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Récit de voyage Usa : Tristan à travers les États-unis d’amérique

Survol du Grand Canyon en hélicoptère
Année du voyage : 2016
Nombre de jour : 22
Nombre de personne : 3
Kilomètres parcourus : 7136
Budget : 5000 €
Véhicule : Voiture
Hébergement : Hôtel
Récit de voyage Usa : Tristan à travers les États-unis d’amérique

Jour 1 Samedi 19 mars 2016

C’est un Tristan excité –«stressé» dit-il – qui s’approche du contrôle de police. «J’ai des frissons», dit-il. Ca ne lui coupe pas l’appétit. Il engloutit un douhgnut au chocolat (et oui, l’Amérique a déjà débarqué dans le hall de l’aérogare du Lamentin !). Il ne nous reste plus qu’à attendre l’embarquement porte 5A.

Le vol AA 4226 se passe très bien. Nous arrivons à l’heure à MIAMI et nous marchons le plus vite possible pour arriver à l’espace consacré aux formalités d’entrée aux Etats-Unis. Il y a une quantité d’ordinateurs dans lesquels il faut rentrer des informations et glisser son passeport. Constatation : si la «casquette» de l’ordinateur n’est pas allumée, il ne fonctionne pas (expérience vécue…). Je suis inquiète car notre temps pour attraper la correspondance est limité !

Queue pour passer devant le policier qui reprend nos empreintes et notre photo, et nous allons récupérer notre valise pour le passage en douane. Personne n’est présent pour récupérer notre déclaration. Nous confions notre valise aux employés pour qu’elle soit embarquée dans notre avion pour Las Vegas. Il nous reste encore à passer la police pour accéder à notre avion. Curieusement, cela va très vite car nos billets comportent le sésame magique «TSA pre-checked». Inutile de poser les chaussures, de retirer sa ceinture ou de sortir l’ordinateur de son sac ! Tristan est même gratifié d’un autocollant ! Tout va beaucoup plus vite et nous arrivons avec de l’avance à la porte d’embarquement. Suffisamment de temps pour acheter de la pizza et la manger tranquillement avant le départ du vol AA2203.

Notre valise cabine est déclarée trop grosse, elle va en soute jusqu’à Las Vegas. Départ à l’heure. Près de 6 heures de vol avant Las Vegas, nous traversons pratiquement les Etats-Unis d’Est en Ouest. La nuit est très belle, les petites villes éparpillées tout au long du chemin sont éclairées. Le spectacle est «grandiose», pour citer Tristan.

Ca y est nous sommes dans le Nevada !

L’aéroport est une surprise, au beau milieu du hall, avant même de récupérer les bagages, une série de machines à sous attend le joueur ! Autre surprise pour Tristan, Alix, sa marraine bien-aimée, l’attend ! Nous attendons un peu les valises, et il ne nous reste plus qu’à prendre possession de notre voiture. Nous embarquons rapidement sur la navette «Dollar» et chance, nous sommes les seuls au comptoir du loueur. Nous choisissons notre voiture, une magnifique Nissan Altima argent immatriculée en Californie dont le coffre avale nos valises sans aucun problème.

Alix a repéré l’itinéraire car elle est arrivée la veille et s’est déjà installée à l’hôtel, le Red Roof Inn, Paradise Road ( !), de Las Vegas, où nous resterons jusqu’à lundi matin. Mais nous n’y allons pas directement, nous profitons du calme – tout relatif – de la nuit pour nous prendre en photo devant le panneau «Welcome to Las Vegas».

L’hôtel est très proche du centre ville et est tout à fait correct. Vite piqûre pour Tristan et dodo pour tous, il est prés de 3 heures du matin à Las Vegas, et près de 6h pour nous.

Jour 2 Dimanche 20 mars

Nous essayons de nous retrouver dans nos affaires et faisons un peu de rangement –seule la valise de Tristan est impeccable et le restera tout au long du voyage. Alix nous a apporté des cadeaux de la part de Joyce, la grand-mère de Logan qui habite près de Las Vegas. 2 casquettes qui se révéleront capitales pour la suite du voyage, un agenda et un souvenir de son travail au New York New York qui trouvera sa place sur une étagère à la maison, si on ne le casse pas pendant le voyage !

Nous descendons prendre le petit-déjeuner inclus dans le prix de la chambre. Je m’efforce de réserver des hôtels avec petit déjeuner, ça gagne du temps le matin et c’est souvent une économie importante.

Tristan goûte son premier bagel/cream cheese», «je découvre les saveurs américaines», constate-t-il. Il pratique son anglais en disant «please» et «excuse-me» ainsi que «may I have some sugar, please ?» pour approcher du buffet.

Nous partons à pied vers le centre ville. Les américains m’étonneront toujours : on peut jouer au golf dans le centre ville de Las Vegas, mais le terrain est entouré de filets métalliques qui sont infranchissables même par la balle la plus aventureuse !

Nous voici arrivés sur le «Strip», cette avenue connue du monde entier où s’alignent les plus célèbres des hôtels casinos qui font tout l’attrait de Las Vegas, et qui sont des vedettes à part entière. Devant nous, le New York New York, l’Aria, le Monte Carlo, le Venetian, le Mandala Bay, le Luxor, le Planet Hollywood, le Paris…

Beaucoup de monde sur les larges trottoirs ainsi qu’à l’intérieur des hôtels-casinos. De grandes salles sont pleines de tables de jeux, de machines à sous. Il est impossible de rentrer dans l’un des hôtels sans les traverser. Chaque hôtel propose aussi des spectacles prestigieux ou des expositions – joaillerie, tableaux, aquarium… Tout est à la fois luxueux et clinquant !

Clou de la matinée, le Bellaggio. Le décor est luxueux, le jardin est couvert d’une verrière Eiffel très XIXème siècle, les tulipes sont magnifiques, les carpes Koï sont filmées en permanence dans leur bassin. Nous ressortons pour être à l’heure pour assister au célèbre ballet des fontaines de l’hôtel. Il est 11heures, l’hymne national débute et les fontaines jaillissent en rythme. S’ensuit le célèbre «con te partirò», et les jets d’eau continuent à danser ! C’est magnifique. Hélas, le spectacle s’arrête au bout de 10 minutes. Mais reprend toutes les demi-heures. J’adore cet hôtel et j’aimerais y séjourner, un jour !

Nous déjeunons au Caesar’s Palace - «c’est le vrai palais de César ?» aurait demandé un touriste… - une pizza géante dont nous gardons la dernière part pour Logan qui a annoncé son arrivée.


L’une des magnifiques fontaines du Cesar’s palace

Nous visitons le Venetian, nous prenons un espresso avant d’admirer les plafonds en caissons peints, on se croirait vraiment dans un palais de la Renaissance, nous poursuivons, et oh surprise ! Il y a des gondoles, et on peut faire une promenade romantique à l’intérieur ou à l’extérieur de l’hôtel ! Hélas, l’attente est trop longue, nous nous contenterons d’une glace italienne !

Nous devons aller récupérer Logan dont l’avion ne saurait tarder.

Nous avons tellement marché que nous sommes sur les rotules ! Nous prenons un Uber pour rentrer à l’hôtel prendre la voiture. Alix et Didier partent récupérer Logan. Nous repartons avec la voiture et nous nous garons au Monte Carlo, le parking donne un accès direct à l’hôtel casino, dans – bien sûr - la salle de jeux ! Nous nous rendons au New York New York, dont le trottoir est décoré d’un mini pont de Brooklyn, pour voir si Logan et Tristan peuvent y faire le «roller coaster», quel dommage, il manque 2 cm à Tristan pour pouvoir le faire, il est tellement déçu ! Et moi soulagée ! A côté, la boutique Hershey, avec une Statue de la Liberté en chocolat qui doit bien mesurer 2m50 ! Tristan repart avec un sachet de Hershey Kisses à tous les parfums

Nous prenons le tram du Monte Carlo et allons jusqu’au Venetian, de là, nous allons au Luxor après avoir traversé l’Excalibur. La Pyramide est aussi grande que celles que l’on peut voir en Egypte, et un immense sphinx surmonte l’entrée. A l’intérieur il y a plusieurs expositions et j’aimerais bien voir «Bodies, the Exhibition», mais ni Alix ni Didier ne veulent y aller. Seuls Logan et, curieusement, Tristan sont intéressés. L’exposition, loin d’être choquante, est passionnante. Sont mis à nus les muscles, les tendons et les différents mécanismes du corps humain. Tous les corps, ou les parties de corps exposés sont réels. Rien n’est laissé à l’écart et l’exposition s’avère extrêmement instructive. Il faudrait la revoir par petites parties pour en retenir davantage.

Nous allons dîner d’un hamburger à «In’n out» et nous retournons dormir à l’hôtel tôt car Logan doit repartir dès l’aube.

Jour 3 Lundi 21 mars

Arès le petit déjeuner, nous faisons les valises et partons en direction du parc de Zion.

Alix tient à nous faire passer d’abord par le parc Valley of Fire. C’est un endroit très particulier pour elle, c’est là que Logan l’a demandée en mariage !

Les formations rocheuses sont rouges, pour la plupart, et très variées. Certaines ressemblent à des ruches anciennes en paille, d’autres à des entassements de pancakes, l’histoire géologique de la région se décline devant nos yeux. C’est magnifique ! Nous traversons le parc et nous arrêtons brièvement à l’endroit historique de la demande en mariage ! Le rocher est strié de blanc et il est effectivement très particulier.

Après avoir déjeuné à Cracker Barrel, nous poursuivons vers Zion. Juste avant l’entrée du parc, l’adorable petite ville de Springdale. Beaucoup de charmants hôtels qu’il faut réserver son hôtel très longtemps à l’avance.

C’est vrai que la localisation en est parfaite. Nous achetons $80 notre Pass Annuel pour les Parcs Nationaux. Valable un an il sera amorti dès le troisième parc national et Alix pourra l’utiliser après notre voyage.

Nous nous garons près du Visitor Center. Il est plus simple d’emprunter l’une des navettes qui sillonnent le Parc. Nous avons décidé de faire l’excursion de «Lower Emerald Pool». Nous empruntons la navette qui nous déposera devant la Lodge, un de ces hôtels nichés au creux des Parcs Nationaux américains qu’il faut réserver des mois à l’avance.

Les chanceux qui y logent profitent de la quiétude du soir, après le passage de la dernière navette.

