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En bref

Introduction : Hopi, peuple amérindien parlant une langue shoshone de la famille uto-aztèque. Ces Indiens Pueblo du Sud-Ouest, également appelés Moqui, vivent dans un petit groupe de villages indépendants les uns des autres, sur ou à proximité de hautes mesas (tables en espagnol) du nord-est de l'Arizona. Ces villages, ou pueblos, dans lesquels la culture hopi fut longtemps conservée pendant la période de domination espagnole puis anglo-saxonne, firent l'objet de nombreuses études d'anthropologie.
Localisation : Nord est de l'arizona enclavés dans la réserve Navajo
Langue : Uto-Aztec
Population : 11 111 (2005)

Drapeau Hopis :

Drapeau Hopis

Localisation

 

Les Hopis vivent aujourd'hui dans 13 villages dont la plupart sont perchés sur les trois mésas qui composent la réserve. La réserve Hopis est enclavés dans la réserve Navajo

Voir la carte des réserves Hopis

Informations détaillées

Villages Hopis

Il existe 13 villages dont la plupart sont perchés sur les trois mésas qui composent la réserve :

  1. Pueblos (villages) de la premiere Mesa : Waalpi (Walpi), Hanoki (Hano ou Tewa), Sitsomovi (Sichomovi).
  2. Pueblos de la seconde Mesa : Songoopavi (Shongopavi), Musungnuvi (Mishongnovi), Supawlavi (Shipaulovi).
  3. Pueblos de la troisieme Mesa : Hoatvela (Hotevilla), Paaqavi (Bacavi), Munqapi (Moencopi), Kiqotsmovi(Kykotsmovi), Orayvi (Oraibi le neuf) et Oraibi le vieux.
  4. Plus à l'est, dans la vallée : Keams Cayon.

Vie quotidienne

Le peuple hopi comprend l'unique branche du groupe linguistique shoshone qui ait réussi à s'adapter à la vie dans les pueblos. Dans leurs traditions, leur organisation sociale et leurs coutumes, les Hopi sont très semblables aux autres Amérindiens Pueblos, et à l'époque actuelle, leur culture est bien mieux préservée que celle des peuples vivant le long du Rio Grande.

Les Hopi cultivent du maïs, des haricots, des courges ainsi que quelques fruits. Ils fabriquent aussi des paniers et des couvertures, et sont d'habiles potiers et sculpteurs. Les maisons hopi, construites par les femmes, sont faites de pierres grossièrement taillées et posées à sec, et sont finies avec un enduit au plâtre. Les plafonds, soutenus par des poutres et des mâts entrecroisés, se composent d'un mélange compressé de branchages et d'argile. Les sols sont parfois dallés et les murs intérieurs sont généralement blanchis au gypse, et parfois décorés de bandes géométriques simples. Dans les anciennes maisons hopi, les portes, qui étaient les seules sources de lumière, étaient parfois creusées en forme de T. Les maisons modernes possèdent généralement des fenêtres avec des vitres de verre et des portes avec des charnières.

Les Hopi sont groupés par clans exogames ; c'est-à-dire que la relation de parenté au sein de chaque clan est si forte que les mariages entre membres d'un même clan sont interdits. Les clans eux-mêmes sont généralement associés par paires, et ces liens sont parfois suffisamment forts pour justifier des groupements exogames plus larges. Le mariage est monogame, et la descendance est matrilinéaire, c'est-à-dire qu'elle suit la ligne maternelle.

Spiritualité

La religion hopi, comme celle de tous les autres peuples pueblo, comprend le culte de la nature, et il existe de nombreuses cérémonies destinée à invoquer ou à influencer les puissances surnaturelles.

Le culte des ancêtres joue également un rôle important dans les cérémonies hopi. On peut déceler quelques influences chrétiennes, en particulier dans les dates des cérémonies et l'observation des fêtes des saints.

Les rituels privés se tiennent dans des salles de cérémonie souterraines appelées kiva, et les offices et les danses publiques ont généralement lieu en plein air. Les cérémonies religieuses hopi les plus importantes sont les mystères de la fertilité kachina (le kachina est l'esprit d'un ancêtre, représentant généralement un clan, symbolisé dans les cérémonies par un danseur masqué et couvert de peintures), et les rituels de culte du soleil et du feu au milieu de l'été et au milieu de l'hiver.

