Navigation

En bref

Introduction : Aujourd’hui, les descendants des Sioux vivent dans des réserves aux États-Unis, dans le Minnesota, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud, le Montana, Nebraska et le Minnesota. Ils ont conservé leur langue amérindienne et ses trois principaux dialectes.
Localisation : Dakota du nord, Dakota du sud, Montana, Nebraska et Minnesota
Langue : Sioux
Population : 108 272 (2005)

Drapeau Sioux :

Drapeau Sioux

Localisation

 

Les Sioux vivent aujourd'hui dans le Dakota du nord, le Dakota du sud, le Montana, le Nebraska et le Minnesota.

Voir la carte des réserves Sioux

Informations détaillées

Les Sioux, une confédération

Les Sioux sont une puissante confédération de peuples d’Indiens d’Amérique du Nord, de la famille linguistique Sioux et de la zone culturelle des Plaines. Le mot ojibwa désignant le groupe, transcrit en français par les premiers explorateurs et négociants par le mot Nadouessioux, fut abrégé en Sioux et passa ainsi dans la langue anglaise. Les Sioux s’appellent eux-mêmes OCETI SAKOWIN OYATE , ce qui signifie «le peuple des septs feux». Ces sept peuples se répartissent en trois divisions majeures (voir ci-dessous).

Première division : Les Teton ou Lakota

  • Oglala ("Ils se dispersent")
  • Sicangu-Brulé ("Cuisses brûlées") et Lower Brule (Sud Dakota)
  • Minneconjou « Mnikwojupi» ("Ils plantent près de l'eau"). Réserve de Cheyenne River (Sud Dakota)
  • ltazipco ("Sans arc"). Réserve de Cheyenne River (Sud Dakota)
  • Ooenunpa ("Deux fois bouilli"). Réserve de Cheyenne River (Sud Dakota)
  • Sihasapa ("Pieds noirs" ou Blackfeet Sioux, à ne pas confondre avec le peuple Blackfoot). Réserve de Cheyenne River (Sud Dakota).

Deuxième division : Les Santee ou Dakota

  • Sisseton. Réserve Sisseton-Wahpeton (Sud Dakota)
  • Wahpeton ("Ils habitent sous les feuilles"). Réserve Sisseton/Wahpeton (Sud Dakota)
  • Wahpekute ("Ils chassent sous les feuilles"). Petites réserves du Minnesota
  • Mdewakanton ("Ils habitent le lac sacré"). Réserves de Devil's Lake (Nord Dakota et de Prior Lake (Minnesota).

Troisième division : Les Yankton ou Nakota

  • Ankton « Iyanktonwan » ("Ils habitent au bout"). Réserve Yankton (Sud Dakota)
  • Assiniboine (apparentés aux Yankton). Réserves de Fort Peck, de Fort Belknap (Montana) et en Alberta (Canada)
  • Stoney (apparentés aux Yankton). Réserves en Alberta
  • Yanktonnai « Iyanktonwanna» ("Les petits Yankton"). Réserve de Fort Peck (Montana).

Noms de lieux dérivés

Deux États des États-Unis, le Dakota du Nord et le Dakota du Sud portent le nom de la tribu Dakota. Deux autres États ont des noms d'origine sioux : le Minnesota (mni ("eau") et sota ("brumeux/fumeux, pas clair") et le Nebraska dont le nom provient d'un langage proche du Santee, dans lequel mni et blaska ("plat") font référence à la rivière Platte (nom français). Les États du Kansas, de l' Iowa et du Missouri portent les noms de tribus cousines des Sioux, respectivement les Kansa, les Iowa et les Missouri, tout comme les villes Omaha dans le Nebraska et Ponca City dans l' Oklahoma. Ces nom démontrent la large dispersion des peuples sioux dans le Midwest.

Plusieurs municipalités du Midwest utilisent le mot sioux dans leur nom : Sioux City et Sioux Center (Iowa) et Sioux Falls (Dakota du Sud) ainsi que les rivières Little Sioux dans l'Iowa et Big Sioux sur la frontière entre l'Iowa et le Dakota du Sud.

Plusieurs villes de moindre importance ainsi que d'autres entités géographiques des Plaines du Nord portent des noms d'origine sioux ou des traductions de noms sioux comme Wasta, Owanka, Oacoma, Hot Springs (Minnelusa), Minnehaha County, Belle Fourche (Mniwasta, ou "Bonne eau"), Inyan Kara etc.

Organisation social et spirituelle

Le tiyospe (réunion de teppes) était l’unité sociale de base des Sioux : un groupe familial élargi qui voyageait en quête de gibier. Les Sioux croyaient en un seul dieu omniprésent et omnipotent, Wakan Tanka, ou le Grand Mystère. Les visions religieuses étaient recherchées, comme dans la cérémonie extrêmement impressionnante de la danse de l’esprit. Selon la coutume sioux, l’infidélité dans le mariage était punie de défiguration ; une infraction aux règles de chasse entraînait la destruction du tipi et des possessions ; lors des cérémonies funèbres, les participants s’infligeaient des coups de fouet.