La piste est juste en face. Nous empruntons le pont qui enjambe la Virgin River, dont les flash floods (inondations éclair) sont extrêmement dangereuses, et qui paraît toute gentille en ce moment.

Il s’agit de suivre la piste bétonnée sur pratiquement toute sa longueur qui surplombe la rivière et mène jusqu’à une cascade et plus bas des bassins colorés par des algues. Il y a beaucoup de monde, la piste est réputée facile. Des enfants, des poussettes !

La piste borde la forêt et nous avons la chance d’apercevoir deux daims dont le pelage se confondrait très facilement avec la végétation !

Seuls Alix et Tristan sont assez courageux pour s’y aventurer ! Nous revenons au point de départ et allons visiter la boutique de souvenirs attenante à la loge. Elle est déjà fermée. Le restaurant ouvre déjà alors qu’il est à peine plus de cinq heures. Nous regagnons la navette et apercevons un dindon sauvage qui se promène dans l’herbe. Il n’a que peu de ressemblance avec les dindes actuelles, il est grand et maigre, mais il est vrai qu’on sort à peine – et encore – de l’hiver. La navette nous fait visiter tout le canyon qui est idéal pour les sportifs émérites, il est possible de faire de l’escalade sur les hautes falaises et il y a des excursions pour les meilleurs niveaux d’entraînement.


Cherchez les daims...

Nous nous dirigeons vers Saint-George, Utah, où nous passerons la nuit. La ville est presque dissimulée par les couleurs des rochers environnants, c’est très curieux car elle est assez importante. Nous distinguons facilement le bâtiment blanc immaculé du Temple Mormon, le premier construit dans l’Utah. Mais avant de gagner l’hôtel, nous nous arrêtons pour dîner dans un restaurant mexicain repéré sur «Yelp» par Alix, Peppers Cantina. Puis nous nous dirigeons vers l’hôtel du jour, Coronada Inn & Suites. Alix s’inquiétait de l'environnement ! En dépit du prix modique, nous bénéficions d’une grande pièce avec cuisine complète et un canapé lit, ainsi que d’une grande chambre avec deux lits doubles. Bien sûr, le canapé a vu des jours meilleurs, mais l’ensemble est très propre et nous satisfait pour la nuit.

Jour 4 Mardi 22 mars

Agréable surprise au petit-déjeuner, nous pouvons nous faire des gaufres ! A recommander !

Nous quittons l’hôtel vers neuf heures et constatons avec surprise que sur la colline qui le domine se trouve une luxueuse maison !

Nous nous dirigeons vers le Temple que nous nous proposons de visiter. Il est entouré de jardins soigneusement entretenus et couverts de fleurs.

C’est une magnifique bâtisse d’un blanc immaculé. Surprise, seuls les Mormons peuvent pénétrer dans le Temple, et encore tous n’ont pas accès à toutes les parties du temple. Cependant il y a un centre pour accueillir les visiteurs. Deux charmantes «sœurs» nous font les honneurs des lieux et nous montrent des photos de l’intérieur, luxueux, du Temple. Elles nous expliquent que les contributions des fidèles – 10% de leurs revenus - servent en grande partie à assurer l’état impeccable des bâtiments et des jardins, l’une des nécessités de leur foi. Nous en apprenons un peu plus sur cette religion qui reste bien mystérieuse. Les «apôtres» qui administrent la religion sont des bénévoles qui ne peuvent refuser la responsabilité qui leur échoit et financent leur action sur leur propre denier… Nous repartons chacun avec notre Livre de Mormon, un en français et un en anglais pour nous.

Il est temps de poursuivre vers Bryce Canyon. Court arrêt à Cedar City où nous faisons quelques achats à Smith’s Supermarket pour déjeuner sur le pouce. Hmm, le temps est très gris, et il se met à neiger… Il était prévu qu’il fasse frais, mais nous ne nous attendions pas à de la neige !

Pour aller à Bryce, nous traversons la forêt de Dixie, il y a de la neige partout !

Tristan est surexcité : c’est la première fois qu’il marche dans la neige, et il y en a une grosse épaisseur, si nous étions mieux équipés, nous pourrions faire une bataille de boules de neige ou un bonhomme du même matériau, mais nous sommes sous-équipés et ce serait la bronchite garantie !

Nous reprenons notre chemin, et la neige se met à tomber ! La visite à Bryce risque d’être toute particulière ! Nous montrons patte blanche pour pénétrer dans Bryce Canyon. Nous avançons sous la neige, il fait de plus en plus froid. Les paysages, majestueux, sont fantomatiques.

Nous arrivons à l’extrémité supérieure du Canyon, il fait atrocement froid et la visibilité est limitée à une dizaine de mètres. Nous redescendons, Alix conduit avec d’extrêmes précautions, un dérapage aurait des conséquences très fâcheuses… Quelques arrêts pour tenter d’apercevoir les merveilles rocheuses du canyon, mais il neige toujours et nous ne sommes pas assez couverts pour marcher jusqu’à certains points de vues célèbres. Etape obligée à la boutique de souvenirs dans laquelle Tristan trouve une édition spéciale du Monopoly dont les enjeux sont les Parcs Nationaux américains !

Nous gagnons notre hôtel qui est à une petite demi-heure du canyon, à Cannonville. Nous sommes surpris de traverser Tropic, la mal-nommée, puisqu’il fait 31° Fahrenheit ! Le Grand Staircase Inn occupe le premier étage d’un grand bâtiment jaune pâle. Au rez-de chaussée se trouve un General Store/Station Service qui fait aussi office de bureau d’enregistrement pour l’hôtel. C’est visiblement l‘unique magasin pour les 162 résidents de Cannonville. La chambre est gigantesque, même si l’hôtel parait un peu désuet. Le document d’enregistrement indique les heures du lever et du coucher du soleil pour demain, Bryce est réputé pour ses points de vue extraordinaires à ces moments là. Une fois installés nous nous demandons où manger et l’inestimable application Yelp vient à notre secours. Un peu à l’extérieur de Tropic (-8° maintenant!!!) se trouve un restaurant auberge réputé, le Stone Hearth Grill, En route nous apercevons un troupeau de daims paissant dans un champ tout au bord de la route. Pas de chance, le restaurant est complet, nous décidons de réserver pour 20h et rentrons à l’hôtel, ce n’est qu’à une dizaine de minutes, après tout ! Au détour du chemin, derrière l’auberge, un lapin détale à notre passage !

Nous avons bien fait de revenir. Le restaurant est vraiment très bien. Tristan découvre les choux de Bruxelles à peine saisis, et il adore ! Le cadre est agréable, le service un peu long cependant. Nous rentrons tranquillement à travers Tropic ( !!) endormi.

Jour 5 Mercredi 23 mars

Nous nous levons dès l’aube. Avec un peu de chance nous pourrons voir Bryce dans de meilleures conditions. La route est enneigée. Pas facile de conduire pour Alix. Pas de Ranger à l’entrée du parc. Le temps s’est éclairci mais il y a toujours beaucoup de neige. Les formations rocheuses sont dorées par le soleil, c’est magnifique.

Il fait toujours très froid et le vent glacial n’arrange pas les choses : il est de plus en plus difficile de sortir de la voiture, le spectacle est grandiose. Il nous faudra revenir à une autre période si nous voulons voir sans geler tous les points de vue pour lesquels Bryce est célèbre.

Mais nous sommes ravis d’être revenus. Voir Bryce sous la neige est – semble-t-il - un privilège ! Nous rentrons à l’hôtel avant la fin du service du petit déjeuner, très simple : pain, confiture, beurre, jus de fruits et café. Les valises sont bien rangées, nous partons pour aller voir Kodachrome Basin. Il y a peut-être deux chemins d’accès car le GPS nous promène un peu. Nous finissons par nous retrouver devant l’hôtel pour arriver au Parc qui était en fait tout près ! Leçon à retenir il faut avoir carte ET GPS ! $8 de frais d’entrée car c’est un parc d’État. Le petit parc est superbe, il y a même un terrain de camping occupé en majorité par des RV. Il fait encore trop froid pour être sous la tente. Le ranger nous conseille une excursion facile, Angel’s Palace trail. Nous garons la voiture et devons juste traverser la route pour trouver le début de la piste. Quoique le ciel soit bleu, il fait vraiment très froid, et pour rendre les choses plus agréables, un méchant petit vent nous glace jusqu’aux os ! Didier maugrée. Nous devinons la piste plutôt que nous ne la suivons. De temps en temps, un piquet indicateur nous guide. Didier rage de plus en plus. Il a tellement froid, le pauvre ! Nous aussi. Nous croisons des gens qui redescendent, d’autres nous rattrapent, mais il y a, somme toute, très peu de visiteurs.

Nous sommes presque arrivés au bout. Le point de vue est au bout d’une crête étroite. Beaucoup trop de vent pour laisser Tristan y aller, il est trop léger ! Seuls Alix et Didier y vont, j’ai bien trop la trouille. Nous descendons le plus vite possible pour échapper au froid et admirons le paysage du Kodachrome le bien nommé pendant notre retour en voiture.

Nous prenons la piste Sentinel pour aller voir «Shakespeare Arch», la piste est moins exposée au vent et est donc plus facile à faire. Le parc est célèbre pour ses couleurs extraordinaires – d’où son nom – et pour ses «pipes» verticales en grès, il y en une soixantaine.


Shakespeare’s Arch

Nous déjeunons au McDonald’s de Kanab avant de poursuivre vers Page. Mais d’abord, arrêt à Moqui cave. C’est une petite grotte qui fut un temps habitat, cachette de quelques «outlaws» puis bar, et qui comporte des traces de dinosaures. Les propriétaires actuels sont des mormons dont l’arrière-grand-père avait 6 femmes. Une collection d’objets anciens témoigne du passé indien du lieu. Il y a aussi une remarquable collection de pierres dont certaines brillent à la lumière noire. Tristan profite de l’occasion pour s’acheter des pierres dont il remplit un petit sachet en feutrine. A lui de trouver leur nom à son retour.

Juste avant l’entrée de PageArizona, un élégant pont métallique enjambe le Colorado qui n’est qu’un filet au fond du Canyon, juste avant se trouve Glen Canyon Dam, un barrage qui sans être gigantesque est superbe.

Impossible de visiter, les ascenseurs sont en panne ! Nous nous contenterons de l’observer depuis le Visitor Center. Nous nous arrêtons juste après avoir franchi le pont. Le point de vue est remarquable. La construction du pont en 1959 a permis aux ouvriers d’accéder sans difficultés au lieu de la construction du barrage sur le Colorado et de créer le Lac Powell qui offre de multiples activités nautiques.