La fameuse danse du serpent, en réalité une danse de la pluie, est considérée comme l'une des cérémonies amérindiennes les plus spectaculaires. Elle a lieu tous les deux ans aux alentours du 20 août, et attire des milliers de visiteurs.

Stanley Stewart, du Daily Telegraph

Les Hopis ont la réputation d’être les Greta Garbo des nations indiennes, fascinants mais insaisissables.

Leur réserve, enclavée, est comme une île au milieu des terres navajos [elle est en plein centre de celle des Navajos]; les deux nations se querellent depuis plus d’un siècle pour des problèmes de territoire.

Les Hopis – l’une des nations les plus traditionnelles – et leurs cérémonies religieuses élaborées fascinent les anthropologues depuis longtemps, sans parler des ethnographes et des doux dingues new age persuadés d’avoir été des guerriers hopis dans une vie antérieure.

Je dirige ma diligence vers l’ouest, en suivant le vieux sentier Old Onate à travers une plaine jaune et sans arbres. La route, aussi droite qu’une règle, est ponctuée par une ligne solitaire de poteaux télégraphiques et quelques clôtures tentant vaguement d’enfermer 520 000 hectares de désert.

Pour 10 000 Hopis, c’est ici le centre de l’univers. Aux yeux de l’étranger, c’est la cambrousse la plus paumée qui soit. A l’horizon, sous un immense ciel zébré de nuages, se dressent trois plateaux baptisés fort efficacement First, Second et Third Mesa [première, seconde et troisième mesa*], sur lesquels se dressent les 13 villages de pierre des Hopis.

Distants de 15 kilomètres à peine, ils fonctionnent comme autant de pays indépendants, avec des habitants parlant leur propre dialecte. On dirait que les Hopis ne font pas plus cas les uns des autres que s’ils étaient des étrangers les uns pour les autres [ça, c'est lui qui le dit...].

Ma diligence gravit avec peine la route abrupte menant au village de Walpi, sur First Mesa. Datant de 1680, Walpi est un village qui a été érigé selon les critères hopis. Les maisons de pierre, accrochées au faîte des falaises entre d’étroits sentiers entrelacés, rappellent les ruines Anasazis.

Une matriarche hopi me fait visiter le village. C’est une femme carrée aux longues jupes et dont le foulard encadre un visage plat couleur de cuivre. Mes questions sur la religion hopi ne provoquent que des réponses laconiques : les célèbres cérémonies [dans les Kivas**] ont pour but d’accueillir toute une série d’esprits, les ancêtres morts qui vivaient dans les San Francisco Peaks, à 110 kilomètres à l’ouest.

Ils viennent tous les ans dans les terres hopis, à la saison des cultures, pour y apporter pluie et fertilité. Les katchinas***, forme d’art majeure des Hopis, et les danseurs masqués, au centre de ces cérémonies, sont des représentations de ces esprits.

Nous en venons à parler des Anasazis et de leurs villages dans la falaise, et du mystère de leur brusque disparition. “Ce n’est pas du tout un mystère, me dit-elle. Les Anasazis n’ont pas disparu. Ils sont venus ici, dans ces terres. Si c’est les Anasazis que vous cherchez, alors vous les avez trouvés.” Elle monte dans un pick-up Dodge et fait rugir le moteur. “Je dois y aller”, me dit-elle, en me serrant la main par la fenêtre ouverte. “Cette Anasazi est en retard pour le dîner.”

* Plateaux constitués par les restes d’une coulée volcanique mise en relief par l’érosion. Mesa en Espagnol veut dire table.
** Chambres cérémonielles secrètes, semi-souterraines, caractéristiques des pueblos anasazis.
*** Petites poupées de bois peint, représentant les masques des esprits des ancêtres, qui sont sculptées par les parents pour leurs enfants

Culture

Kachinas

Kachina

Dans la mythologie des Indiens Hopi et Zuni du Nouveau Mexique et de l'Arizona, au Sud Ouest des Etats-Unis, les kachinas sont des esprits : esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants...

