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Bibliographie Amérindienne (page 11)

Bibliographie Amérindienne (page 11)

Que sont les Indiens devenus ?

Que sont les Indiens devenus ?

Plus que la guerre, la maladie, c'est l'imposture qui depuis 1492 s'acharne à détruire les identités des nations indiennes d'Amérique. L'auteur ''Indien'' cherokee/creek, démontre comment les Euro-américains et leurs gouvernements ont spolié ces peuples, dénonçant de fait les subtils agencements linguistiques qui tendent à inférioriser aujourd'hui encore les Indiens. Ainsi de l'utilisation et de la perception voulue de leur image dans l'inconscient collectif occidental par la littérature, le cinéma, la publicité, les médias anciens comme nouveaux, le sport et le droit. Le New Age ainsi que les Hommes-médecines et chamanes de pacotille - Indiens ou non Indiens - ne trouvent pas grâce à ses yeux du fait avéré de mystifications préméditées et parfois issues de l’ignorance. A ce titre, on remarquera que les trois grands hommes-médecine lakotas, Black Elk, Fools Crow et Mathew King ne sont pas dans la ligne de mire du livre, et pour cause : ils n’ont jamais rien vendu, se sont toujours tenus à l’écart des forfanteries qui ne vendent que de l’illusoire. Reconnus unanimement par leur peuple, ils ne sont pas conspués comme certains lorsqu’ils reviennent dans la réserve après un grand tour dans les villes d’Amérique ou d’Europe où souvent, ils font prendre des vessies pour des lanternes à des auditoires ébahis et hélas, persuadés qu’ils sont les seuls à pouvoir représenter (en réalité, personne ne peut représenter quelqu’un sauf délégation spéciale, un individu est un individu et ne représente que lui-même; un Scott Momaday, s’il parle d’autres Indiens, de sa tribu ou d’autres, ne s’arroge jamais le droit de causer en leur nom et d’ailleurs, ça ne lui viendrait même pas à l’idée ! c’est un exemple), leur tribu, parler au nom de ses membres et bien souvent au nom de toute l’Amérique indienne. Pilules faciles à faire avaler pour ces auditoires, proies idéales qu’ils trouvent dans de nombreuses associations, écoles, universités, colloques, municipalités, médiathèques, d’autant plus aisé après avoir organisé pour les gogos des sweet lodge payants et parfois, mixtes, ce qui va totalement à l’encontre de la véritable tradition et qui l’offense gravement.

(" Nuage rouge " n’a jamais donné la parole à de tels personnages et ne le fera jamais…) Comme un certain Gustave Flaubert, Churchill expectore son fiel sur ceux qui alimentent leur fonds de commerce par les divulgations et des utilisations commerciales qu'ils font des religions indiennes. S’attaquant aux textes de loi, relevant point par point tout ce qui remet en cause les souverainetés des nations indiennes, l’auteur démonte tous les mécanismes de manipulation par le langage, les comparant – à l’aide de données historiques mais aussi juridiques, sociologiques, psychologiques et linguistiques – à la propagande nazie. Le texte bouscule tout, ne laisse tranquille personne. Churchill frappe là où ça fait mal et le sentimentalisme pro-indien excessif, issu la plupart du temps qu’une vaine quête d’identité, de transferts, d’un rousseauisme naïf ne s’en relève pas. Il résulte de ce texte brillant, de cet exercice périlleux, unique, une sévère remise en question pour qui, et quelle qu’en soit la raison, son origine, de près ou de loin s’intéresse à ces peuples. La pilule est amère mais ô combien salvatrice. Pour répondre enfin à certains spécialistes ou néophytes, autodidactes, militants, hobbyistes-indianistes, faux chamanes ou aspirants hommes-médecine Indiens comme non-Indiens, il fallait cet ouvrage de colère raisonnée qui met à jour toutes les turpitudes qui depuis 500 ans prolifèrent sur le dos des Indiens. La mise à nu de toutes les impostures montre que, mieux que la guerre, elles risquent de venir à bout de la miraculeuse résistance indienne.

Ward Churchill, creek/cherokee, est co-directeur du Mouvement des Indiens d’Amérique du Colorado, Vice-président du Conseil anti-diffamation des Indiens d’Amérique, professeur d’Etudes Indiennes et de Communication à l’université du Colorado, directeur associé du Centre d’Etudes ethniques et raciales américain. Il est l’auteur de nombreux livres et articles sur la question.