Direction l’hôtel, même si il n’est pas très tard, nous sommes fatigués. De plus il faut absolument laver la voiture que la neige de ces derniers jours a salie d’une manière incroyable. Nous nous installons au Knights Inn. Nous allons dîner chez Bonkers, qui est tout près de l’hôtel. Une question se pose tout au long du repas, pourquoi y a-t-il une seule table avec une nappe ? Nous en concluons que la table doit être abîmée et que le restaurant italien la cache !

Jour 6 Jeudi 24 mars

Nous sommes un peu déçus car le survol en hélicoptère à Page est tombé à l’eau, pas de vol ces jours-ci !

Il faut vraiment laver la voiture ! Direction le carwash. C’est amusant de rester dans la voiture pendant que la machine la nettoie ! Ensuite, direction Horseshoe Bend. Pas étonnant que je n’arrivais pas à le localiser hier, c’est bien sur cette route-là, à la bonne distance de Page, mais en venant de l’autre côté ! Nous y allons ce matin, mais avant, arrêt hyper rapide à WalMart pour renouveler le stock d’eau ! D’ailleurs pour éviter les pertes de temps, Alix y court toute seule !

Un vaste parking accueille les véhicules des excursionnistes attirés par le point de vue de Horseshoe Bend. Beaucoup de sable, mais le chemin est facile d’accès, de très nombreux excursionnistes, beaucoup, curieusement, d’origine asiatique. Mais il est vrai que nous sommes sur la côte Ouest, relativement proche de l’Asie.

Le Colorado décrit un virage en épingle à cheveux, ou presque, plutôt en forme de fer à cheval, d’où le nom de la courbe. La vue est très impressionnante. Pour bien la voir, il faut se rapprocher dangereusement du bord, ou avoir une très longue perche à selfie. Alix s’approche presque en gambadant, je lui fais honte en approchant à plat ventre, c’est tout juste si je ne rampe pas, c’est vraiment très haut, près de 300 mètres de hauteur ! Tristan n’a pas spécialement peur, et Didier non plus. Le Colorado est vraiment source permanente d’émerveillement.

Notre prochaine étape est assez éloignée, nous reprenons notre chemin en direction de Monument Valley.

La route est de nouveau entourée de désert, le sol est visiblement plutôt rocheux et la végétation est surtout composée de sagebrush, cette plante dont les racines peu profondes se détachent facilement du sol. Elle est devenue l’emblème cinématographique des villes abandonnées, emportée par le vent ! Et bien sûr, nous en voyons, traversant la route devant nous !

Quelques rares cactus, de petits arbustes aux feuilles très vertes. De temps à autres un «hogan» indien – la maison traditionnelle en bois et en terre - près d’une maisonnette très simple. Des formations rocheuses très hautes apparaissent de temps à autres, c’est très étrange comme paysage. Nous croisons peu de véhicules. Nous arrivons à Kayenta et nous arrêtons au McDonald’s pour y déjeuner. La salle est pleine d’adolescents, indiens, probablement en sortie scolaire. La salle se vide tout d’un coup et nous voici presque seuls dans la salle. Nous empruntons la route qui se dirige vers Monument Valley, Utah et arrivons facilement à Goulding Lodge. Les Gouldings étaient un jeune couple qui avait créé un Trading Post dans les années 1920. Ils avaient d’excellentes relations avec les Navajos et ont vite compris que la Grande Dépression aurait des conséquences dévastatrices sur la population indienne. Goulding eut l’idée géniale de prendre des photos du site et d’aller les montrer à de grands pontes d’Hollywood. Convaincus, ceux-ci utilisèrent le site pour de nombreux westerns, ce qui rendit le lieu célèbre et attira par la suite de nombreux touristes. Le site est encore un décor naturel très prisé pour les tournages.

Toutes les terrasses des chambres ont une vue extraordinaire sur le site. Il y a un musée et une petite salle de projection donne un film de John Wayne tous les soirs ! Celui-ci était un habitué des lieux, et son endroit favori est conservé en l’état, et c’est vrai qu’on imagine bien ce géant contemplant le paysage, assis sur un fauteuil, les bottes posées sur la barrière ! L’ancien appartement des Goulding est à l’étage du magasin transformé en Musée. Les bénéfices financent des bourses pour les Navajos.

Comme nous sommes arrivés assez tôt, nous avons pu réserver une excursion avec un guide Navajo, Dedrick Cly (nom très répandu chez les Navajos). Dedrick parle avec passion de la région, de son peuple et de son histoire. Les futures élections intéressent beaucoup les indiens qui souhaitent l’élection de Donald Trump. D’ailleurs, une artiste/artisan a commencé une phrase par «Quand Trump sera Président…». Ils considèrent Hillary Clinton comme peu fiable, sans compter que beaucoup d’hommes ne sont pas prêts à confier le pays à une femme !

Le tour en 4x4nous conduit sur le site de Monument Valley, nous rentrons dans le parc. Nous apercevons l’hôtel «The View», qui appartient aux indiens, mais qui était complet lorsque j’ai fait nos réservations. Il se confond avec la falaise ! Nous roulons sur des pistes, heureusement que nous sommes dans un pick-up truck 4x4 ! Dedrick nous désigne chacune des Mesas par son nom qui fait référence soit à sa forme soit à un personnage historique, dont l’arrière grand-père de notre guide.

C’est extrêmement impressionnant. Il y a quelques habitations sur le site, rares et clairsemées. Elles n’ont ni eau ni électricité. Lorsque leurs habitants seront morts, il n’y aura personne pour les remplacer car la nation Navajo veut consacrer tout le site au tourisme. Il y a des mustangs, nous en voyons quelques-uns, et il paraît qu’il y a aussi des moutons, mais ils demeurent invisibles ! Nous voyons des «chipmunks» des mini-écureuils, ils sont tout petits, et très rapides. Nous arrivons enfin sur les sites les plus précieux : des gravures sur la roche. Il s’agit visiblement d’un genre d’antilopes, elles devaient être plus nombreuses que maintenant. Tristan est ravi et prend des photos. C’est émouvant d’imaginer les artistes gravant ces signes il y a plusieurs centaines d’années !

Ensuite nous arrivons sur un site remarquable, une dune à grimper et on se retrouve sous un immense trou dans le plafond de ce qui n’est pas vraiment une grotte. Le ciel tout bleu contraste avec la couleur rouge ocré de la roche. Superbe. Nous poursuivons notre excursion et arrivons ensuite sur le site où se trouvent plusieurs Hogans, cette habitation traditionnelle Navajo, dont la porte est toujours orientée vers le soleil levant ce qui permet de définir avec exactitude le moment précis de sa construction, puisque le soleil n’a pas toujours la même position. Lors de la construction la charpente du Hogan est couverte de boue, ce qui d’une part participe à son isolation thermique et d’autre part le rend difficile à repérer. L’intérieur est beaucoup plus grand qu’on ne peut l’imaginer de l’extérieur, une ouverture est prévue pour laisser s’échapper la fumée du foyer, et on s’y tient debout à l’aise. Notre groupe d’une dizaine de personnes y rentre très facilement et il y a encore une belle hauteur au-dessus de nos têtes. Une Navajo, belle femme aux longs cheveux noirs s’y tient. Elle est assise devant un métier à tisser artisanal dont l’ouvrage est à moitié réalisé. Elle nous montre comment elle carde la laine et la file avant de l’utiliser pour faire des tapis. Elle nous explique qu’elle a pris la suite de sa grand-mère. Des objets de la vie traditionnelle sont exposés : le peigne qui ressemble à un petit balai sans manche (nous l’avons tous vu dans les westerns, utilisé pour dissimuler les traces des chevaux), le «porte bébé traditionnel dont le cercle protège la tête du bébé en cas de chute… Rencontre très instructive.

Notre guide nous ramène à l’hôtel. Nous dinons dans le restaurant attenant et allons nous coucher après avoir admiré encore une fois le sublime paysage.

Jour 7 Vendredi 25 mars

Avant de repartir de Monument Valley, nous visitons le Musée de l’hôtel ainsi que l’appartement des Gouldings puis nous cherchons l’endroit mythique d’où a été filmée la prise de vue dans le film Forrest Gump. Le héros court à travers l’Amérique depuis des mois et ses pérégrinations l’ont conduit au beau milieu de l’Utah. Et il est vu courant au milieu de la route avec les «Mesas» de Monument Valley en arrière plan. Ca y est nous trouvons l’endroit exact et immortalisons notre passage. Nous redescendons vers Kayenta pour prendre notre petit déjeuner au McDonald’s.

Nous approchons du Grand CanyonArizona et découvrons que le Colorado a une petite sœur, la «Little Colorado River», qui elle aussi a creusé d’impressionnantes gorges, les à-pics sont protégés par des barres, mais tellement curieusement placées que des trous sont béants et que c’est extrêmement dangereux. Le pauvre Tristan ne peut pas gambader à son aise. Nous nous arrêtons un moment pour les découvrir et en profitons pour acheter des souvenirs à une artiste indienne. Mon «dream catcher» , ce piège à mauvais rêves, va dorénavant veiller sur mon sommeil.

Peu de monde à l’entrée du Parc du Grand Canyon, nous sommes agréablement surpris. En fait, c’es parce qu’ils étaient tous arrivés avant nous ! Nous trouvons difficilement un endroit où garer la voiture ! C’est devant un restaurant, nous y entrons et partageons une pizza et une salade. A la – très jolie – boutique de souvenirs, nous avons acheté des T-shirts – A la partie «conseils de tourisme», nous avons eu des bons de réductions pour Papillon Helicopter. Alix réserve un vol pour le lendemain matin. Nous avons tout le reste de la journée pour visiter le Grand Canyon. Seuls les bus- navettes du parc peuvent circuler à certains endroits. Nous embarquons après une assez longue attente – tellement de visiteurs ! – le chauffeur explique qu’il doit sa vie à la France, en fait, son arrière grand-père – bébé- a été victime d’un naufrage et a été sauvé par un bateau français et a d’ailleurs reçu le nom «Debord» comme patronyme ! Nous nous faisons déposer pour effectuer une excursion à «hermit’s rest». L’idée et de marcher le long du bord du Canyon puis de rattraper le bus qui nous déposera à une autre étape. Chaque promenade fait entre 1km5 et 3 km, facile, mais il fait très très froid ! Bien sûr la vue est spectaculaire et les photos ne rendent pas justice au gigantisme du canyon. La rivière, tout au fond parait minuscule. Et il est très dangereux de s’approcher tout au bord. Les arbustes qui ont survécu aux intempéries ont des formes tourmentées, on dirait qu’ils ont été essorés !

