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La route du western

19-févri-2012 à 09:16:19 par Cheyenne95

Bonjour tous,

A NE PAS RATER:
dernière diffusion du doc sur la route du western du MONTANA au TEXAS via le South Dakota, Wyoming, Colorado, Utah, Nouveau Mexique et Arizona le 27 février 2012 à 15h40 sur France5.

EXCELLENT doc ......

Résumé du documentaire

EPISODE 1

Première étape de mon voyage: la région de Dillon, au Montana, où je découvre les villes fantômes de Bannack et Nevada City.

Je retrouve là-bas Wylie Gustafson, l’un des plus grands noms de la musique western aujourd’hui.

Il me parle des origines de cette musique, qui constitue un genre à part entière, profondément ancré dans la culture américaine. Celle-ci est née sur les pistes entre le Texas et le Montana, du besoin des cow boys accompagnant le bétail de de se divertir au coin du feu, et de témoigner de leur mode de vie.

Après avoir écouté quelques chansons de Wylie (« CowPoke », « Montana », ou « Don’t fence me in »), je reprends la route.

Ma prochaine étape est dans le Wyoming, à près de 500 kilomètres, sur les traces d’une des figures majeures de l’histoire de l’Ouest: Buffalo Bill.

Scout, chasseur de bisons, showman, Buffalo Bill fut peut-être l’américain le plus célèbre en son temps. A la fin du XIXe siècle, il est un des fondateurs de la petite ville de Cody, aux portes du Yellowstone.

Du lieu se dégage encore un vrai parfum de l’Ouest, entre folklore, tourisme et tradition.

Sur Sheridan Avenue trône le Irma Saloon, que Buffalo Bill inaugure en 1902.

Au Irma Saloon, il reçoit ses invités de marque, souvent rencontrés lors des tournées du mondialement célèbre Wild West Show.

Un tel luxe et un tel raffinement sont presque incongrus à l’époque, alors que la ville n’est constituée que de quelques bâtiments, au milieu d’un décor encore sauvage.

Devant le Irma, un rituel quotidien fait revivre la légende, pour le plus grand plaisir des touristes, majoritairement américains : en costume d’époque, des comédiens tentent de porter leur voix au dessus des bruits de la ville, et les coups de revolver se mêlent au ronflement des Harley Davidson. L’ambiance est bon-enfant, et dégage un charme désuet, avec, bien sûr, à la fin du spectacle, l’inévitable photo-souvenir.

Mais le véritable spectacle, dans la grande tradition du Wild West Show, c’est aux portes de la ville qu’il se trouve, dans l’enceinte du rodéo de Cody, l’un des plus fameux des Etats-Unis.

Le rodéo constitue la grand-messe des passionnés de l’Ouest, où les cowboys de toute la région viennent démontrer leur adresse.

Je rencontre les pick-up men, ces cowboys expérimentés qui supervisent la préparation des bêtes et veillent au bon déroulement du rodéo. L’un d’entre eux, Billy Dimmitt, me rappelle le succès de ce sport emblématique de la culture western.

Après avoir assisté à l’événement du « Cody Nite Rodéo », je me rends à « Old Trail Town », à peine distant de quelques centaines de mètres. Cette ville-musée est composée de nombreux bâtiments historiques datant de la conquête de l’Ouest, collectés à travers tout le Wyoming. Afin de me familiariser avec ce lieu, j’ai rendez-vous avec Clay Gibbons, un historien passionné.

Pour Clay, « Old Trail Town » constitue une occasion unique d’éprouver réellement ce que devait être l’Ouest à l’époque de la conquête. Il me fait visiter un des fleurons de la ville : la cabane du « Hole in the wall » gang (littéralement « le gang du trou dans le mur »), connu aussi comme le gang de « Butch Cassidy et le Kid » !

Attenant à Old Trail Town, un petit cimetière a été constitué, regroupant les tombes de personnalités marquantes.

Parmi elles, le chasseur Jim White, responsable de la mort de plus de 16 000 bisons. Ou encore le trappeur Jeremiah Johnson, disparu en 1900, et qu’Hollywood immortalisera plus tard sous les traits d’un Robert Redford nettement plus glamour que l’original.