Culture

Inipi Sweat lodge Loge à sudation

Inipi Sweat lodge Loge à sudation

Inipi, sweat lodge ou loge à sudation, est le le rite le plus ancien des Natifs d'Amérique, commun à toutes les tribus Amérique du Nord.

Inipie signifie : naître encore. Entrer sous la hutte, c'est se plonger au sein de la terre mère, dans la vapeur dégagée par l'eau sur les «esprits-pierre » chauffés au rouge.

Black Elk dit qu'on entre sous la hutte pour demander à Tunkashilla, le Grand Esprit, de l'aide et une bonne santé, et Archie Lame Deer, pour prier.

Tepee tipi

Tepee tipi

Tant de cérémonies, de conseils de guerre, de rencontres historiques se sont tenus dans le tipi que celui-ci s'est imprégné de cette atmosphère un peu légendaire de l'Ouest.

Des grands chefs indiens comme Red Cloud, Crazy Horse et Black Kettle y ont pris des décisions qui marqueront l'histoire de la conquète de l'Ouest américain. Ultimement, la bataille de Little Big Horn avec la mort du Général Custer et, plus tard, la capitulation de Sitting Bull y furent délibérées.

Les Indiens d'Amérique du Nord étaient des gens à l'esprit pratique. Ils nous ont légués de nombreux outils et autres inventions dont le canoë, la raquette, les mocassins et le tipi. Ce dernier étant sans doute la plus admirable. Le mot tipi (ou tepee) est formé de 2 syllabes; ti ou tee qui signifie en langage Sioux "habiter/il habite/elle habite", et pi ou pee est un suffixe transformant le verbe en substantif. De ce fait, tipi veut dire habitation, cette grande tente conique porte donc admirablement bien son nom. Teepee ou teepi ou tipee est la version américaine de tipi. En Sioux tipi doit s'écrire tipi.

Américan Indian Mouvement

Américan Indian Mouvement

 

L'American Indian Movement (AIM), dont l'une des vocations est de sensibiliser leurs peuples à la nécessité d'un retour à la spiritualité et aux pratiques religieuses traditionnelles, est un groupe indien américain de droits civils des états-Unis qui apparut sur la scène nationale avec l'ocupation de l'île d'Alcatraz en 1968, du quartier général du BIA (Bureau of Indian Affairs) à Washington D.C., en 1972 et 1973 avec l'occupation de Wounded Knee (Dakota du Sud) dans la réserve indienne de Pine Ridge, lieu symbolique de la défaite de Big Foot et du massacre de 300 Indiens sioux.

Dance du soleil (sundance)

Dance du soleil (sundance)

La traditionnelle Danse du Soleil des Indiens des Plaines s'est une fois de plus déroulée cet été dans la Réserve des Sioux Lakotas de la Cheyenne River à côté du village de Green Grass dans l'Etat du Sud Dakota aux Etats-Unis.

Chaque année, les Sioux ne manquent jamais de célébrer cette cérémonie sacrée qui, encore de nos jours, revêt pour ce peuple une importance capitale. La Danse du Soleil est une des fêtes essentielles de la tradition sioux. Elle permet à ce peuple de retrouver une certaine identité perdue lors de la colonisation blanche.

La Danse du Soleil est une cérémonie, un rituel collectif de prière. Les Danseurs du Soleil(Sundancers) qui ont des demandes à adresser au Grand Esprit, attirent son attention par des souffrances corporelles et mentales qu'ils s'infligent tout au long de la cérémonie. La souffrance appelle le Grand Esprit et l'amène à répondre aux souhaits des Indiens.

Quête de vision (Hamblechia)

Quête de vision (Hamblechia)

 

Pour les Sioux, la Quête de vision ou hamblechia, est un des deux grands rites révélés.

Quant il part implorer une vision, l'Indien se retire sur une colline ou dans un bois, à l'écart du monde, pendant quatre jours et quatre nuits dans une fosse creusée dans le sol, pour véritablement se donner à toutes les forces et s'offrir aux esprits.

 

Histoire

Les Français furent les premiers Européens à rencontrer les Sioux, sur la façade occidentale du lac Supérieur, dans les États actuels du Minnesota et du Wisconsin. Les Sauteux, leurs ennemis, les surnommaient Nadowessioux, «les petites vipères», dénomination désobligeante que les Français, alliés des Objiwas, reprirent en l'abrégeant. En fait, les Sioux se nommaient dans leur langue Oceti Sakowin, «le Conseil des Sept feux», en référence à leurs sept divisions politiques. À l'époque des premiers contacts avec les Français, dans les années 1670-1680, les Sioux étaient sédentarisés en gros villages ; ils alternaient la culture du maïs, la cueillette du riz sauvage et la chasse aux bisons, présents alors dans les clairières du Haut-Mississippi. Au cours du XVIIIe siècle, les bandes sioux, probablement chassées par les conflits alors endémiques autour des Grands Lacs et le développement des épidémies qui décimaient les tribus voisines, commencèrent leur migration vers l'Ouest. Ce mouvement au-delà du Mississippi était également motivé par l'abondance du bison et par l'apparition du cheval, venu des plaines du Sud, où les Indiens l'avaient adopté lorsqu'il était apparu avec l'arrivée des Espagnols, au XVIe siècle.