Nous nous rapprochons du centre et prenons, - à tort – un bus pour aller voir l’allée principale, supposée recéler des bâtiments intéressants. L’itinéraire est tellement long, qu’il nous faut près d’une heure pour arriver à notre but. La nuit tombe, il fait de plus en plus froid, et l’intérêt architectural demeure à prouver… là, le «guide» théorique que je suis se fait remonter les bretelles par sa petite troupe frigorifiée ! Nous retrouvons notre voiture et sommes ravis de nous installer sur les fauteuils et de mettre le chauffage ! Nous recherchons notre hôtel qui n’est pas dans le parc mais dans la petite ville-hôtel située juste en dessous, Tusayan. C’est d’ailleurs juste à côté de l’aéroport ! Conseillés par la concierge de l’Holiday Inn Express, nous allons dîner au «we cook pasta et pizza», il y a tellement de monde que nous décidons de prendre à emporter, et je sors avec Tristan qui est incommodé par les odeurs de nourriture !L’attente est longue mais Didier et Alix finissent par ressortir avec le repas que nous prenons dans notre chambre accompagné du reste de vin de notre dîner de Tropic.

Jour 8 Samedi 26 mars

C’est le grand jour ! Confortable petit déjeuner pris avec les dizaines d’hôtes de l’hôtel, durant lequel je découvre LA machine idéale ! La machine à faire les pancakes. Un sac plastique contenant la pâte est placé à l’intérieur de la machine. A la commande, un système appuie sur le sac pour en extraire la quantité de pâte parfaite pour faire deux pancakes ! C’est fabuleux ! Il y a bien sûr de quoi satisfaire les appétits les plus exigeants, et c’est bien rassasiés que nous partons vers l’aérodrome tout proche.


Tristan tout heureux d’avoir reçu le numéro 1

Nous sommes un peu en avance. Moment désagréable, l’employé nous pèse ! La balance est directement encastrée dans le sol et - heureusement – il n’annonce pas le poids à haute voix… En fait, c’est pour équilibrer la charge de l’hélicoptère. Nous devons assister à une projection détaillant les consignes de sécurité, puis nous recevons une veste de secours à porter autour de la taille et recevons une carte numérotée qui correspond à notre place dans l’hélicoptère avec défense expresse de ne l’échanger sous aucun prétexte ! Nous sommes dirigés sur le bord de l’aérodrome. Nous devons attendre l’arrivée de notre hélicoptère pour survoler le Grand Canyon devant son pad d’atterrissage. Il fait FROID, et nous attendons longtemps. Puis voici qu’arrive notre oiseau. Le pilote est tout jeune et travaille depuis peu pour la compagnie. Il pilote très bien et nous explique que nous survolerons d’autres parties du Grand Canyon que celles que nous avons vues la veille. C’est sûr, les excursionnistes n’apprécieraient pas d’avoir leur quiétude troublée par le ballet incessant des hélicoptères.

De la musique classique passe entre les explications soit du pilote soit de l’enregistrement – en français, puis en chinois pour le jeune couple qui partage notre vol. Notre vol durera en tout 35 minutes. Pour arriver au Grand Canyon, nous devons survoler une forêt, nous voici au dessus du canyon.

C’est à couper le souffle, le canyon est à la fois très large et très profond. En fait, il atteint près de 1800 mètres de profondeur, et -au plus étroit-, il ne fait QUE 4 km de large mais en atteint parfois presque 30, sans oublier qu’il mesure plus de 440 km de long ! Le spectacle est à la hauteur de ce gigantisme, et encore une fois, aucune photo ne peut rendre justice à la beauté du paysage. Tristan et Alix ont la chance d’être placés à l’avant, près du pilote, Didier et moi sommes assis près du jeune couple à l’arrière. C’est bien car les photos de Didier montrent bien que nous sommes à bord d’un hélicoptère ! Nous sommes vraiment ravis de notre expérience !

Nous prenons le chemin du retour vers Las Vegas et profitons encore une fois du croisement de la Route 66. Nous nous arrêtons pour déjeuner dans un diner à Kingsman, le Rutherford Family Diner. C’est très sympathique et les portions sont gigantesques. Tristan apprécie son omelette.

Nous reprenons la route en direction du Hoover Dam. Ce barrage a permis de donner du travail à des centaines d’ouvrier, qui travaillaient 363 jours ( !!) par an… Nous nous garons dans l’immense parking à étages et nous dirigeons vers le barrage proprement dit. Le barrage mesure près de 180 mètres à sa base, et la route qui le surplombe est empruntée par plus de 20 000 véhicules, chaque jour ! Nous avons la chance de pouvoir visiter l’intérieur, et nous descendons – dans un ascenseur – l’équivalent de 52 étages ! Plutôt terrifiant quand on y pense ! Notre guide nous explique le déroulement de la construction et le fonctionnement des 17 générateurs. Très intéressant et impressionnant en même temps. Le barrage est construit juste entre le Nevada et l’Arizona et il délimite le Lake Mead qui attire chaque année plus de 7 millions de visiteurs venus profiter des activités nautiques.

Nous terminons notre visite par un tour dans le musée qui propose des activités scientifiques ainsi qu’un historique du barrage puis nous allons traverser le barrage à pied. Nous en profitons pour admirer le pont routier récemment construit qui permet de traverser du Nevada vers l’Arizona sans passer sur le barrage.

Nous reprenons la route pour rentrer à Las Vegas. Nous prenons possession de notre chambre à l’hôtel casino Stratosphere. Zut, pas de réfrigérateur prévu dans la chambre. La réceptionniste nous assure qu’on va nous en livrer un, et effectivement quelques minutes après notre installation dans la chambre, voici qu’on nous livre un petit réfrigérateur ! L’hôtel est l’un des plus récents. Il n’est pas situé sur le Strip mais en est tout près, il possède une tour remarquable qui fait un peu penser à l’architecture d’un château d’eau ! En tant que clients de l’hôtel, nous avons accès à la tour gratuitement. Tout en haut, un restaurant bar, des salles dans lesquelles on peut organiser des fêtes privées, et le départ de l’attraction de l’hôtel : il s’agit de sauter mais le sauteur est attaché et glisse jusqu’au sol le long de filins d’acier. Pas si excitant finalement ! Nous prenons quelques photos, car le point de vue est remarquable, surtout avec les lumières de la nuit.

Alix fait appel à «Yelp» pour nous trouver un restaurant, et elle en trouve un ! Il s’agit d’un restaurant asiatique situé dans l’un des tout petits casinos légèrement excentrés du Strip, l’Eureka. Effectivement, le repas est satisfaisant. Il ne nous reste plus qu’à rentrer à l’hôtel car Alix doit préparer sa valise et son avion est au beau milieu de la nuit ! Il faut bien qu’elle rentre à Jacksonville et le dimanche ne sera pas de trop pour la reposer de nous avoir servi de chauffeur pendant toute la semaine.

Nous la déposons à l’aéroport et retournons à l’hôtel pour un repos bien mérité.

Jour 9 Dimanche 27 mars 2016

Nous n’avons plus de chauffeur ! Didier devra prendre le volant !

Mais aujourd’hui, nous restons à Las Vegas. Nous devons absolument aller voir le bateau pirate et le fort derrière lui. Mais avant nous devons aller au Wal-Mart local, Tristan est à court de chaussettes ! Nous prenons de quoi petit-déjeuner, ce que nous ferons sur le parking du supermarché. Ensuite, direction Treasure Island. C’est pratique, tous les casinos ont d’immenses parkings et on peut accéder directement au casino, généralement par le biais d’une passerelle au premier étage. Nous accédons ainsi directement à la salle de jeu du casino que nous devons traverser pour aller vers l’extérieur. Nous avons l’impression de traverser un port du XVIIème siècle, avec ses maisons aux étages en surplomb. Nous pouvons en profiter pour admirer les trésors du casino : une défense de mammouth sculptée par plusieurs générations d’artistes sur une centaine d’années –incroyable !- tout comme le chopper sirène pièce unique !! Le cadre de la moto, ainsi que toutes les pièces métalliques, est constitué par le corps d’une sirène aux longs cheveux, terrifiant !

Nous arrivons enfin près du bateau pirate, en fait, il y en a deux Tristan est un peu déçu : ils ne sont pas accessibles au public ! Tant pis, nous les admirons et nous reprenons le chemin de notre hôtel. En roulant, nous passons devant la boutique du show «Pawn Stars». Nous pique-niquons dans la chambre et nous reposons devant Bob l’Eponge, nous découvrons qu’au fond de la mer il peut pleuvoir, et même y avoir du brouillard !! Ah, les mystères de la nature !

Quand le soleil se baisse, direction Fremont Street. Nous trouvons un grand parking tout près et nous dirigeons vers l’artère la plus célèbre de Las Vegas après le Strip. Le spectacle est étonnant, la rue est couverte d’un filet métallique sur lequel passent des images multicolores, partout des artistes de toutes sortes : un excellent saxophoniste, un contorsionniste qui s’enferme dans une petite boîte, des «statues» vivantes, des «Elvis» , des orchestres sur des estrades… et bien sûr de petits stands de pop-corn et autres.

De temps en temps des gens glissent juste sous le filet électrique, sur un genre de tyrolienne, certains prennent l’attraction la plus longue qui permet de traverser toute la rue ! De chaque côté de la rue, des restaurants, des casinos !!! C’est le carrefour de l’amusement et du vice ! Fantastique !

Les spectateurs sont nombreux et de tous les âges, beaucoup déambulent un gigantesque verre à la main. L’ambiance est indescriptible et c’est un lieu à ne pas rater !

Nous dinons dans notre chambre et préparons nos valises pour pouvoir repartir tôt demain !

Jour 10 Lundi 28 mars 2016

Aujourd’hui nous entamons la deuxième partie de notre périple, celle qui nous conduira finalement à Jacksonville. Notre ville étape sera Flagstaff. Flagstaff où j’espère pouvoir faire la première lessive des vacances !!