Clay Gibbons m’explique le sens du surnom de ce dernier, John « liver-eating » Johnson (littéralement : John Johnson « le mangeur de foie ») : après l’assassinat de sa femme par des indiens Crows, le trappeur tuait systématiquement les Crows qu’il rencontrait, leur ouvrait le ventre pour en retirer le foie avant de le dévorer !

Après ces quelques jours passés à Cody, je m’attarde sur les paysages grandioses du Yellowstone. Ceux-ci me rappellent que tous ces trappeurs, chasseurs, chercheurs d’or, éleveurs ou fermiers qui venaient dans l’Ouest avec l’espoir d’une vie nouvelle, durent apprendre à maîtriser un environnement nouveau, souvent hostile. Il leur fallut aussi supporter de rudes conditions de vie. Et le danger constitué par les guerriers Indiens, ou les hors la loi.

Oui, ce qui fascine dans la conquête de l’Ouest, c’est peut-être sa violence...

Avant de me rendre sur le site historique de la bataille de Little Big Horn, je prends le temps d’une pause dans le Ranch Padlock, au Wyoming.

Ici, je m’offre le plaisir d’un symbole éternel de l’Ouest américain: le mouvement d’un troupeau de bétail dans un paysage sauvage, orchestré par quelques cowboys.

Liens web de l’épisode 1

Site du chanteur Wylie Gustafson : http://www.wyliewebsite.com/

Site du Buffalo Bill Cody Stampede Rodeo : http://www.codystampederodeo.com/

Site du Buffalo Bill Historical Center, Cody, Wyoming : http://www.bbhc.org/

Site du Irma Hotel, Cody, Wyoming : http://www.irmahotel.com/

Site du Padlock ranch, Wyoming : http://www.padlockranch.com/

EPISODE 2

Après mon séjour sur le Padlock Ranch, dans le Wyoming, je remonte vers le Montana, sur les bords de la rivière Little Big Horn.

Là s’est déroulée une des plus fameuses batailles de l’histoire des Etats-Unis. Le 25 juin 1876, au plus fort des guerres opposant les Indiens des plaines à l’armée américaine, le général Custer et plus de 260 hommes du 7ème de cavalerie tombent sous les assauts d’une coalition de Cheyennes, de Sioux Lakotas et d’Arapahoes. Les chefs de guerre ont pour nom Crazy Horse, Gal, Rain in the face, Lame White Man, ou encore Sitting Bull.

Pour les indiens, la victoire sanglante remportée à Little Big Horn aura rapidement un goût amer, car l’annonce du massacre de Custer et de ses hommes marque profondément l’opinion américaine, et donne le signal d’une radicalisation du conflit. À la fin du XIXème siècle, la plupart des grandes tribus des plaines, vaincues, sont déplacées dans des réserves. Elles doivent abandonner définitivement leur mode de vie, indépendant et nomade.

Depuis Little Big Horn, je décide de me rendre à Crow Agency, à quelques kilomètres. C’est ci que se déroule la Crow Fair, l’une des plus grandes célébrations de la culture indienne aujourd’hui. Le Crow Fair est à la fois une fête et une compétition intertribale, organisée chaque année par les Indiens Crows. Elle m’offre l’opportunité d’assister au plus important rassemblement d’Indiens d’Amérique du nord. Un campement de plus de 1000 tipis a été aménagé pour accueillir les participants. L’événement, ouvert au grand public, dure 5 jours, rythmé par des parades en costume traditionnel, des rodéos, et des pow wows, où se produisent chaque soir les meilleurs groupes musicaux et les meilleurs danseurs. Depuis 1904, date de sa première édition, la Crow Fair constitue pour les amérindiens une vitrine d’exception, où s’affirment la richesse et la vivacité de leurs traditions. Ce succès lui vaut le titre de « Teepee capital of the world », la capitale mondiale des tipis.

Quittant le Montana, je me dirige maintenant vers les Black Hills - les collines noires -, chaîne de montagnes du Dakota du Sud dans la région de Rapid City, à 500 kilomètres. Pour les Sioux Lakotas et pour les Cheyennes, les terres des Black Hills sont sacrées. Elles représentent à leurs yeux le « centre du monde ».