Une sorte d'inventaire du monde visible et invisible.

Six mois par an, à l'occasion de fêtes rituelles, ces esprits s'incarnent dans des danseurs masqués et costumés.

Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l'issue des fêtes, pour qu'ils se familiarisent avec le monde des esprits.

Kivas

Kiva

La Kiva est, dans la plupart des cas, une pièce ronde et enterrée.

Pour les Hopis, y entrer, c'est changer de temps. Sur son sol, on trouve au centre de la pièce un petit trou bouché par une pièce de bois que l'on ouvre durant les rituels. Ce trou se nomme sipaapu comme le trou de l'émergence du Grand Canyon (un conduit mythique reliant le monde des hommes au monde "d'avant").

C'est au moyen du même terme que les hopis désignent, de façon humoristique, mais pertinente, le sexe des femmes.

Ouvrir le Sipaapu, c'est communiquer avec ceux du dessous, ceux qui sont morts ou qui ne sont pas nés.

Mesas

Mesas Hopis

 

Les villages Hopis sont situés sur le dessus ou au pied de trois mesas le long de la route 264 entre la ville de Keams Canyon à l'est et la ville de Tuba City à l'ouest.

Une mesa un un plateau (voir photo ci-contre) et signifie table en espagnol.

La première mesa, se trouve à environ onze milles à l'ouest de Keams Canyon. Sur cette mesa se trouve les trois villages traditionnels de Hanoki (Tewa), de Sitsomovi (Sichomovi) et de Waalpi (Walpi).

Histoire

On pense que les Hopis ont immigré du nord du Mexique environ 500 ans avant J.C.

Cette histoire débute avec les périodes Pueblo I et II, qui vont du VIIIème au XIème siècles de notre ère.

Le Pueblo III, correspondant au XIème et XIIIème siècles, marque l'apogée d'une civilisation qui parsema des zones , aujourd'hui semi désertiques, de constructions en pierres sèches, comportant souvent plusieurs étages.

A partir du XIVème siècle, Pueblo IV (jusqu'à l'arrivée des Espagnol en en 1540), et Pueblo V (contemporain) amorcent une décadence.

Les Hopis étaient une tribu de chasseurs et de cueilleurs qui vivaient dans des maisons enterrées.

Environ 1200 ans plus tard, l’aliment de base devint le maïs qu’ils étaient capables de faire pousser sur les plateaux arides. Plusieurs petits groupes s’associèrent et de grands villages virent le jour.

L’agriculture devint de plus en plus importante au fur et à mesure que la population grandissait. Des clans se formèrent, et chacun était responsable de son champ.

La société Hopi était matrimoniale, c’est à dire les successions et le statut social se faisaient par la mère. Les femmes possédaient les champs, mais seuls les hommes de leur clan pouvaient y travailler. Chaque clan avait également la charge de certaines cérémonies au cours de l’année.

C’était une société où chaque clan pratiquait sa propre cérémonie et même les femmes pouvaient y officier.

Les Hopis vivèrent ainsi jusqu’aux environ de 1540, quand un groupe d’explorateurs espagnols mené par Coronado, vinrent pour la première fois dans cette région. Par la suite, les missionnaires espagnols essayèrent de convertir les indiens au christianisme tandis que les explorateurs et les soldats cherchaient tous les moyens pour les exploiter.

Pendant ce temps, la tribu Navajo voisine commencait elle-aussi à sentir la pression des Espagnols. Il s'en suivi une guerre qui affecta les Hopis et les autres tribus voisines. Cette période de guerre dura jusqu’en 1824 quand les Espagnols ont reconnu l’indépendance du Mexique et que les terres des Hopis furent données au gouvernement mexicain. Bien que l’Espagne les laissa maintenant en paix, les Navajos continuèrent d’attaquer les Hopis pour prendre leurs terres. En 1870 le gouvernement américain revendiqua lui aussi les terres Hopis. Ceux-ci durent à nouveau se battre pour finir dans la réserve Hopi de Black Mesa où ils vivent encore aujourd’hui.

Multimedias

 

Photos

 

 

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