Mais notre première étape est mystérieuse : une ville abandonnée avec sa mine d’or !! Nous allons à «Eldorado Canyon» ! Nous ne pourrons participer qu’à la visite de midi, donc nous ne sommes pas vraiment pressés de quitter le Stratosphere. C’est ainsi que, en chemin, nous découvrons les «tempêtes de poussière» décrites par John Steinbeck, dans Les Raisins de la Colère.

La ville abandonnée et sa mine s’appellent Techatticup, 45mn de Las Vegas, c’est l’Ouest des Westerns. Le canyon est au bout d’une route étroite et tortueuse. Nous croisons quelques maisons puis plus rien jusqu’à Techatticup.

On se croirait à Radiator Springs ! Quelques bâtisses en bois, de nombreux camions et camionnettes tout rouillés, des outils et tout un bric-à-brac d’objets indéfinissables, à peut-être 200 mètres, un avion accidenté ! Nous avons le temps de manger nos sandwiches avant l’heure de la visite.

Un bâtiment semble mieux entretenu que les autres et nous nous dirigeons vers lui en luttant contre le vent qui est glacial. Nous n’avons qu’une envie, nous mettre à l’abri. L’intérieur est un curieux mélange d’intérieur privé, de bar, de salon et de boutique de souvenirs. Difficile de se rendre compte au premier abord que la personne assise dans un fauteuil en cuir et qui parait prendre des notes est la propriétaire des lieux, et l’une de la dizaine d’habitants de Techatticup – mot qui signifierait en langage local «j’ai faim». Le guide est un grand gaillard d’une cinquantaine d’années qui semble avoir pas mal bourlingué. Nous passons en revue les différents portraits représentant ceux qui ont fait l’histoire de ce petit coin de l’Ouest. Il y a même la photo de deux indiens qui furent reçus à la Maison Blanche, sans en rapporter beaucoup d’estime pour ses occupants. Il semble que les conquistadors espagnols connaissaient déjà ces mines, que la carte en fut retrouvée dans une bibliothèque mexicaine ! Nous sommes tout près du Colorado, ce qui facilitait les échanges commerciaux, la mine était très prospère et ne fut abandonnée que lorsque les Etats-Unis entrèrent en guerre en 1942.

Par la suite, l’exploitation ne fut jamais reprise en dépit de la grande quantité d’or toujours présente. Nous suivons le groupe et nous apprenons que l’avion était un accessoire d’un film d’action tourné sur place !nous pénétrons dans la mine. Tristan s’attendait à parcourir les dizaines de kilomètres jadis exploités, mais – hélas – pour des problèmes de sécurité, nous n’en faisons qu’une toute petite partie qui suffit pourtant à nous montrer comment les mineurs travaillaient. D’abord à la bougie, puis à la lampe portable. Devinette, comment un mineur a-t-il pu se retrouver avec son burin au milieu du front ?

Nous revenons vers la boutique tout en écoutant d’autres anecdotes sur les lieux, par exemple la tragique fin d’une habitante assassinée par un indien renégat jamais capturé dont on retrouva les restes au fond d’une grotte un beau jour !

Nous achetons des fioles d’or et d’argent. Le Nevada est toujours un des plus grands producteurs d’or du monde !

Nous poursuivons notre chemin vers Flagstaff. Il est déjà tard. La faim se fait sentir et Alix nous trouve un restaurant italien à Williams, nous sommes à nouveau sur la légendaire Route 66 ! Il faudrait attendre 45 minutes le repas ! Nous optons pour le restaurant Historic Brewery , un standing nettement supérieur, mais nous y mangeons très bien, la viande est remarquable et Tristan se régale. Nous regagnons notre voiture lorsque nous sommes interpellés par un couple qui semble dérouté : leur voiture est en panne et leur hôtel n’existe pas ( !!!). Il fait très froid, je leur conseille de prendre un hôtel pour la nuit – il y en un en face - et d’appeler Hertz demain ! Ils ne sont pas conscients qu’Hertz doit avoir des représentants dans toutes les villes car ils nous disent que c’est à San Francisco. Nous les rassurons et les quittons. Peut-être aurions-nous dû faire plus pour eux.

Nous poursuivons vers notre Motel à Flagstaff, où nous arrivons sous la neige ! Il est presque 11 heures. Le Canyon Inn Motel, c’est le vrai Motel tel qu’on l’imagine, simple rez-de chaussée, les chambres donnant sur le parking. Nous avons la dernière chambre tout au bout, très spacieuse, Didier et Tristan s’y installent pendant que je vais faire la lessive. Heureusement, le motel dispose d’une machine à laver dernier modèle, «High Efficiency», qui fait ma lessive en 35 minutes. Le sèche-linge, tout aussi performant, sèche le tout en 45 minutes. Il est presque une heure du matin quand tout est récupéré et plié ! Je m’écroule sur le lit.

Jour 11 Mardi 29 mars 2016

Au petit déjeuner, minimaliste mais suffisant pris dans le lobby du motel, le propriétaire – qui travaille 24/24 7/7 - m’explique que la neige est une bénédiction pour lui car elle lui permet de remplir son motel qui propose des forfaits hôtel/remontées mécaniques car Flagstaff est une station de sports d’hiver renommée et que tous les habitants de Phoenix sont ses clients privilégiés.

Nous tentons de trouver un WalMart, mais visiblement le GPS ne sait pas où nous sommes !

Finalement nous le trouvons et investissons dans deux paires de chaussures de sport de base, il est vrai que mes Sperry prennent l’eau, et quand cette eau est de la neige fondue, c’est très désagréable ! Nous voulons voir une autre ville fantôme : Two Guns, effectivement tellement fantôme qu’à notre grande déception il n’en reste que les ruines d’une station-service ! Tant pis, nous continuons.

Aujourd’hui, étape importante : nous allons visiter «Meteor Crater». Nous devons nous éloigner de la route principale pour rouler un bon moment sur un chemin au milieu de nulle part, certains «prés» sont clôturés, mais nous ne voyons pas pourquoi. Peut-être y a-t-il du bétail quelque part. Nous nous garons sur le parking où se trouvent déjà une trentaine de véhicules. Il fait un froid de canard avec le vent glacial qui semble être la spécialité du mois de mars de l’Ouest américain. Un bâtiment très moderne accueille les visiteurs, fait office de cafétéria, de musée et de boutique de souvenirs.

Nous gagnons l’extérieur où il est impossible de rester, il y fait trop froid et le vent est si violent qu’il en est dangereux. D’ailleurs la visite autour du bord du cratère est annulée. Quel dommage ! Cependant nous voyons bien le cratère dans lequel se sont entraînés les astronautes américains pour leur promenade lunaire.

Des recherches ont été effectuées pour tenter d’y retrouver le météorite qui se serait enfoncé dans la terre, en vain, bien sûr. Le plus gros des morceaux, dont un fac-simile est exposé, pèse plusieurs centaines de kilos.

Nous achetons de charmants souvenirs à la boutique : de l’or à trouver dans son sable pour Tristan, des graines de cactus géants pour moi et un tapis de souris pour Didier !

Nous poursuivons notre route vers Chinle, c’est là que se trouve le Canyon de Chelly qui avait motivé la demande de Tristan «plutôt aller là que chez Disney» ! Nous quittons la route principale, nous pensons pouvoir faire le plein à la première occasion. La première occasion ne vient pas, et le réservoir se vide petit à petit, Didier commence à être franchement inquiet, d’autant que le GPS n’indique aucune station service à moins de 60 miles… J’appelle l’hôtel qui me dit qu’il y a des stations sur une route que nous n’arrivons pas à repérer. Nous poursuivons notre chemin en croisant les doigts ! Nous sommes vraiment au milieu de nulle part, comme souvent au cours de ce voyage ! Et oh, stupeur et émerveillement ! Sur notre gauche, une station service tenue par des indiens, nous faisons le plein. $27 de carburant nous rendent le sourire. Nous arrivons peu après à Chinle, Arizona en croisant deux autres stations service. On dirait bien que le GPS ne tient pas compte des stations service implantées sur les terres indiennes, hmmm, bizarre !

Nous arrivons à l’Holiday Inn qui est le dernier bâtiment avant le Canyon. C’est un très joli bâtiment en adobe ocre. Le restaurant et la boutique de souvenirs donnent directement dans le lobby très joliment décoré. Le petit déjeuner n’est pas gratuit mais nous avons un bon de réduction de $20 ainsi qu’un bon de réduction pour le dîner de Tristan. Ce soir, spécial «truite» ! La boutique de souvenirs est très attrayante, nous résistons à la couverture magnifique tissée en Arizona et à la flèche fabriquée main mais nous achetons quelques cartes postales et une broderie représentant des tapis traditionnels Navajos ! Nous prenons possession de notre chambre, pièce agréable qui donne aussi sur l’extérieur – pratique pour décharger la valise – mais dont le réfrigérateur n’offre pas de compartiment glace… Heureusement la cuisine gardera les blocs pendant la nuit.

Trop tard : il n’y a plus de truite. Nous oublions toujours combien les gens dinent tôt aux Etats-Unis ! Tristan n’a pas très faim et grignote à peine. Mais il y a du choix et nous sommes servis rapidement. Il y a beaucoup d’indiens parmi la clientèle.

Jour 12 Mercredi 30 mars 2016

Petit déjeuner – Tristan n’a toujours pas très faim ! Je suis un peu inquiète. Enfin nous quittons l’hôtel pour le Canyon de Chelly. Le Park est gratuit, nous nous arrêtons au poste des rangers pour prendre des informations. De belles photos décorent le hall. Une fillette ressemble beaucoup à Gabrielle ! Nous recevons un questionnaire sur la faune et la flore locale à remplir ainsi qu’un sachet pour ramasser d’éventuelles ordures et nous repartons en voiture vers le Canyon pour en contempler les remarquables points de vue et pour descendre au fond afin de voir les constructions des Anasazi.

L’excursion est annoncée pour environ trois heures. La piste est très informelle, rares sont les signaux pour trouver le chemin pour descendre. Il faut parfois suivre la pente de la falaise, par moment celle-ci a été taillée pour former une marche d’environ un mètre de large, un petit tunnel, quelques marches… Il faut savoir que les Anasazis descendaient au fond du canyon sans aucune de ces aides !

Le dénivelé est parfois très impressionnant, mais le paysage est magnifique. Des visiteurs nous croisent, nous doublent, pour la plupart des Navajos dont certains nous saluent dans leur langue : «Ya’haté» «bonjour», disent-ils, nous leur répondons de même.