Dans le parc Custer, réserve de vie sauvage, quelques 1 500 bisons évoluent en liberté, derniers représentants des immenses troupeaux d’autrefois. Véritables symboles de l’Ouest américain, les bisons faillirent bien disparaître. Recherchés pour leur peau ou pour leur langue, ils furent victimes d’une chasse intensive, qui tourna au massacre. Bien souvent, les chasseurs blancs abandonnaient sur place les carcasses dépecées, sans mettre prendre la peine d’en prélever la viande. Pour le gouvernement des Etats-Unis, se débarrasser des bisons, c’était aussi le moyen d’affaiblir les tribus indiennes, en les privant de leur principale source de subsistance. Lorsque la conquête de l’Ouest s’achève, des dizaines de millions de bisons que comptaient les grandes plaines, il n’en reste plus que quelques centaines.

Les Sioux Lakota l’appelaient Tatanka, et le vénéraient, tant il leur procurait tout ce dont ils avaient besoin : la viande, mais aussi la peau, les tendons, les sabots, jusqu’aux excréments… tout dans l’animal était utilisé pour confectionner les objets du quotidien. Tatanka : c’est aussi le nom d’une statue monumentale que je découvre au coeur même des Black Hills, dans la région de Deadwood. Elle fut commanditée par Kevin Costner, acteur-réalisateur du film « Danse avec les loups », auquel l’aventure du film révéla la force de la culture Lakota. Cette étape est pour moi l’occasion de revivre les grandes chasses traditionnelles d’autrefois.

À quelques kilomètres au sud de Tatanka, je me rends à Deadwood, isolée au pied des montagnes. La ville est devenue célèbre lors de la grande ruée vers l’or des Black Hills en 1875. Aujourd’hui, c’est une ville touristique, réputée pour ses bikers et ses machines à sous.

La ruée vers l’or avait précipité vers Deadwood une faune hétéroclite : prospecteurs, hors la loi, tenanciers de bordel, immigrants chinois… En l’absence d’autorité officielle, la violence faisait souvent force de loi. Cette effervescence attira aussi de grands noms de l’histoire de l’Ouest, dont certains sont enterrés au cimetière du Mont Moriah, sur les hauteurs. James Butler Hickock, alias Wild Bill, est peut-être le plus célèbre d’entre eux. Wild Bill avait acquis une solide réputation d’as du revolver, en s’illustrant dans de nombreux duels, au Kansas ou au Nebraska. Son amie Martha Jane Canary, mondialement connue sous le nom de Calamity Jane est enterrée à ses côtés…

Partout en ville, les enseignes commerciales se réclament de ces grandes figures de l’Ouest. Elles en entretiennent la légende, et bien sûr le commerce. Sur Main Street a même été reconstitué le saloon#10, où Wild Bill trouva la mort au cours d’une partie de cartes le 2 août 1876. Chaque soir, cette fameuse partie est rejouée par des comédiens devant les clients du #10. Lorsqu’il fut abattu dans le dos par Jack McCall, Wild Bill avait dans son jeu une paire d’as et une paire de huit ; pour les joueurs de poker du monde entier, cette combinaison porte encore le nom de « Dead Man’s Hand », la main du mort…

En quittant Deadwood, je ne résiste pas au plaisir d’un pèlerinage cinématographique. Au Mont Rushmore, génialement mis en scène par Alfred Hitckock dans « La Mort aux Trousses » en 1959. Le monument, à la gloire des présidents américains, demeure sujet de controverse. Il constitue en effet un véritable affront aux yeux de nombreux Indiens Lakotas, pour lesquels cette montagne est sacrée.

En réponse, quelques kilomètres plus loin, se dresse aujourd’hui un mémorial dédié au grand chef Crazy Horse. Financé par une fondation privée, il est l’œuvre du sculpteur d’origine polonaise Korczak Ziolkowski. A la mort de celui-ci, la construction du mémorial n’est pas achevée. Et les travaux, pharaoniques, se poursuivent désormais sans lui. Mais le projet, là encore, a ses détracteurs. L’idée même de sculpter une montagne sauvage s’accorde-t-elle avec la philosophie des Indiens ?

Lorsqu’ils perdirent les Black Hills, les Sioux Lakotas furent déplacés dans des réserves, comme celle de Pine Ridge, dans les Badlands, privés de tout ce qui régissait leur rapport au monde et qui avait fondé leur culture.. Et leur survie dépendait maintenant des rations distribuées par le gouvernement

Sur Pine Ridge, je rencontre Alex White Plume, qui tient à me témoigner du combat mené par les Lakotas pour maintenir vivantes leurs traditions.