WARD CHURCHILL. Editeur(s) : LE ROCHER. Collection : NUAGE ROUGE. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Aline WEILL

Recettes typiques des Indiens

Recettes typiques des Indiens

Collectionneur passionné de contes et de légendes, Bernard Assiniwi est Québéquois et bien sur Amérindien.

Il s'attache ici à nous dévoiler "cette petite partie", mais combien savoureuse, de la culture indienne : La cuisine.

Ce que le blanc croit avoir inventé en ce domaine pourrait bien avoir toujours fait partie de l'ingéniosité Indienne, laquelle a enseigné au "civilisé" Européen à cultiver et à consommer plus de vingt-neuf légumes inconnus du vieux continent ...

Surtout, et pour traditionnelles qu'elles soient, rien n'empêche ces recettes d'être merveilleusement apprêtées à la mode d'aujourd'hui.

De Bernard Assiniwi (Plusieurs éditions)

Récit d'une Indienne Ojibway

Récit d'une Indienne Ojibway

Les Ojibways, Algonquins des Grands Lacs du Nord-Est américain, sont appelés dans leur langue les Anishinabe, le Peuple Originel. Leur culture, comme celle de toutes les autres tribus, relève de la tradition orale, d'où l'importance de la mémoire, de l'écoute, de la parole. Ignatia Broker, de son nom indien Night Flying Woman (Ni-Bo-Wi-Se-Gwe), raconte une histoire qui s'inscrit dans la tradition, dans la continuité culturelle et spirituelle des Ojibways. Elle détaille, imprégnée de la mémoire de son peuple, ses us et coutumes au fil des siècles. De sa naissance aux premiers contacts avec les Blancs, puis à la dégradation des conditions de vie qui en découla, elle dit aussi sa vie, avec simplicité, humour, limpidité. Le contact avec une culture conquérante changea un mode de vie ancestral, mais la philosophie décrite par Night Flying Woman reste aussi essentielle qu'elle l'était par le passé. Dans ce récit la narratrice dit que la première génération ojibway entame le Cercle, et que les autres s'éloigneront des modes de vie indiens. Ce Cercle sera clos lorsque la cinquième génération agira à nouveau à la manière des anciens.

IGNATIA BROKER. Editeur(s) : LE ROCHER. Collection : NUAGE ROUGE. Présentation : Broché - 180 g - 14 cm x 22 cm Traduit de l'anglais (américain) par Sandrine Van Cleeve.

Red Cloud

Red Cloud

Peut-être aucun chef indien du XIXème siècle n’a-t-il été aussi célèbre en son temps, et jus-qu’à nos jours que Red Cloud. Né en 1821, mort de vieillesse sur la réserve de Pine Ridge, Dakota du Sud, en 1909, Red Cloud fut le grand chef des Sioux oglalas et, d’une façon plus large, d’autres tribus lakotas lors de combats décisifs durant desquels il dut parfois superviser des Cheyennes. Lorsqu’en 1841, intervint la scission les bandes oglalas, Red Cloud prit le pouvoir de manière progressive et, dès la moitié des années 1850, il domina l’ensemble des villages sioux et leurs troupes de guerre. En dirigeant l’opposition contre l’armée américaine dans la région de la Powder River, en imposant la fermeture de la piste Bozeman, et en exerçant de forte pressions pour négocier une issue favorable au traité de Fort Laramie en 1868, il s’est affirmé comme non seulement le plus grand chef des Indiens des Plaines mais aussi comme le seul interlocuteur reconnu par les autorités américaines locales et de Washington, jusqu’au président des Etats-Unis qui le reçut en grandes pompes en 1870. En effet, la puissance et la mobilité guerrière sioux de l’époque étaient telles que le gouvernement américain tança longtemps le chef oglala pour éviter une guerre pour laquelle l’armée, qui sortait mal en point du conflit de la Sécession, n’était pas spécialement prête. Ainsi entre 1866 et 1868 les Sioux acculèrent les régiments de la cavalerie des Etats-Unis à la reddition, les obligèrent à quitter les trois forts de la piste Bozeman après avoir obligé les militaires à les incendier. La victoire sioux était complète et l’histoire retiendra que Red Cloud fut le seul chef indien a avoir battu l’armée des Etats-Unis dans une guerre officiellement déclarée des deux côtés. Par la suite, Red Cloud, plus clairvoyant sur l’issue finale négocia avec le gouvernement et fit installer son peuple sur la réserve qui sera celle de Pine Ridge. A l’instar du chef sioux brulé Spotted Tail qui suivait depuis plusieurs années une politique de paix, il sauva ainsi de no-breuses vies lakotas tandis que l’Oglala Crazy Horse et l’hunkpapa Sitting Bull, courageux, menaient de vains combats qui sans doute furent, en partie, une des causes du massacre des sioux miniconjous du chef Big Foot à Wounded Knee en décembre 1890.