Au fond du canyon serpente une rivière. Il faut la traverser pour atteindre les constructions ainsi que les pétroglyphes. Tristan est ravi, il faut dire que l’ensemble est étonnant, deux immeubles sont coincés dans la falaise.

Comment ont-ils été construits ? Impossible de les observer de très près car ils sont protégés des vandales par une clôture grillagée mais nous sommes tout de même assez près pour les voir. Des indiens vendent des objets souvenirs, un groupe de visiteurs s’apprête à pique-niquer. Difficile d’imaginer qu’il y avait là une communauté florissante de cultivateurs et d’éleveurs. Sans doute la rivière était-elle plus importante… Il nous faut maintenant remonter. Etrangement, nous allons plus vite pour remonter que pour descendre !

Nous continuons la visite du canyon de Chelly en nous attardant à d’autres points de vue et nous retournons avec notre questionnaire presque entièrement rempli alors que notre sac à détritus est resté heureusement vide !! Tristan peut obtenir son badge de Ranger Junior ! Il en est très fier ! Nous nous précipitons vers la voiture – il neige à nouveau !

La journée est déjà bien avancée, nous grignotons nos provisions – nous sommes devenus de grands amateurs d’Oreos – et partons vers notre ville étape, Albuquerque. Mais en chemin, j’aimerais bien jeter un coup d’œil sur Acoma Pueblo. Il s’agit d’un village perché sur une Mesa et qui est habité depuis plus de 800 ans ! L’architecture d’adobe est caractéristique, nous suivons les indications du GPS, qui encore une fois nous fait faire des miles inutiles, visiblement, il ne sait pas ce que tirer un bord signifie et nous mettons beaucoup plus de temps que nécessaire. Le village se distingue à peine, il est de la couleur du rocher sur lequel il est bâti ! C’est bien notre chance : les visiteurs ne peuvent y accéder après 17 heures. Nous avons un bon quart d’heure de retard. Nous nous contenterons de le voir de loin.


Acoma Pueblo, juché sur sa Mesa

Peu avant l’entrée d’Albuquerque, New Mexico, un beau pont métallique, le Rio Puerco Bridge , c’est un pont très connu pour son architecture originale. Nous trouvons notre hôtel, l’Howard Johnson, relativement près de l’autoroute mais très bien insonorisé. Les clients ont l’air relax : une femme d’une cinquantaine d’années se promène en pyjama court, très léger ! Nous demandons conseil pour le dîner et on nous parle d’un restaurant, plus haut sur la route. J’ai dû mal comprendre les explications car nous nous trouvons dans un quartier résidentiel. Mais la chance est avec nous car nous tombons – serendipity – sur un petit bijou, le Diner 66. Et oui, nous avons encore retrouvé notre vieille amie, la Route 66 ! Ce «diner» nous plonge au milieu des années 50.

Le décor est charmant et la serveuse sympathique. La nourriture abondante – il n’y a qu’à voir le banana split taille unique servi à la table voisine, les 6 convives n’en finissent pas la moitié !

Nous sommes ravis de notre découverte… Hic, où est donc passé l’hôtel, il y a plusieurs Howard Johnson dans cette ville et le nôtre n’a pas l’air d’être sur le GPS ! Ouf, je me souviens du nom de la rue et nous rentrons au bercail !

Jour 13 Jeudi 31 mars 2016

De nouveau la cliente de l’hôtel en nuisette ! Bizarre ! Petit déjeuner copieux, beaucoup de jeunes, peut-être une école en voyage d’étude. Horreur, j’ai pris des «grits» à la viande, les confondant avec du porridge, saupoudré de cannelle, c’est immangeable !

Nous ne visiterons pas les lieux du tournage de «Breaking Ba», en dépit de la suggestion de Logan : il aurait fallu réserver plusieurs semaines à l’avance !

Aujourd’hui, nous partons pour Roswell, Nouveau Mexique, et il faudra une bonne matinée de route pour y arriver.

Nous suivons scrupuleusement les indications du GPS qui nous conduit sur une petite route isolée que nous sommes les seuls à emprunter En agrandissant la carte du GPS, nous voyons une belle route toute droite, presque parallèle à la nôtre, ce GPS est un peu taquin !

Quelques vaches, des daims, le désert est quand même sympa ! La température augmente, enfin ! Nous découvrons les pompes à pétrole, isolées ou groupées, dotées de réservoirs, au beau milieu des champs !

Nous voici à Roswell. Tristan préfère un pique-nique dans la voiture : il adore les «lunchables». Après le déjeuner, direction le Visitor’s Center On peut s’y faire photographier avec un extra-terrestre ! L’opulente employée nous conseille le musée des UFO et le Musée d’Art Moderne

Nous commençons par le International UFO Museum and Research Center. Il est extrêmement bien fait, bien sûr, il y a un certain côté folklorique, en particulier la soucoupe qui semble atterrir à intervalles réguliers dans un bruit de cocotte-minute, mais les témoignages sérieux exposés démontrent qu’il s’est réellement passé quelque chose à Roswell en 1947 et que le Gouvernement a tout fait pour étouffer et nier l’affaire. Quel est cet événement que le gouvernement voulait garder secret ? C’est bien là tout le mystère. Il faut rappeler que la zone était entourée de zones militaires, donc essais secrets ou vraiment arrivée de visiteurs d’ailleurs ? «La vérité est quelque part».

Il y a même une fiche indiquant comment faire un rapport en cas de repérage d’OVNIs, ça peut toujours s’avérer utile, qui sait ?

Nous arrivons sous la pluie – chouette, inutile de laver les traces de neige qui rendaient notre voiture peu présentable ! –Direction le Musée d’Art Moderne. Zut ! Il ferme à quatre heures, il est quatre heures. La responsable nous invite à le parcourir rapidement, mais il y a trop à voir, nous reviendrons demain. Elle nous conseille le Roswell Museum & Art Center qui lui, ferme à cinq heures. Nous trouvons très facilement le musée et profitons de ses collections surtout axées sur l’histoire de la ville, il y a même des armures de conquistadors ! L’histoire indienne est aussi bien représentée. Tristan adore la partie historique, il ne partirait pas du musée.

Il est temps d’aller prendre nos quartiers à l’Holiday Inn. Clin d’œil à la spécialité locale, un «alien» nous souhaite la bienvenue : c’est une céramique incrustée dans le sol de l’ascenseur !

Dîner italien dans un restaurant, le Portofino, pratiquement désert, bon et sans prétention.

Retour à l’hôtel, réservation pour demain soir à Abilene. Nous pouvons dormir tranquilles.

Jour 14 Vendredi 1er avril 2016

Il pleut encore plus qu’hier, la voiture sera vraiment rincée ! Nous nous rendons comme prévu au Anderson Museum of Contemporary Art. Monsieur Anderson est le mécène qui a créé le musée et qui semble y jouer encore une place très importante. Les salles sont vastes et lumineuses. Il y a un système d’ «Artistes en résidence» : pendant un an les artistes invités sont logés, rémunérés et bénéficient d’un atelier adapté, le Musée achète les œuvres qui lui plaisent…

Des fauteuils et des canapés sont prêts à accueillir les visiteurs. Les œuvres des artistes invités sont exposées dans le Musée, et le choix est très varié. Beaucoup d’art figuratif avec quelque chose en plus. Des sculptures monumentales rappelant plutôt de la céramique colorée, des sacs de golf revisités, des vêtements tricotés sur lequel des mots sont écrits en jacquard !

Presque tout nous plaît. Il est probable que certains de ces artistes laisseront leur trace dans l’histoire de l’art. Nous partons ensuite vers Abilene, Texas, sous la pluie. Nous observons le paysage, toujours désolé. Des troupeaux épars, plusieurs groupes de daims, et du pétrole. Des dizaines de pompes, des réservoirs, quelques camions venus récupérer le contenu des réservoirs.

Curieux, nous traversons Tokio ! A Roscoe, Texas, des centaines d’éoliennes s’alignent sur les hauteurs. Plus loin un train de marchandises transporte des pales, pour les mêmes éoliennes. Une pale couvre deux wagons ! Etonnant !

Nous voici arrivés à Abilene, Texas. Tous les hôtels sont complets, il doit bien y avoir une raison, mais oui, il y a une série de concerts de country music «Outlaws and Legends». Notre motel, Antilley Inn, est tenu par un indien qui collectionne la monnaie étrangère, il est un peu déçu que nous utilisions des euros !

Pour dîner, nous allons faire découvrir le buffet «Golden Corral» à Tristan. Il est stupéfait par l’abondance.et la variété des mets proposés, il se régale, qui aurait cru que Tristan pouvait manger autant ?

Jour 15 Samedi 2 avril 2016

Le paysage commence à changer, il y a toujours des pompes à pétrole, plus rares. Nous traversons des lieux plus habités, et les biches le paient cher. Nous voyons plusieurs corps le long de l’autoroute. Nous atteignons notre ville étape, Dallas, Texas, vers la fin de la matinée. Même si Tristan est encore trop jeune pour le comprendre, le lieu est chargé d’Histoire. Nous nous recueillons sur les lieux de l’assassinat du président JF Kennedy, en 1963.


La croix signale l’endroit fatidique

Le musée est cependant inaccessible : il y a des centaines de visiteurs, c’est vrai que c’est le weekend. Nous visitons le centre historique de Dallas et déjeunons sur le pouce au «Café Strada» puis nous reprenons la voiture pour nous rendre à l’arboretum dont on nous a recommandé la visite.

Tristan adore les fleurs, il y a des dizaines de variétés d’azalées de toutes les couleurs.

Et il est possible de gambader partout, même et surtout sur les magnifiques pelouses. D’ailleurs, nombreux sont les pique-niqueurs qui en profitent. L’arboretum est aussi un emplacement de choix pour les photos de mariage, et nous remarquons des sièges installés pour une cérémonie qui aura lieu après la fermeture des portes au public. Le jardin s’étend jusqu’à un lac. C’est vraiment un endroit parfait pour se reposer de l’agitation de Dallas et de sa circulation routière frénétique. Nous passons plus d’une heure à explorer le jardin, à en apprécier la décoration : des bancs sont «habité» par des statues grandeur nature de Mark Twain ou de Benjamin Franklin.

Une petite rivière chantonne au milieu du parc, il y a même des poissons, et une pataugeoire pour les tout petits. Rosiers, tulipes, gueules de loup foisonnent ! Nous aurions une carte d’abonné si nous habitions dans les environs !