Je me rends également sur le site de Wounded Knee, de sinistre mémoire. Wounde Knee fut le lieu d’un massacre infamant, qui reste comme une tache dans l’histoire de l’Amérique :

le 29 décembre 1890, 500 soldats du 7e de cavalerie encerclent un camp Lakota. Alors qu’ils tentent de désarmer les Indiens, une fusillade éclate. Les militaires abattent alors sans distinction près de 300 Lakotas, femmes, enfants, vieillards. Lorsque la troupe revient trois jours plus tard pour enterrer les corps, ceux-ci sont figés par le blizzard.

Pour les Lakotas, aujourd’hui, cette tragédie reste une blessure ouverte. Au centre du cimetière se dresse aujourd’hui un monument, pour ne pas oublier.

Wounded Knee constitue peut-être le symbole définitif, ultime, de la souffrance des nations indiennes.

Je décide d’une étape dans un autre haut lieu de l’histoire des guerres indiennes. Dans le Wyoming, cette fois : à Fort Laramie.

Ce fort de l’armée US est entretenu par les parcs nationaux américains.

C’est ici que fut signé avec les Lakotas le traité de 1868, qui ne cessa par la suite d’être violé par le gouvernement. Le traité réservait notamment les Black Hills et les terres alentours à l’usage exclusif et absolu du peuple Lakota. Il est vrai que c’était avant qu’on y découvre de l’or.

Liens web de l’épisode 2

Site du champ de bataille de Little Big Horn : http://www.nps.gov/libi/

Site de la Crow Fair : http://www.crow-fair.com/

Site du parc Custer, dans les black Hills : http://gfp.sd.gov/state-parks/directory/custer/

Site de la statue Tatanka, dans les Black Hills : http://www.storyofthebison.com/

Site du musée Adams, ville de Deadwood : http://adamsmuseumandhouse.org/

Site du Mont Rushmore : http://www.nps.gov/moru/

Site du mémorial de Crazy Horse : http://www.crazyhorsememorial.org/

Site de Fort Laramie : http://www.nps.gov/fola/

 

EPISODE 3

A 650 kms au sud de Fort Laramie, me voici maintenant dans le Colorado.

Au pied des Great Sand Dunes, les plus hautes dunes de sable d’Amérique du Nord, le long des montagnes Sangre de Cristo.

Dans ce site exceptionnel, je marque une étape au Zapata Ranch, un ensemble de 40 000 hectares, sur lesquels évoluent en totale liberté près de 2 500 bisons.

L’exploitation est dirigée par Duke Phillips, assisté de sa famille.

En parallèle de l’élevage, le Zapata accueille aussi des touristes, afin de les familiariser avec les activités quotidiennes d’un ranch, mais aussi de les sensibiliser aux problèmes de conservation.

Une approche à la fois traditionnelle et moderne, visant à préserver un héritage tant naturel que culturel, Duke Phillips et sa fille Julie, m’expliquent combien la vie au Zapata Ranch est avant tout fédérée par le travail, loin des clichés hollywoodiens ; tous vivent au rythme des animaux et de leurs besoins.

Bien loin du bruit des villes, la communauté du ranch, isolée, puise aussi sa force dans les valeurs familiales, au plus proche d’une nature sublime où circulent en toute liberté ours bruns, coyotes, et élans sauvages.

A une soixantaine de kilomètres du Zapata Ranch, je rejoins Antonito, point de départ de la Toltec Railroad. Cette ligne de chemin de fer a été construite en 1880 pour accompagner le développement minier de la région. Elle a été restaurée dans les années 70, et propose aux voyageurs de revivre la grande époque des locomotives à vapeur. La construction du chemin de fer a été déterminante dans l’histoire de l’Ouest. Au XIXème fut développé le projet d’une ligne transcontinentale, reliant les deux océans.

Ce fut réalisé le 10 mai 1869, avec la jonction de la Central Pacific et de l’Union Pacific à Promontory Point, au nord de Salt Lake City. Depuis Antonito, le vieux train de la Toltec Railroad longe la frontière entre le Colorado et le Nouveau Mexique, pour un périple vers l’Ouest d’une centaine de kilomètres. Jusqu’à la vallée de Chama, ma destination finale, je découvre des paysages grandioses, préservés dans leur état sauvage, tels que la gorge de Toltec, ou encore la passe de Cumbres, culminant à près de 3 000 mètres d’altitude.

