œil Clin d'oeil à Sa'n (dont j'ai retrouvé les mots sur un autre site) :

-"En langue Mi’kmaq… Nous utilisons aussi l’expression «Wapeg oagei» pour désigner l’homme blanc. Cette expression signifie «chair blanche»."- Ce qui veut bien dire qu'au départ, il y a bien une observation de couleur.

Toutefois, je suis entièrement d'accord avec Val et ton enseignement est juste, la couleur de peau ne doit pas faire de différences, nous sommes tous des êtres humains fais de chair et de sang. Mais nous sommes européens et n'avons pas le même passé que tes étudiants Hopis. Le terme "homme blanc" est dans les mémoires et peut-être même dans les gènes non pas comme étant un être humain de couleur blanche, mais comme étant l'être humain par qui le malheur est arrivé.

Lorsque tu m'as cité -"l'homme blanc si tant est que l'on puisse le caractériser ainsi..."-, tu as oublié la parenthèse qui était juste après -"au sens figuré, le mot blanc ne signifie t'il pas être innocent ?!"-. Jeu de mots…

Bonne continuation Clin d'oeil
 
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Valerie de Janeiro
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QUELQUES REFLEXIONS SUPPLEMENTAIRES

05-octob-2006 à 20:45:49 par Valerie de Janeiro
LES COULEURS: quand des peuples etrangers se sont decouverts, la premiere chose qu’ils ont remarque, souvent c’etait la difference de couleur entre leurs peaux (lorsque les espagnols sont arrives en Amerique du sud, ils ont aussi ete remarques pour leurs barbes, leurs armures & leur chevaux qui semblaient faire partie de leur corps). Et aujourd’hui aussi, la difference de couleur, c’est souvent la premiere chose qu’on constate. Normal. C’est une classification mentale, tout comme on voit un chien noir ou un chat blanc. C’est un moyen de se reperer soi, par rapport a son environnement, d’etablir notre identite. De plus pour communiquer, c’est la maniere la plus simple & efficace de nommer la difference: entre especes: un chien, un chat, un homme, un oiseau,... et a l’interieur de l’espece: les noirs, les blancs, les jaunes, les peaux-rouges, les petits hommes verts (sont-ils vraiment humains?!), il y a meme des hommes bleus (reellement, c’est un truc genetique aux US dans le Kentucky). Au depart et selon les contextes, ca n’a rien de pejoratif. Avec le temps, l’histoire et selon les cultures, les couleurs (et tout un tas d’autres mots) prennent des significations plus profondes, pas toujours positives. Dans mon dernier message, je n’ai pas mentionne mais j’avais a l’esprit l’un des sens figures du mot “blanc”, qui peut symboliser l’innocence, la purete (ex: la robe de la mariee)/ le “noir” qui peut representer le peche ou le mal (ex: des pensees noires). On peut etre vert de jalousie, rouge de colere, blanc comme un linge,... pourtant en soi, toutes ces couleurs, leurs nuances et leurs assemblages peuvent etre tres jolis, harmonieux. Et le monde n’est pas si simple que noir et blanc! Heureusement.

L’HISTOIRE: il n’est pas question de l’oublier, tout comme il n’est pas question d’ignorer la difference entre 2 teintes de peaux. Elle definit, explique en partie qui on est. En tout cas, au niveau personnel, l’histoire ne sert ni a nous excuser ni a nous culpabiliser. Elle peut nous aider a prendre des decisions dans le present, et pour le futur.
A part les grandes lignes generales, ce qu’on en sait de l’histoire, c’est une interpretation d’evenements qui ont eu lieu dans le passe. Il n’y a pas vraiment une histoire, mais une variete de comptes rendus. Un temoignage est un peu comme une photo: ce qu’on voit cache ce qu’il y a derriere et tout autour (le contexte). Plusieurs points de vue d’un meme evenement peuvent apporter une image en 3-d, redonner vie et mouvement a cet evenement passe. Et il faut choisir, faire le tri. C’est pas toujours facile (meme chose avec les infos aujourd’hui!)
La je ne parle que pour l’Arizona (ailleurs aux US je ne sais pas):
on parle de prehistoire ou histoire precolombienne pour tout ce qui est des “tribes” (=”groupes ethniques” est l’expression francaise appropriee, je crois) qui sont eteintes aujourd’hui. Par exemple: les Anasazi, les Sinagua, il n’y a pas de temoignages ecrits mais arqueologiques.
Il y a la tradition orale, les histoires, qui sont aujourd’hui egalement ecrites soit en anglais, soit dans les langues traditionnelles. La langue Hopi (entre autres) est aussi ecrite aujourd’hui. Le premier dictionnaire Hopi a ete publie il y a quelques annees. Mais les histoires et la langue varient selon les villages. Il y a des versions differentes, parfois des desaccords, ce qui entraine aussi des difficultes dans l’enseignement. Dans chaque cas, c’est celui qui la raconte qui dit la vraie histoire, celui qui la parle qui utilise la vraie langue (ce sont eux-meme qui le declarent). Logique, non?
On parle d’histoire pour ce qui est apres l’arrivee, voire l’etablissement des blancs.
Histoire, histoires, prehistoire, ce sont des classifications pratiques.
Aux US (en Arizona) de nos jours, le point de vue des native n’est pas tres detaille dans les livres d’histoire scolaires, il y a des erreurs aussi. Dans notre ecole, c’est un peu particulier: l’histoire des differentes “tribes” est enseignee ici dans un cours qui s’appelle: Native American studies (par une Hopi et un blanc), il existe un livre scolaire la-dessus. La langue aussi est enseignee, mais il n’y a pas de livre scolaire pour le Hopi, et cette langue n’est pas encore formellement reconnue par le departement d’education de l’etat d’Arizona.
Et qui les rapporte, comment, ou, quand elles sont transmises ces histoires du passe, tou ca fait la difference: un blanc, celui d’une tribe autre, un prof, la voix d’un storyteller reconnu, celui d’un clan autre, a l’ecole, dans une kiva, en hiver, la personnalite d’un individu quel qu’il soit, un bouquin, l’internet, ses propres grands parents,...

AUJOURD’HUI: le defi pour les jeunes natives (tel que je l’observe sur la reserve Hopi aujourd’hui), c’est d’assembler, ajuster et equilibrer leur propre vie entre leur monde traditionnel et leur monde qui se transforme a toute vitesse et qui les projette toujours plus vite au-dela d’eux-meme: portables, Ipods, myspace.com, M.T.V.,... et tout ce que ces extentions de soi entrainent dans les moeurs. Ils evoluent quelquepart entre les 2, chacun a leur maniere. En tout cas, il n’est pas question de “retourner en arriere”! C’est la seule maniere pour la continuite (continuation?) de la tradition. Meme chose avec la langue, avec toute langue: pour survivre, elle doit evoluer, s’adapter. Si elle est rigide et ne change pas, elle perd sa raison d’etre (la communication), devient obsolete et disparait.

UNE QUESTION: est-ce qu’il n’y a pas un peu de ca dans le monde entier aujourd’hui: la difficulte pour chacun d’ajuster ses traditions, langues, moeurs, sante, religions,... au monde qui evolue si vite, et toujours plus vite? Et est-ce que ce mouvement technologique n’est pas encore plus extreme que ne l’a ete la revolution industrielle?!

Val

 

 

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