Nous reprenons la route vers la Louisiane. En fait nous dormirons à Bossier City, près de Shreveport, Louisiana. Nous trouvons l’hôtel - la Quinta Inn -au beau milieu d’un lotissement ! Nous décidons d’aller dîner au Louisiana Boardwalk, pensant y trouver un assortiment de petites boutiques et de restaurants touristiques. En fait, on dirait bien qu’il n’y a que des casinos ! Nous nous garons dans le parking du premier, Sam’s Casino, et nous explorons le choix de restaurants proposés sur site. Sur l’insistance de Tristan, nous optons pour le International Buffet. Excellent choix, écrevisses de Louisiane et King Crab, je suis ravie, et Didier et Tristan aussi !

Nous rentrons à l’hôtel avec l’aide du GPS !

Avant de dormir je réserve l’hôtel pour la Nouvelle Orléans ainsi que le dîner à bord du Natchez, pour le lendemain.

Jour 16 Dimanche 3 avril 2016

Nous devons arriver à La Nouvelle-Orléans avant 18 heures pour notre dîner-croisière sur le Mississippi, à bord du Natchez. Il s’agit de bien fêter mon anniversaire. D’ailleurs j’ai signalé l’occasion au moment de la réservation. Seule étape prévue, la visite de Fort Jesup. Nous nous engageons sur de petites routes charmantes ombragées, dont les bords sont couverts de petites fleurs rouges. Impossible de s’arrêter pour les photographier, à chaque tentative d’arrêt une horde de chiens se précipite pour nous faire la fête ! Arrivée à Fort Jesup,, bien sûr, je n’avais pas lu les petites lignes, ce n’est ouvert qu’un jour par semaine – pas aujourd’hui, bien sûr – ou sur rendez-vous… A retenir pour le prochain voyage. Par ailleurs, il semble que la visite soit limitée à une maison abritant les quartiers des officiers.

Cependant la campagne traversée nous ayant très agréablement changé des paysages désertiques des jours précédents, nous ne sommes pas vraiment mécontents du détour. Nous cherchons le Walmart le plus proche qui est localisé à «False River», pourtant il y a vraiment une rivière…

Nous pique-niquons d’un poulet rôti à $2.50 sur le parking. Excellent, et d’une salade. Plus de place pour les fraises qui attendront la pause-goûter pour disparaître… Les routes de Louisiane sont de la véritable tôle ondulée !! Nous finissons par arriver à La Nouvelle-Orléans par le lac Pontchartrain.

Très impressionnant ! La circulation devient intense. Heureusement que le GPS est là pour nous guider. Nous arrivons à l’hôtel Best Western French Quarters vers 16h30. Nous sommes quasiment au centre ville et pouvons effectuer nos visites à pied ! Nous quittons l’hôtel – charmant – vers 17h pour visiter un peu et nous trouver à l’heure pour embarquer sur le Natchez.

L’architecture est superbe. Les «shotgun houses» , de petites maisons dont toutes les pièces sont en enfilade, sont toujours présentes et beaucoup ont été rénovées – les suites du cyclone Katrina, peut-être - et il y a beaucoup de monde dans les rues, majoritairement de jeunes adultes venus visiblement pour faire la fête.

Nous passons devant la cathédrale Saint Louis et admirons la statue équestre du général Jackson.

Bien sûr nous passons près du mondialement célèbre «Café du Monde Monde», connu pour son «café au lait» et nous achetons les pralines aux noix de pécan qui sont un des fleurons de la cuisine créole. Nous arrivons largement à l’avance pour l’embarquement, ce qui nous laisse le temps de regarder un train de marchandises qui n’en finit pas et d’écouter la musique jouée par le «Calliope», un système d’orgue à vapeur installé sur le pont supérieur du Vapeur. Nous échangeons notre bon de réservation contre un billet de passage et embarquons après la photo souvenir traditionnelle !

Nous sommes immédiatement dirigés vers la salle-à-manger car deux services sont prévus. Mangeant les premiers, nous pourrons bénéficier de l’intégralité de la croisière depuis le pont. Une salade est déjà disposée dans nos assiettes, nous commandons un apéritif, nous sommes à la viande lorsqu’il est servi… l’unique dessert est un bread pudding absolument délicieux.

Je suis déçue : personne n’est venu me chanter «Happy Birthday to You» ! Je fais part de ma déception au jeune homme chargé de l’accueil, il est tout contrit car effectivement mon anniversaire était bien inscrit dans ses documents.

Nous nous installons sur des chaises sur le pont, juste au-dessus de la roue du Natchez sise à la poupe, car c’est le départ de la croisière.

Le jeune homme arrive et vient nous proposer une boisson pour se faire pardonner, nous optons pour le traditionnel «Mint Julep» du Sud. Plus tard il nous retrouve et nous offre quelques cadeaux dont la recette du bread pudding et un badge à coudre sur un polo pour Tristan.

Nous avons la chance de pouvoir visiter la salle des machines du bateau avec les gros pistons qui actionnent la roue.Un excellent orchestre de Jazz traditionnel, les Dukes, anime la croisière, les auditeurs sont assis très sagement : Tristan se met à danser et nous dansons aussi, légèrement à l’écart sur le côté du bateau. Une dame me complimente sur la grâce de Tristan !

La nuit est tombée sur le Mississippi, les lumières de la ville et des bateaux sont féériques. Cette croisière est vraiment un temps fort de nos vacances !

Nous retraversons le Quartier Français pour rejoindre notre hôtel. Les restaurants et les bars sont très animés, la nuit sera agitée pour beaucoup ! Nous regagnons notre chambre. Bien qu’elle soit exactement agencée comme toutes les autres chambres d’hôtel dans lesquelles nous avons dormi, elle parait beaucoup plus élégante, les murs sont d’une chaude couleur chocolat qui est très agréable, et la baignoire traditionnelle est remplacée par une vaste douche à l’italienne très moderne.

Elle donne sur une coursive qui surplombe le jardin de la maison voisine, c’est très agréable car nous n’avons pas l’impression d’être au beau milieu d’une grande ville.

Jour 17 Lundi 4 avril 2016

Le lendemain nous traversons le charmant patio, une fontaine chantonne d’un côté, de l’autre une toute petite piscine – par les standards hôteliers courants ! Le petit déjeuner est servi dans une petite salle à manger, la vaisselle est en faïence, bien agréable et le meuble ancien qui décore l’un des murs est tout-à-fait particulier : c’est la tête de lit de Marie Laveau, une très célèbre prêtresse Vaudou du XIXème siècle.

Avant de quitter La Nouvelle Orléans, nous faisons un détour par le «Garden District», c’est là que se trouve encore un grand nombre de magnifiques maisons créoles qui ont résisté à Katrina. Quel dommage de ne pas pouvoir toutes les visiter !

Direction l’Alabama. Nous allons vers Mobile, Alabama, ancienne possession française. Tristan avait envie de visiter un bateau de guerre, et c’est justement là que l’USS Alabama , lancé en 1942, ce cuirassé qui a servi pendant la Deuxième Guerre Mondiale, et plus tard dans le Pacifique, est amarré.

Mais avant la visite il faut déjeuner ! Arrêt au Spanish Fort Water Front Restaurant. Nous sommes assis sur une terrasse de bois qui surplombe un bras de mer, et Tristan scrute les alentours avec ses jumelles. Ses investigations sont récompensées : voici un jeune alligator. Il y a aussi quelques oiseaux.

Le Memorial Park de l’USS Alabama est tout près. Le cuirassé est l’élément le plus important de ce «Memorial Park» qui comprend aussi le sous marin USS Drum qui, lancé en 1942, fut basé à Pearl Harbor et s’illustra dans les campagnes du Pacifique – Truk, iwo Jjima…

Les deux navires ne sont qu’une partie du «Park», s’y trouvent aussi exposés de très nombreux avions, des chars, des batteries de mitrailleuses… Un hangar protège les avions et les hélicoptères les plus précieux.


Pas facile de barrer un sous-marin !

Tristan et Didier grimpent dans les superstructures du bateau, et c’est un Didier couvert de sang que je retrouve ! Un passage de porte était plus bas qu’il ne le pensait et il s’est scalpé ! Du moins un lambeau de cuir chevelu a été soulevé de sa tête, impressionnant. Nous nettoyons le plus gros du sang et nous arrêtons dans les locaux de l’administration du Memorial pour signaler l’incident comme on nous l’a conseillé. Didier est soigné et repart avec un énorme sparadrap sur la tête ! Heureusement qu’il a sa casquette – merci Joyce – sinon on pourrait se demander de quel hôpital il s’est échappé ! Nous poursuivons notre route sur l’Interstate10 en direction de la Floride. Ce soir, nous ne savons pas où nous dormirons, nous voulons nous rapprocher de Jacksonville.

Il est déjà assez tard lorsque nous nous arrêtons pour acheter de quoi nous sustenter au WalMart du coin ! Nous sommes dans les environs de Destin et Alix nous trouve un Econo Lodge dans les environs.

Nous sommes aimablement accueillis mais la chambre n’a pas été faite, nous aurions pu finir la pizza des précédents occupants ! Heureusement, il y a d’autres chambres disponibles !

Jour 18 Mardi 5 avril 2016

Après le petit déjeuner, nous partons en direction de Jacksonville, peut-être arriverons-nous assez tôt pour embrasser Logan qui doit partir en fin de matinée ?

Petit problème d’horaires, je me suis trompée avec le décalage horaire, quand nous arrivons, Logan est parti depuis un bon moment !Nous devons retrouver Alix à Jacksonville University. Elle nous accueille dans le parc et nous guide jusqu’à l’emplacement correct pour se garer. La police du campus distribue généreusement les PV ! Nous découvrons son nouveau bureau, et avantage de sa récente promotion, elle bénéficie d’une magnifique fenêtre. Tristan. aimerait bien avoir sa marraine pour professeur et envisage de s’inscrire dans le futur !

Nous rencontrons à nouveau le Directeur d’Alix, le Commandant Tuohy, puis nous nous dirigeons vers le Brooklyn, la nouvelle résidence d’Alix en plein centre de Jacksonville. Nous trouvons très facilement et empruntons l’ascenseur et le long couloir pour découvrir le nouvel appartement au troisième étage. Il est très agréable et bénéficie d’une petite terrasse. La cuisine est très grande mais le salon est plus petit que dans son ancien appartement. Cessna et Piper sont là et accueille avec curiosité les nouveaux envahisseurs. Nous nous installons et nous reposons en attendant le retour d’Alix. C’est réconfortant de savoir que nous allons dormir au même endroit quatre nuits d’affilée !.