De Chama, je me rends à Bloomfield, plus au Sud, où j’ai rendez-vous avec un passionné de l’Ouest : Tim Cox, cowboy, rancher, et surtout artiste peintre.

Tim Cox s’inscrit dans la grande tradition des peintres de l’Ouest, tels que Charles Russell, ou Frédéric Remington, les deux pionniers du genre, à la fin du XIXème siècle. Il vit et travaille sur son ranch, aux côtés de sa femme Suzie et de sa fille Calla. Dans la famille, tous sont d’excellents cavaliers, primés dans des rodéos, en Arizona, au Nouveau Mexique, ou au Colorado.

Dans cet univers, le cheval est roi, et l’artiste y puise à la fois son inspiration et sa légitimité.

Retour au Colorado.

Depuis les montagnes San Juan, au nord de Durango, je commence un pèlerinage à travers les plus fameux décors de l’histoire du western. Cette route me mène à Moab, en Utah, à près de 250 kilomètres.

Dès la fin des années 40, Hollywood enregistre dans ces paysages grandioses sa propre vision de l’histoire de l’Ouest. Et les films puisent leur force dramatique dans la grandeur d’une nature sauvage, alternant déserts arides, labyrinthes rocheux et canyons spectaculaires.

Au Sud de Moab, à la limite de l’Arizona, la route 163 m’amène à Monument Valley, rendu mondialement célèbre par les westerns de John Ford.

Le lieu constitue un véritable temple à ciel ouvert pour tous les amateurs de western, sur la réserve des Indiens Navajos.

C’est en 1938 qu’un certain Harry Goulding, qui possède un comptoir commercial au cœur de Monument Valley, part pour la Californie afin de convaincre John Ford de venir réaliser ici son prochain film.

Dans ce cirque rocheux de quelques kilomètres carrés, le cinéaste trouve un décor à sa mesure. « La Chevauchée fantastique », « le massacre de Fort Apache » « My Darling Clementine » : Ford réalisera 9 films à Monument Valley, et le lieu appartient désormais à la légende du Western…

Liens web de l’épisode 3

Site du Zapata Ranch : http://www.zranch.org/

Site de la Cumbres & Toltec Railroad : http://www.cumbrestoltec.com/

Site de Tim Cox : http://www.timcox.com/

Site de la Cowboys Artists of America : http://www.cowboyartistsofamerica.com/

Site de la région de Moab : http://www.nps.gov/cany/

Site de Monument Valley : http://www.navajonationparks.org/htm/monumentvalley.htm

Site des parcs de l’Utah : http://stateparks.utah.gov/

Site du Goulding’s Lodge à Monument Valley : http://www.gouldings.com/

EPISODE 4

Quittant Monument Valley, je poursuis ma route vers le Sud.

Me voici en Arizona, dans la petite ville de Sedona.

La ville a bien changé, depuis les années 40 et 50, où y furent tournés de nombreux westerns.

John Wayne y fit même construire un studio, pour le tournage de « l’ange et le mauvais garçon ». Depuis, la ville s’est développée, faisant reculer la nature sauvage.

Je décide donc de m’éloigner, pour gagner les montagnes entourant la ville.

Là, je retrouve, intact le décor d’un de mes films de chevet : « La Flèche Brisée », réalisé par Delmer Daves en 1950, avec James Stewart.

« La Flèche Brisée » est le premier western à prendre le parti des Indiens, présentés ici comme des hommes d’honneur, et non comme des brutes sanguinaires.

Un classique des classiques, sublimé par les fantastiques formations de grès rouge des montagnes de Sedona.

Ma prochaine étape est à 400 kilomètres. C’est le désert de Sonora, dans la région de Tucson.

Le désert de Sonora est fameux pour les Saguaros, ces cactus géants pouvant atteindre plus de dix mètres de haut. Au cœur de cet environnement aride, où pullulent coyotes et serpents à sonnette, se trouvent les studios de cinéma de Old Tucson, un des lieux majeurs de l’histoire du western.

En 1939, pour le film « Arizona », la Columbia construit ici une réplique de la ville de Tucson. Le « Hollywood du désert » vient de naître.