Au cours du XVIIIe siècle, les tribus sioux se rassemblèrent et constituèrent une confédération de plus de 30 000 personnes. Ils repousserent es français vers les Montagnes Rocheuses, et les Panis sur la rivière Plate.

Ils apparaissent dans les récits pour la première fois en 1650 dans la région des lacs Milles et Leech à proximité du Mississippi, dans le Minnesota. Les frontières de leur nouveau territoire étant à un jour de marche du lac Supérieur. Sous la pression des tribus Sauxteux (parmi les premiers à obtenir des armes à feu), ils se déplacèrent a nouveau plus à l’ouest, poussant devant eux les Cheyennes, les Omahas, les Corbeaux et d’autres tribus plus petites. Ils envahirent rapidement tout l’ouest et le sud-ouest du pays après l’acquisition de chevaux et de fusils.

Vers 1750, ils traversèrent le Mississippi et envahirent les Collines noires. L'expédition Lewis et Clark, au début du XIXe siècle, permit aux Américains d'approfondir leurs connaissances sur les Sioux. À l'arrivée des colons américains dans les Grandes Plaines, dans les années 1830-1840, les Sioux occupaient ainsi un vaste territoire qui s'étendait depuis le Missouri jusqu'aux monts de la Little Bighorn (les actuels États du Dakota du Nord et du Dakota du Sud), ainsi que sur une partie du Wyoming et du Nebraska. Dans cette conquête, la Confédération sioux s'est alliée avec les Arapahos et les Cheyennes ; cette union, qui perdura tout au long du XIXe siècle, faisait des Sioux la puissance militaire la plus imposante des Plaines du Nord.

Les Sioux ont pris une part active au mouvement des droits civiques amérindien, recherchant la restauration de leur territoire traditionnel et l’institution d’une forme modernisée de la vie traditionnelle.

Dans a lutte contre l'avancée des Etats Unis, Fort Laramie constituait un refuge pour les pionniers, régulièrement attaqués par les Sioux lors de leur longue traversée vers l'Ouest. Un traité de paix, signé en 1868, permit d'instaurer une paix temporaire dans la région.

Les Sioux combattirent aux côtés des Britanniques lors de la révolution américaine et de la guerre de 1812. En 1815, cependant, les groupes de l’Est conclurent des traités d’amitié avec les États-Unis et, en 1825, un autre traité confirma la possession par les Sioux d’un immense territoire englobant une grande partie du Minnesota actuel, les deux Dakota, le Wisconsin, l’Iowa, le Missouri, et le Wyoming. En 1837, les Sioux vendirent aux États-Unis tous leurs territoires à l’est du Mississippi ; d’autres territoires furent encore vendus en 1851.

Red Cloud Chef sioux, défendit contre les troupes américaines, dans les années 1860, des terres qui font aujourd'hui partie des États du Wyoming, du Montana et du Dakota du Sud.

À cette époque, un processus d’attaque et de contre-attaque se développa, tandis que les colons pénétraient sur les terres sioux. Le premier conflit se produisit en 1854 près de Fort Laramie, dans l’actuel Wyoming : dix-neuf soldats américains furent tués. En représailles, les troupes américaines tuèrent environ cent Sioux dans leur campement de l’actuel Nebraska, et emprisonnèrent leur chef en 1855. La guerre de Red Cloud (Nuage rouge) (1866-1867), d’après le nom d’un chef sioux, se termina par un traité accordant les Black Hills à perpétuité aux Sioux. Le traité, cependant, ne fut pas respecté par les États-Unis. Des chercheurs d’or et des mineurs envahirent la région à partir de 1870. Au cours des conflits qui s’ensuivirent, le général Custer fut tué avec trois cents soldats à Little Big Horn le 25 juin 1876, par le chef sioux Sitting Bull et ses guerriers. Les Sioux se divisèrent après cette bataille. Les troupes américaines massacrèrent plus de deux cents hommes, femmes et enfants sioux à Wounded Knee en décembre 1890, ce qui mit un terme à la résistance sioux.

Les Sioux ont pris une part active au mouvement des droits civiques amérindien, recherchant la restauration de leur territoire traditionnel et l’institution d’une forme modernisée de la vie traditionnelle. Américan Indian Mouvement y a pris une pert active.

Multimedias

 

Photos

 

 

Vidéo

Liens

Livres Sioux

On en parle sur le forum
Victoire pour les sioux contre le dakota access pipeline
Sioux contre un oléoduc
Informations précises sur la nation sioux, vers 1897
Les conceptions des sioux oglala sur la vie et la mort
Voir tous les messages - Accéder au forum Usa
Top