Quand Alix rentre de l’école nous allons à Fresh Market, le supermarché bio situé juste devant l’entrée de sa résidence. Faire les courses à pieds est devenu un luxe ! Nous profitons du calme du reste de la journée pour mettre de l’ordre dans les valises.

Jour 19 Mercredi 6 avril 2016

Alix travaille, nous avons «quartier libre» et avons choisi de découvrir le Museum of Southern History. L’entrée en est confidentielle, et ce n’est pas ouvert. Une autre voiture attend aussi l’ouverture. Nous marchons un peu dans la rue pour passer le temps et – enfin – le musée s’ouvre. Il y a une quantité d’objets dédiés à l’histoire de la guerre de Sécession, des maquettes de camp, des coupures de journaux, des drapeaux – dont l’un accompagna la dépouille de Lincoln lors de son rapatriement vers l’Ohio. Le guide-volontaire est un jeune vétéran. Tristan a la chance de pouvoir tenir une carabine d’époque, elle est plus grande que lui ! Le musée est extrêmement intéressant et le guide passionné. Bien que le musée soit tout petit, nous y passons plus d’une heure.

Pour finir la journée, nous avons prévu de conduire Tristan au Zoo. Le zoo est aussi connu pour ses jardins. Nous prenons les places à la machine automatique – peut-être pas une bonne idée après réflexion… En fait ce billet ne donne pas accès à toutes les expositions spécifiques, bien sûr, ce n’est pas dit, donc nous avons le choix, soit repayer, soit ne pas voir… Irritant !

Nous partons sur la gauche et explorons les petites allées qui partent de l’allée principales, des espèces de boucles desservant chacune une attraction particulière, les oiseaux, les papillons – coût supplémentaire – les tigres…

Deux choses plaisent tout particulièrement à Tristan : les girafes et les animaux sculptés grandeur nature dans le jardin !

L’enclos des girafes est gigantesque. Pour les voir plus commodément, une terrasse a été aménagée, qui place le visiteur à la hauteur de la tête de l’animal. Le zoo vend des herbes dont les girafes sont friandes, et les enfants se succèdent pour nourrir les girafes qui dégustent nonchalamment les friandises proposées. Elles sont vraiment magnifiques.

Nous avons eu le temps de déjeuner au snack du zoo, il semble que le ketchup soit devenu une denrée extrêmement rare ! Sur le mur, des paniers tressés indiens qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à nos paniers caraïbes ! Intéressant !

Nous retrouvons Alix qui a réservé dans un restaurant japonais le Teppanyaki. Les convives sont assis à une table en U pour 8 personnes, nous partageons donc notre table avec une autre famille avec laquelle Alix échange des considérations sur les différents restaurants de Jacksonville. Le chef cuisine les différents éléments du repas devant nous sur la plaque métallique, seul le riz est déjà cuit et il se bornera à le faire revenir avec les légumes et les viandes qu’il aura découpés de main de maître devant nous. C’est un vrai spectacle, et le repas est délicieux. C’est tellement copieux que les restes nous nourrirons demain. C’est (encore !) mon anniversaire, j’ai droit à un dessert spécial avec une bougie ! C’est charmant.

Jour 20 Jeudi 7 avril 2016

Aujourd’hui, nous sommes en mission : mission vitamines, mission Pandora, mission robe !

Première escale, Vitamin Shoppe, où il s’agit de faire le plein de compléments alimentaires variés. Difficile de faire son choix. Ensuite mission Pandora. Guillaume nous a chargés de l’achat d’un «charm» à ajouter au bracelet Pandora de Maguelonne. Il a déjà sélectionné deux d’entre eux qui lui plaisent beaucoup. A nous de choisir celui qui sera le plus joli. Nous choisissons le modèle avec des cœurs et des pierres turquoise. Vraiment très joli. Et Alix et Logan en profitent pour faire nettoyer mon bracelet et y ajouter un «charm» supplémentaire. Je suis ravie !

Dernière mission pour la journée, la plus difficile : trouver une robe pour Gabrielle pour la soirée Rock. Indispensable car les jolies robes convenant pour son âge à la Martinique sont tellement rares que toutes ses amies ont les mêmes. Après avoir écumé presque tous les magasins du «Town Center», ce nouveau quartier uniquement composé de boutiques et services de toutes sortes, nous finissons par trouver notre bonheur chez Dillard’s. C’est une très jolie robe blanche qui n’aura pas sa pareille lors de la soirée. Espérons que nous avons sélectionné la bonne taille !

J’ai de la chance, la famille m’accorde une petite demi-heure dans l’un de mes magasins préférés – Jo-Ann Fabrics & Crafts – je peux y acheter un peu de tissu et quelques fournitures !

Misions accomplies, nous rentrons à la maison nous reposer un peu car nous sortons ce soir.Du coup Tristan se met sur son 31

Alix et Logan ont réservé à Terra Gaucha, c’est un restaurant brésilien spécialisé dans les viandes de toutes sortes. Coup de chance, Mike et Megan, un couple d’amis passe la soirée dans un bar restaurant tout proche, nous faisons leur connais-sance sur le parking. Alix et Logan sont invités à leur mariage dans quelques semaines !

Il est très vaste, sur la gauche une immense cave vitrée entière-ment ouverte sur la salle de restaurant.Au fond de la salle, un immense buffet. Les mets proposés au buffet sont très variés et de grande qualité, saumon fumé, asperges et crevettes côtoient tous les plats proposés habituellement. il n’y a pas que du froid, les accompagnements chauds sont prévus, frites, purée, pâtes…Tout est appétissant et abondant. Les plats principaux sont découpés directement à la table des convives. Une carte posée près de chaque assiette signale si le convive veut d’autre viande ou pas, il suffit de la retourner selon son appétit. Les serveurs arrivent et proposent filet de bœuf, ou côte d’agneau, ou gigot, rôti de porc… Bref, tout ce qu’il est possible de griller à la flamme, c’est délicieux et toujours cuit à point, puisqu’on peut demander bleu ou à point !

Ce dîner est vraiment une expérience ! C’est encore une fois mon anniversaire !!! Je choisis le dessert, une crème à la papaye très bonne, le patron se déplace et me donne une enveloppe qui contient un bon de réduction pour un déjeuner dans le restaurant, c’est vraiment un cadeau très sympa ! Un moment familial parfait !

Jour 21 Vendredi 8 avril 2016

Dernière journée pour faire des courses avant le départ. Et puis il nous faut profiter de Logan qui repart dans l’après midi. Nous irons le déposer à l’aéroport.

Notre première étape sera pour notre vieil ami WalMart. Nous y achetons divers cadeaux pour les enfants et pour Snowbell et Bugsy. Ils vont enfin avoir un tapis spécial pour y déposer leurs nouvelles gamelles ! Avec un peu de chance il n’y aura plus de croquettes dans toute la cuisine…

Étape suivante, Target où nous achetons une clé USB pour Jean et HGTV magazine pour moi ! Dernière étape ce matin, Lowe’s où nous avons décidé d’acheter des plants de fraisier pour porter à Marie-Laure, la collègue et amie d’Alix, qui nous a invités ce soir !

Après un rapide lunch nous repartons pour nos courses de dernière minute. Cette fois-ci, nous voici à Ross, cet immense magasin contient presque tout ce que l’on veut pour la maison ou pour s’habiller. Nous tombons en arrêt devant le cabas parfait pour aller à la plage. Nous sommes certains que Maguelonne en fera bon usage. Dernier arrêt, Michael’s, magasin spécialisé dans les loisirs créatifs, la décoration et les tissus. Didier et Tristan se sont prêtés de bonne grâce à ces courses car ces magasins ont de quoi intéresser tout le monde !

Nous nous rendons chez Marie-Laure après avoir récupéré les fraisiers. Elle et son mari Shane ont vendu leur charmante maison ancienne proche du centre ville pour en acheter une plus excentrée mais beaucoup plus grande. Celle-ci est effectivement très vaste, avec un grand patio et une petite piscine. Elle est au bord de la rivière et Shane a pu y amarrer son bateau. Le jardin et les environs sont assez grands et sécurisés pour que leurs trois fils puissent jouer sans crainte. Tristan et les trois garçons, Jack – qui a à peu près l’âge de Tristan-, Matthew et Sam, jouent tout de suite ensemble. Et Tristan découvre ce dont il rêve depuis longtemps, une cabane dans l’un des arbres du jardin. En fait, c’est juste une espèce de plateforme juchée à la base des branches principales, pour y grimper, des clous dans le tronc ! Les enfants sont ravis ! Lucy, le jeune chien, leur tourne autour. Marie-Laure est ravie des fraisiers et c’est l’occasion pour Shane d’apprendre l’expression «ramener sa fraise» ! Les adultes ont le plaisir de déguster la pêche de Shane, amateur de pêche au large. C’est très bon et nous passons une soirée agréable. Nous rentrons assez tôt, car le départ de notre avion sera très matinal.

Jour 22 Samedi 9 avril 2016

C’est le grand retour : adieux à la petite famille et aux deux chats, et direction l’aéroport. C’est tout près mais il faut rendre la voiture de location avec 7136 km de plus au compteur et il semble que les loueurs prennent un malin plaisir à rendre les choses difficiles aux passagers stressés : il faut d’abord repérer l’entrée de parking adéquate puis notre propre loueur, Dollar ! Bien sûr il faut trimballer les bagages jusqu’à la banque d’enregistrement ! Nous louons un chariot grâce à notre carte de crédit ce qui rend le transport des bagages plus facile et nous finissons par arriver à American Airlines. Horreur : nous sommes contraints d’utiliser la borne d’enregistrement automatique, puis nous confions nos valises et notre grand sac à l’hôtesse, nous n’avons plus que la petite valise de cabine de Tristan et nous nous rendons vers l’embarquement, passage obligé à la fouille toujours simplifiée grâce à notre tampon «TSA Pre-checked» et nous voici prêts pour la première partie de notre retour, direction Miami !

Nous arrivons bien sûr très tôt à Miami, nous avons donc le temps de manger à l’aéroport avant d’embarquer vers onze heures pour Fort-de-France.

Maguelonne et Guillaume sont venus accompagnés d’Edgar pour nous accueillir et surtout récupérer leur fils qui commence à leur manquer. La joie d’Edgar fait plaisir à voir.

Ecrit par : Invité
Survol du Grand Canyon en hélicoptère