Depuis leurs débuts, les studios de Old Tucson ont accueilli un nombre impressionnant de tournages : « Wynchester 73 », « 3h10 pour Yuma », « Joe Kidd »…

Des feuilletons télévisés, aussi, comme « Bonanza », « Chapparal » ou « La petite maison dans la prairie »…

Mais une des grandes figures du lieu reste John Wayne, avec quatre de ses films les plus célèbres tournés à Old Tucson : McLintock, mais aussi la trilogie western de Howard Hawks, inaugurée par le classique « Rio Bravo ».

Le studio, encore actif aujourd’hui, est ouvert au public. Le guide Marty Freese me rappelle son histoire, et m’emmène découvrir les différents bâtiments du studio, où furent tournés « Rio Bravo », « 3 heures 10 pour Yuma », et « Règlements de comptes à OK Corral ».

A une heure et demie à peine des studios de Old Tucson, me voici maintenant dans le site historique de OK Corral, à Tombstone,, où le célèbre duel prit place l’après-midi du 26 octobre 1881.

La fusillade d’OK Corral opposa Wyatt Earp et ses frères, assistés de Doc Holiday, au gang constitué par les Clanton et les McLawry. Elle a fait la renommée de Tombstone.

Qui n’a jamais entendu parlé, en effet, de cette ville frontière de l’Arizona, dont le nom évocateur signifie « pierre tombale » ?

Fondée en 1877 à la suite de la découverte d’un gisement d’argent, Tombstone semble figée dans son passé. De nombreux bâtiments historiques, riches en anecdotes savoureuses, sont encore debout : le Bella Union, le Crystal Palace, le Bird Cage, le Big Nose Kate’s Saloon. Mais le duel d’OK Corral évince dans les mémoires tous les autres évènements de l’histoire de la ville, comme me le rappelle Ben Traywick, l’historien officiel de Tombstone.

Après avoir assisté à la traditionnelle parade de costumes de l’Ouest, puis à une reconstitution du duel, je visite le le Boothill Cemetary, le « cimetière de la colline des bottes », aux portes de la ville. On peut y découvrir la tombe de Billy Clanton ou encore celle des frères McLawry, mais aussi près de 300 autres sépultures, dont les épitaphes (telles que « pendu par erreur ») rappellent, non sans humour, que dans l’Ouest, on mourrait rarement dans son lit…

Encore une journée de route et j’arrive au Texas, du côté de Presidio.

C’est ici que j’ai choisi de terminer ma « route du western », à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, sur les bords du Rio Grande. Dans le désert de Chihuahua, l’Ouest semble prendre sa source. Le décor, demeuré sauvage, était le point de départ des grands troupeaux de longhorns, les « longues cornes », qui traversaient le pays au XIXème siècle pour rejoindre le Montana.

À proximité de la petite ville de Lajitas, je découvre un site exceptionnel : un décor de cinéma abandonné, sur les bords du Rio.

J’ai la chance d’y rencontrer Kim Estes, dit OK, un dresseur de chevaux réputé. Il m’explique combien l’influence des premiers colons espagnols fut déterminante dans l’histoire de l’Ouest ; en introduisant le cheval et les techniques équestres, jusqu’alors inconnus sur ce territoire, ils en changèrent le destin à jamais.

Selon OK, si l’on cherche l’Ouest authentique, oui, c’est bien ici qu’il faut venir pour le retrouver…

Liens web de l’épisode 4

Site de « A day in the west », organisme faisant visiter les « Red Rocks » de Sedona, Arizona : http://www.adayinthewest.com/

Site des Bradshaw, famille liée à l’histoire des tournages de films à Sedona, Arizona : http://www.bradshawgallery.com/

Site du Saguaro national monument, Arizona : http://www.nps.gov/sagu/index.htm

Site des studios Old Tucson, Arizona : http://www.oldtucson.com/

Site de la ville de Tombstone, Arizona : http://www.cityoftombstone.com/

Site du Big Bend National Park, Texas : http://www.nps.gov/bibe/index.htm

Site du Big Bend Ranch State Park, Texas : http://www.tpwd.state.tx.us/spdest/findadest/parks/big_bend_ranch/

Yaa'eh t'eeh. Cheyenne95, une dizaine de voyages et road-trip aux Etats-Unis, dont la Route66, l'US50 the loneliest road, et les états, CA, NV, AZ, WY, NM, UT, MT, CO, SD, MN, ID, TX, OK, IL, MO, LA, FL, NH, MA, ME, VT + le Canada
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