A la fin de sa vie, Red Cloud servit d’intermédiaire aux siens dans les relations difficiles avec les agents de réserve et le gouvernement en résistant fermement à l’empiètement des Blancs sur les terres sioux. Ces négociations, pied à pied, tenaces, avec les autorités gouvernementales pour sauver ce qui restait de la terre sioux et des ses habitants demeurent légendaires et bien plus efficaces qu’une victoire éphémère à Little Big Horn… De par les récents apports de l’autobiographie inédite et longtemps négligée du chef oglala, et qui ne fut authentifiée qu’en 1994, ce livre se distingue des autres ouvrages existant sur Red Cloud et demeure à ce jour sa biographie la plus accomplie.

ROBERT W. LARSON. Editions du Rocher. Collection "Nuage rouge". 2002. 24x15. Broché. Traduit par Aline Weill. Une carte des réserves en début de volume. Préface de l'éditeur américain. Préface de l'auteur. Photographies en noir et blanc. Carte.

Rêveurs-de-tonnerre à la rencontre des Sioux Lakotas

Rêveurs-de-tonnerre à la rencontre des Sioux Lakotas

Portraits, scènes de la vie familiale et sociale, paysages ou évocations de la vie traditionnelle et spirituelle des Sioux : les photographies de Maurice Rebeix dessinent une ligne de sens; elles nous parlent de la survie d'un peuple fier dont les héros ont pour nom Sitting Bull ou Crazy Horse, d'un peuple envers lequel l'histoire a particulièrement été cruelle, mais qui envers et contre tout a maintenu vivantes sa culture et ses traditions. Les voix indiennes qui accompagnent les photographies expriment ce qu'est être Sioux : une certaine vision du monde. Ces mots et ces images résonnent longtemps dans l'esprit du lecteur, et l'emmènent au plus près de l'âme des Lakotas.

Chez Albin Michel de Maurice Rebeix. Texte de John et Archie Fire Lame Deer, Mary Brave Bird, Henry Crow Dog et Leonard crow Dog.

Rituels de guérison chez les Navajos

Rituels de guérison chez les Navajos

Cet ouvrage initiatique ausculte et approfondit les données mythologiques relatées dans le Diné Bahané de Zolbrod (même collection, 1992) - dont il serait un peu la suite (comme ''Les rites secrets des Indiens sioux'' est un peu celle ''D'Elan Noir Parle'' dès 1987) il offre les clefs de réflexions inédites sur notre propre héritage et nos anciennes médecines holistiques. Dans la religion traditionnelle des Navajos, le prêtre et l'homme-médecine ne sont qu'une seule personne. Au-delà des symptômes et des soins appliqués au corps physique, ils cherchent à remettre la psyché en harmonie avec l'ensemble des forces naturelles et surnaturelles qui l'entourent. La religion, la médecine et l'art sont alors inextricablement mêlés dans une étonnante unité d'objectifs. Les tableaux des rituels, les chants et les Voix dressés par ce praticien jungien mettent en évidence les processus de guérison développés chez les Navajos.

DONALD F. SANDNER. Editions du Rocher. Collection ''Nuage rouge''. 1996. 316 pages. 24x15. Broché. Traduit par Philippe Sabathé. Carte des réserves indiennes aux Etats-Unis en début de volume. Reproductions en couleurs de peintures de sable. Photographies

Rituels des Indiens d'Amérique du nord

Rituels des Indiens d'Amérique du nord

Ce petit livre permet au lecteur d'appréhender dans son originalité le monde indien, d'avoir une idée assez précise et rapide de la variété et des complexités des rites cérémoniels amérindiens du Nord tels la danse du Soleil chez les Sioux, le Na-hi-es chez les Apaches, la loge de sudation chez les Sioux (inipi).

CLAUDE DORDIS. Editions du Rocher. Collection ''Nuage rouge''. 1995. 58 pages. 19x13. Relié. Photographies en sépia et noir et blanc.

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